dimanche 7 juillet 2019

L’Aude ou la découverte du Pays Cathare, entre Carcassonne et Saint-Hilaire




Aude Pays Cathare
Carcassonne et Saint-Hilaire

Entre vieilles pierres et surprises campagnardes
(ou la vie joyeuse des moines)


Lorsqu’on va dans le département de l’Aude, facilement accessible pour nous québécois, c’est avant tout pour visiter sa ville emblématique, Carcassonne et je n’ai pas fait exception. Réputée pour ses châteaux ayant servi de refuges à plusieurs cathares jugés hérétiques par l’Église catholique au Moyen-Âge, la région est riche en monuments historiques et en légendes anciennes. En plus de visiter l’illustre cité, j’ai eu la chance, l’an dernier, de m’évader à quelques bornes de son chef-lieu. Si vous songez à un séjour là-bas, quelques pistes pour vous dans cet article.

Située à moins de cent kilomètres de Toulouse, laquelle est accessible par vol direct depuis Montréal avec Air Transat, on peut facilement se rendre à Carcassonne en train, en bus ou en voiture.





Carcassonne, la cité médiévale

Je confesse avoir un faible pour l'époque médiévale et les villes qui protègent cet héritage (je crois que vous avez pu le remarquer tout au long de mon parcours en France). Pas pour sa rigidité religieuse mais pour ses histoires de chevaliers, son aura de mystères et son architecture, sévère certes, mais toujours impressionnante. Carcassonne et sa cité fortifiée n'a pas échappé à la règle. Avouons-le immédiatement, lorsqu’on vient à Carcassonne, c’est avant tout pour cette cité médiévale que l’on aperçoit au loin, fièrement installée sur son promontoire. Avec raison d’ailleurs puisque malgré son tourisme de masse, elle est superbement conservée. Avec ses remparts, ses grandes tours et ses ponts-levis, on est complètement plongé 1000 ans en arrière.

Oui, la cité est très (très) fréquentée! Le meilleur conseil est d’arriver dès l’ouverture du château (10h en été, 9h30 le reste de l’année) pour mieux profiter de la visite puisqu’à partir de midi, la foule devient plus compacte et la visite un peu moins agréable. Sachez-le pour ne pas avoir à jouer du coude sur les remparts!





Évidemment, votre visite doit passer par le Château Comtal, pièce maîtresse des lieux. Des visites guidées sont offertes et fréquentes. Du château, vous pourrez aussi accéder aux remparts pour admirer la région qui s’étend au loin. Mais vous seriez fous de rater la basilique Saint Nazaire et ses vitraux que j’ai trouvés magnifiques. La balade dans les rues de la cité est aussi une expérience en soi. Si vous me lisez du Québec, vous connaissez probablement les fêtes de la Nouvelle-France qui ont lieu chaque été dans le Vieux-Québec. Et bien, la vie dans la cité, c’est exactement ça toute l’année! Gens en costumes d’époque, boutiques pour touristes, terrasses au soleil (aux prix plutôt élevés, toutefois), je n’ai pourtant pas voulu bouder mon plaisir et j’ai embarqué allègrement dans cette ambiance surprenante et cocasse à la fois et, ma foi, j’ai bien aimé mes quelques heures sur place!





Vous remarquerez probablement sur certaines photos les lignes ou les cercles jaunes collés aux parois de pierres. C’est que l’été dernier, lors de mon passage, la cité accueillait sur ses murs cette œuvre bien moderne de l’artiste Felice Varini que nos cousins français ont aimé ou détesté mais qui n’a laissé personne indifférent!


Carcassonne, la ville

Mais Carcassonne, ce n’est pas qu’un seul site. Lorsqu’on franchit ses fortifications pour entrer de plein pied dans l’agglomération urbaine, on y découvre ses vies de quartiers sur ses petites places publiques, des monuments fort intéressants et de belles balades dans ses espaces verts.




Tout le long du fleuve l’Aude, de chaque côté de ce qu’on appelle l’Île (un grand parc fleuri et arboré), des endroits méritent un arrêt. J’ai d’abord traversé le pont Vieux, premier pont en pierre sur l’Aude ayant survécu à toutes ses crues pour m’intéresser à la Manufacture Royale, ancien haut-lieu de prospérité à l’époque où le développement de la ville passait par l’industrie du drap. Pas très loin, il y a aussi l’église Saint-Gimer, inscrite au patrimoine mondiale de l’Unesco, qui a piqué ma curiosité et l’ancien bâtiment des moteurs des fontaines de la Cité dont on peut deviner la fonction par son nom!





Sur l’autre rive, au cœur de ce qu’on appelle la Bastide, j’ai laissé mes pas me porter dans les rues de la ville pour me mener à la cathédrale Saint-Michel (devenue cathédrale sur le tard), toute simple mais ayant subie bien des modifications au cours des siècles et incorporée aux nouvelles fortifications du XIVe. J’ai aussi profité de pauses au Square Gambetta (belle grande place fleurie faisant face au musée des Beaux-Arts) pourvue d’un endroit pour se rafraîchir et à la place Carnot, endroit animé par ses nombreuses terrasses de cafés et son marché public. Le secteur de la gare est aussi sympathique avec le Canal du Midi qui le traverse. J’ai d’ailleurs une adresse à vous y recommander, où je suis débarquée tard à mon arrivée ici et qui fut parfaite dans les circonstances (voir à la fin de l’article).







Saint-Hilaire, terre de légendes et de… mousseux!

Pour cette dernière journée dans l’Aude, je n’ai eu aucun contrôle sur mon programme. C’est que Mathylde du blogue Mordue de voyages m’avait donné rendez-vous à quelques pas de chez-elle en me proposant de m’amener visiter la commune médiévale de Saint-Hilaire, à une vingtaine de kilomètres de là. Et comme elle m’avait avertie qu’une petite surprise s’y trouvait, j’ai bien sagement suivi ses consignes et je ne suis pas allée fouiner sur le net pour me préserver de toutes connaissances sur le sujet. Et j’ai été ravie de tout découvrir avec un regard absolument vierge! Le village est une très chouette destination estivale pour s’éloigner de la chaleur urbaine.


Photo: Mathylde de Mordue de Voyages 

Saint-Hilaire, nommé en l’honneur du premier évêque de Carcassonne, est reconnu pour son abbaye bénédictine vieille de 1000 ans aux innombrables particularités. Vous vous souvenez de la légende du martyr Saint-Sernin, traîné par un taureau à Toulouse (vous cliquez sur le lien si votre mémoire est défaillante parce qu’on ne voudrait pas ralentir ceux qui suivent, n’est-ce pas)??!! ;)  Et bien, en premier lieu, c’est ici même que l’on retrouve son sarcophage sculpté des grands moments de sa vie.





Il ne faut surtout pas manquer non plus le logis abbatial du monastère, soit l’appartement privé de l’abbé des lieux, pour son… plafond! Oui, oui, son plafond, remarquable en tout point et peint de multiples images différentes les unes des autres. À lui seul, ce magnifique plafond ouvragé vaut le déplacement, je vous le garantis! Nous étions littéralement époustouflées par ce travail d’autrefois si méticuleux et celui, plus récent, de restauration. Motifs floraux, animaliers ou représentations humaines, vous pourriez même y distinguer quelques scènes osées! Qui a dit que les moines moyenâgeux ne s’amusaient pas??!!






Mais la principale surprise qui m’attendait à Saint-Hilaire me fut rapidement dévoilée après avoir franchi la porte de l’abbaye. C’est ici, pour mon plus grand étonnement, dans les caves du bâtiment au XVIe siècle, qu’un moine aurait réussi la transformation du vin dit tranquille en vin effervescent bien avant Don Perignon. La blanquette de Limoux était née et allait apporter ses lettres de noblesse à toute la région. Si le terme champagne n’était pas exclusif à une autre région de la France, on pourrait dire que c’est ici que fut créé le premier champagne au monde. En fait, on peut donc dire que le village est le berceau du tout premier vin mousseux. Qui ose encore dire que les moines menaient une vie austère??!! Après la visite de l’abbaye, laissez donc vos pas vous porter de l’autre côté du petit pont, à la maison des vignerons Anne de Joyeuse, pour goûter ce petit miracle et faire quelques réserves. Avec un nom pareil, la surprise ne peut qu’être heureuse!






Bonnes adresses où manger à Carcassonne

Restaurant L’Escalier (23 boulevard Omer Sarraut) : Le restaurant dont je vous parlais face à la gare. Un décor et un menu disons éclectiques mais un accueil chaleureux, de bonnes pâtes et des prix raisonnables.

Je n’ai pas testé beaucoup d’adresses gourmandes à Carcassonne mais je vous en livre ici quelques-unes que vous recommande Mathylde qui y habite depuis longtemps déjà et qui m’ont interpellée!

Jardin en Ville (5 rue des Framboisiers) : Un superbe décor, un menu viandes ou poissons et une boutique originale.

Le Bis-Troquet (22 rue Chartran) : Un bar à tartines, ça nous parle!

Auberge des Lices (3 rue Raymond Roger) : Le meilleur cassoulet en ville, un menu végétarien et une localisation au cœur de la Cité.





Où dormir à Carcassonne

Une location Airbnb ici où j’ai résidé, située près de la gare avec une jolie terrasse donnant sur les montagnes et très abordable. Stationnement réservé, calme, pouvant accueillir jusqu’à 4 voyageurs.

En utilisant ce lien Airbnb vous aurez droit à un rabais pour une première réservation (et j’obtiendrai aussi un rabais pour un prochain voyage). Et je vous remercie si vous l’utilisez.

L’Auberge de jeunesse de Carcassonne (8 rue Raymond Roger) : À partir de 18€, petit-déjeuner compris, pour une chambre partagée. Également, chambres privées disponibles. Située directement dans la Cité.

Les deux hébergements suivants m’ont aussi été recommandés par Mathylde (merci Mathylde pour ton aide précieuse et la découverte de Saint-Hilaire)!

Le Jardin du Palais (59 rue d’Alsace) : Chambres d’hôte très classe qui incluent le petit-déjeuner.

Carcassonne Townhouse (4 rue Bellevue) : Chambres d’hôtes stylées et reposantes, excellent emplacement, stationnement gratuit, petits-déjeuners fournis et prêt de vélos.

En utilisant ce lien Booking.com vous aurez droit à un rabais pour votre réservation (et j’obtiendrai aussi le même rabais pour un prochain voyage). Et je vous remercie si vous l’utilisez.



Après Carcassonne et Saint-Hilaire, deux choix s’offrent à vous. Direction Toulouse ou Narbonne ??!!



VOUS AIMEZ? ÉPINGLEZ-MOI!

dimanche 30 juin 2019

Châteauneuf-du-Pape pour les nuls




Vaucluse
Châteauneuf-du-Pape


Comme pour bien d’autres endroits lors de mon voyage en France, c’est le hasard qui m’a menée à Châteauneuf-du-Pape, le hasard d’une rencontre. Je n’avais pas prévu m’y rendre au départ. Non pas par manque d’intérêt pour la ville mais seulement parce que j’estimais que je manquerais peut-être de temps, parce qu’il faut toujours faire des choix en voyage. Mais lorsque Martine du blog Mart’in Trip est venue me rejoindre à Avignon et m’a proposé de l’accompagner dans un petit circuit offert à l’office de tourisme, je n’ai pas tergiversé bien longtemps. Et c’était parti pour une journée à la découverte de la plus célèbre appellation du pays!


Cet article participe au rendez-vous interblogueurs En France Aussi. Ce rendez-vous mensuel, créé par Sylvie du blog Le Coin des Voyageurs, invite les blogueurs à faire découvrir chaque premier jour du mois les richesses du patrimoine de la France selon un thème donné. Ce mois-ci, le thème « les 7 péchés capitaux » a été choisi par Eimelle du blog Les carnets d’Eimelle. Bon, évidemment, vous vous dites que j’ai choisi le péché le plus facile à raconter, la gourmandise, mais une si belle région, foisonnante de délices et de plaisirs pour les yeux peut facilement entrer dans la catégorie «envie», non? Et puis, je suis persuadée qu’au départ, on a sûrement voulu incorporer l’ivresse parmi les péchés capitaux mais qu’on s’est sans doute révisé en se disant que ça ferait beaucoup trop d’âmes en enfer! ;)

Rendez-vous au bas de cette page pour savoir comment participer au concours (parce que oui, en plus, il y a un prix à gagner ce mois-ci)!





Châteauneuf-du-Pape représente bien souvent le chic et le savoir-faire du milieu oenologique. Elle peut même en intimider certains, moins férus de grands vins ou qui craindraient de s’y rendre par peur de paraître ignorants. Mais je vous le dis, ne vous limitez pas à vos craintes. La ville est accueillante et invitante, pas prétentieuse pour deux sous et immensément intéressante si vous aimez bien les plaisirs de la table. Quelques pistes dans cet article pour bien profiter d’une journée dans la ville.



«La ville est accueillante et invitante, pas prétentieuse pour deux sous et immensément intéressante si vous aimez bien les plaisirs de la table.»


Le meilleur conseil pour s’y retrouver, c’est sans doute de prendre part à un tour guidé. Je vous le promets, vous apprendrez beaucoup sur la culture, l’histoire, la production et la dégustation du vin en France de cette façon et reviendrez plus savants et assumés. Martine et moi avons participé à la visite d’une demi-journée de Châteauneuf-du-Pape au départ de l’office de tourisme d’Avignon avec la compagnie Avignon Prestige Tour et je vous la recommande. Notre guide, Benoît, était excellent et professionnel et maîtrisait parfaitement son sujet. Et surtout, jamais je n’ai senti de pression pour me faire acheter quoi que ce soit.

Prix pour une demi-journée au départ d’Avignon (incluant le transport, les visites, explications et dégustations) : 60€



Petite histoire de Châteauneuf-du-Pape


Située dans le département de Vaucluse, en Provence, la ville de Châteauneuf-du-Pape, fondée vers 77 après J-C, s’est véritablement développée au Moyen-Âge lorsqu’Avignon est devenue résidence des Papes. C’est alors que son terroir vinicole fut officiellement reconnu pour le plaisir, d’abord, de la papauté. Je sens d'ailleurs une pointe d'orgueil là-dessous (et hop, un autre péché capital)! Puis, au XVIIIe siècle, le marché se démocratise et s’exporte. Les « vieux vins », comme on les appelle alors, se retrouvent de plus en plus souvent sur les tables européennes. En 1893, on commence à y planter les premiers des treize cépages renommés de la région et c’est à la même époque qu’un syndicat de propriétaires voit le jour pour assurer la qualité du vin. Le nom de la commune passera de Châteauneuf, à Châteauneuf-Calcernier puis à Châteauneuf-du-Pape et son succès est définitivement établi.

L'ancien château des Papes


Tout sur le vin à Châteauneuf-du-Pape


Une bonne façon de débuter une visite à Châteauneuf-du-Pape, c’est de passer d’abord au Musée du vin Brotte. Ici, on apprend tout, tout, tout sur les secrets des vignerons de la région, l’élaboration des grands crus ou les spécificités des vins de la Vallée du Rhône. On y présente également les outils servant au métier dont certains, rares, datent du XIVe siècle. Mais aussi, on y découvre la technique de dégustation. D’ailleurs, la Maison Brotte étant une entreprise familiale reconnue et pionnière du monde viticole depuis 1931, la visite est suivie d’une dégustation de certains de leurs vins de manière pédagogique. La façon parfaite de joindre l’utile à l’agréable et, qui plus est, n’est-ce pas là la raison principale qui nous fait venir à Châteauneuf-du-Pape, pouvoir déguster ses vins??!!

Prix de la visite (si on s’y rend par ses propres moyens) : 6€ incluant 3 dégustations.





Dégustations de vins à Châteauneuf-du-Pape


Une visite que je qualifierais d’incontournable à Châteauneuf-du-Pape, c’est celle de la Cave du verger des Papes. Ici aussi, la visite est très instructive en plus d’être gourmande. Déjà, en arrivant, on découvre la beauté de la campagne environnante. Puis, on descend à la cave installée dans un lieu historique aux conditions naturelles idéales pour la conservation de ses grands crus et où se trouvent deux anciennes cuves d’origine gallo-romaine. J’y ai vraiment beaucoup appris sur le vin, il y est délicieux et présenté dans un cadre sympathique et authentique.

Différentes formules dégustations allant de 5€ à 28€ (la formule comprise dans le tour guidé a une valeur de 12€). On y trouve également un restaurant.





Saviez-vous que ?

Que les grands crus de Châteauneuf-du-Pape atteignent leur pleine saveur après 5 ans d’âge ?

Que la cuvée de 2015 est gage d’excellence ?

Que ces vins peuvent être conservés pendant 50 ans et, parfois, jusqu’à 150 ans ?

Que les plus importants cépages de la région sont le Grenache et le Syrah ?

Que le plus vieux vignoble du coin en est à sa quinzième génération et que le plus jeune a tout de même 10 générations derrière lui ?

Que le fameux mistral qui souffle jusqu’ici ses hivers pluvieux et ses étés chauds ainsi que la pierre mise aux champs contribue à la qualité des terroirs de la région en gardant les vignes bien humides ?




Autres adresses à Châteauneuf-du-Pape


Je veux terminer ce petit article en vous recommandant deux autres caves où s’arrêter le temps de quelques dégustations, que j’ai découvertes pendant ce tour guidé, situées au centre de la ville et qui complèteront à merveille une visite des vignobles de Châteauneuf-du-Pape.

Le Domaine Durieu, vignoble familial qui a créé son premier millésime en 1976.



Le Domaine de la Roncière (Canto et Fils SCEA) qui reçoit dans une belle salle lumineuse, à quelques pas de l’office de tourisme (dernier arrêt obligatoire si vous êtes venus ici par vous-mêmes, que vous ne pouvez plus conduire et qui vous trouvera un endroit où passer la nuit)!



Vous êtes maintenant fins prêts et possédez tous les atouts nécessaires pour partir explorer Châteauneuf-du-Pape, ses vignobles et ses caves prestigieuses tout en ayant l’air de vous y connaître un minimum! Partez assouvir vos désirs de gourmandise (ou d’envie) parce que finalement, les plaisirs de la table, quels qu’ils soient, nous rassemblent tous autour des mêmes péchés!

Un merci spécial à Martine sans qui je n'aurais rien vu de Châteauneuf-du-Pape si elle ne s'était pas déplacée jusqu'à moi et qui a rendu ce séjour bien agréable! 

Parce qu'il faut bien finir cet article avec les vins de Châteauneuf-du-Pape!



Ce mois-ci, le collectif En France Aussi en collaboration avec les Éditions Gallimard vous offre la chance de gagner le Géoguide Les plus beaux week-ends plein sud. Pour ce faire, vous n’avez qu’à commenter cet article ci-dessous et à indiquer dans les commentaires de la page Facebook du rendez-vous, sous la publication dédiée, lequel des articles vous avez commenté. En plus, sur cette même page Facebook, vous pourrez aussi découvrir tous les articles du mois de mes collègues (et ils sont vraiment tous sympas)! Le règlement complet se trouve ici! Bonne chance!




Pour lire tous les articles des collègues sur le même thème, suivez ce lien. (lien à venir)


Pour compléter votre séjour dans la région, pensez à vous rendre à Aix-en-Provence, à Nîmes, à Arles ou dans le Luberon en cliquant sur les liens!


VOUS AIMEZ? ÉPINGLEZ-MOI!


vendredi 7 juin 2019

Les routes de Baie Saint-Paul




Charlevoix
Les routes de Baie Saint-Paul


Baie Saint-Paul, dans la belle région de Charlevoix, est une ville située entre fleuve et montagnes où se rencontre une multitude de routes toutes plus diversifiées les unes que les autres et qui plairont à tous, que vous soyez plus aventuriers ou plus mondains! Entre nature et culture, petit ou gros budget, frugal ou gastronome, on y trouve de tout, dans un décor enchanteur. Pour les lecteurs français qui ne la connaissent pas, je la comparerais à Aix-en-Provence par sa taille, son ambiance et l’attirance qu’elle provoque chez les voyageurs. J’étais déjà passé par Baie Saint-Paul mais je n’y étais jamais restée plus longtemps que quelques heures et, il y a quelques semaines, j’ai emprunté ces nombreuses routes lors d’un long week-end que je vous présente ici.




La route culture

Baie Saint-Paul est une ville d’art. En témoigne son musée d’art contemporain renommé qui trône en plein centre-ville, ses nombreuses galeries d’art parsemées un peu partout mais aussi l’art urbain qui s’affiche au détour de ses rues. Ce n’est pas pour rien que nombre de nos artistes ont choisi la région pour s’inspirer. S’il y a bien un endroit de la province où les amateurs de beaux-arts sont comblés, c’est ici!

L'art s'affiche dans les rues de Baie Saint-Paul



Mais Baie Saint-Paul, en matière de culture, c’est aussi une ville d’Histoire. On peut d’ailleurs suivre son circuit historique qui rend hommage à ses pionniers. Colonisée dès le XVIIe siècle, elle fut l’hôte, comme bien d’autres endroits du Québec, de quelques congrégations religieuses vouées à l’éducation ou à la santé des habitants. Et c’est ici que je veux vous parler d’un formidable endroit qui constituera à coup sûr le meilleur bon plan de votre séjour et j’ai nommé, l’Auberge des Balcons!



L’Auberge des Balcons est d’abord une auberge de jeunesse offrant toutes les commodités nécessaires (cuisine, chambres en dortoir ou privées simples, doubles et triples, salles de bain complètes et bien située) et surtout, à des prix imbattables. C’est ce qui m’a d’ailleurs convaincue d’aller voir de plus près (moins de $35 la nuit, taxes incluses, en chambre privée, je ne pouvais refuser plus belle offre). Installée dans l’ancien couvent des Petites Franciscaines de Marie, parfaitement conservé, on y trouve également une salle commune accueillant des spectacles sur sa scène, un café fort sympathique et ludique (dont je vous reparle plus loin), de grands balcons pour se détendre avec vue sur le fleuve et le musée des Petites Franciscaines de Marie retraçant leur parcours à travers les siècles (puisqu’elles y ont tenu école, orphelinat, hôpital, boulangerie et jardins) et dont la visite se termine dans leur magnifique chapelle blanche et dorée.





La route nature

La région de Charlevoix est traversée par deux routes «nature» qui valent toutes deux le déplacement tant leur beauté est remarquable. D’abord la route du fleuve que l’on aperçoit dès notre arrivée sur le territoire et dont la seule image a pour effet de provoquer un apaisement instantané! Pour admirer au plus près notre majestueux Saint-Laurent, vous pouvez vous rendre au Quai de Baie Saint-Paul et longer la dune ou vous balader dans les sentiers du boisé de Baie Saint-Paul (juste derrière l’auberge, après avoir croisé le cimetière des Petites Franciscaines) pour atteindre la rive et observer au passage les envolées des grandes oies blanches.





Puis, il y a aussi la route des montagnes qui vous mène directement au Parc National des Grands-Jardins (exploité par la SÉPAQ). Ici, le sentier vedette, c’est celui du Mont du Lac des Cygnes qui culmine à 980 mètres pour offrir une incroyable vue sur la chaîne des Laurentides (qui, à mon grand étonnement et selon Wikipédia, serait la plus vieille chaîne de montagnes du monde) mais surtout, sur le cratère de Charlevoix que l’on devine entre les vallées, descendant jusqu’au fleuve et issu d’un ancien météorite qui s’y était écrasé. Lors de mon passage, il restait encore de la neige au sol, bien compacte et glacée, ce qui n’a pas facilité la randonnée mais l’été qui pointe le bout de son nez (difficilement^^) devrait la rendre plus agréable et accessible. Pour les moins hardis, on y trouve tout un réseau de sentiers bien balisés et plus faciles qui atteignent aussi de beaux points de vue.







La route des saveurs

Charlevoix regorge de petits producteurs locaux et d’adresses gourmandes. La région a d’ailleurs élaboré sa route des saveurs. Ici, les foodies sont rois. Lorsque l’emblème de ce coin de pays est un illustre fromage, le Migneron de Charlevoix, ça dit tout! Au cours d’une seule fin de semaine, j’y ai déniché une bonne dizaine d’excellentes adresses et je tiens à partager mes coups de coeur avec vous. Ne me remerciez surtout pas pour ce dévouement, tout le plaisir était pour moi!



Outre le fameux Migneron, il existe un large choix de fromages par ici (et pas seulement le cheddar en grains ^^). À la Laiterie de Charlevoix, on en découvre plusieurs dont l’Origine de Charlevoix qui rappelle le Reblochon (un délice) ou le Fleurmier à pâte molle et croûte fleurie. Cette fromagerie, tenue depuis 4 générations, a même réintroduit la vache canadienne dans ses pâturages pour s’assurer d’une agriculture authentique.

1167 boulevard Mgr de Laval, Baie Saint-Paul



Le canard de Charlevoix élevé en liberté est aussi réputé. C’est à La Ferme Basque de Charlevoix dans le village voisin de Saint-Urbain (sur la route pour le parc) que je suis partie à sa rencontre. Un savoir-faire artisanal, un foie gras exquis et le souvenir d’un cassoulet toulousain furent les moments forts de cette visite.

813 rue Saint-Édouard, Saint-Urbain



S’il y a bien un élément de base en cuisine, c’est le pain mais il est souvent difficile (du moins, en région) de trouver du vrai bon pain. À la boulangerie À Chacun son Pain, j’ai trouvé mon bonheur. Une grande variété de pains artisanaux y sont offerts mais aussi viennoiseries, soupes et sandwiches aux saveurs originales, parfait pour vous accompagner en randonnée.

1006 Boulevard Mgr de Laval, Baie Saint-Paul




Passer un séjour à Baie Saint-Paul sans café représente sûrement un défi pour plusieurs d’entre vous. Ça tombe bien, j’y ai testé deux cafés fort sympathiques. D’abord le Mousse Café, coopérative de solidarité et lieu familial où l'on retrouve également une boutique et ayant pour mission d’offrir des produits de la région et un espace ludique et créatif. Attenant à l’auberge et situé lui aussi dans la Maison Mère de la congrégation, c’est l’emplacement idéal pour les déjeuners. 

63 rue Ambroise-Fafard, Baie Saint-Paul




Je me suis aussi arrêtée au Café Arômes et Saveurs, en plein centre, où de vrais maîtres barista évoluent derrière une vitrine emplie de délices charlevoisiens. Ne manquez pas de passer dans la pièce de devant, une confiserie où il est impossible de résister bien longtemps!

64 rue Saint-Jean-Baptiste, Baie Saint-Paul




Un long week-end et de la randonnée, ça donne soif! Et comme j’aime beaucoup le cidre, je ne pouvais pas passer à côté de la Cidrerie et Vergers Pedneault, un incontournable de la région et une histoire familiale qui remonte en 1918. L’entreprise de l’Isle-aux-Coudres récolte pommes mais aussi poires, prunes et cerises pour fabriquer ses nectars et elle a une boutique en plein Baie Saint-Paul. Vous essaierez leur cidre Le Pednault (80% pomme et 20% cerise) et m’en redonnerez des nouvelles!

74 rue Saint-Jean-Baptiste, Baie Saint-Paul




Qui dit boire, dit aussi bière et ça tombe bien, le restaurant Le Saint-Pub est l’endroit tout désigné pour tester les bières de la microbrasserie Charlevoix, brassées entre ses murs, que l’on accompagne souvent de leur smoked meat mariné à la bière que l’on dit remarquable. Lors de mon passage, saison oblige, j’ai eu droit au mac n’ cheese au homard et j’en salive encore!

2 rue Racine, Baie Saint-Paul




Enfin, pour goûter pleinement au terroir de Charlevoix, je vous amène à ma dernière adresse découverte lors de ce séjour : l’Orange Bistro. Un restaurant sans prétention, où l’on mange sur la grande terrasse ou sous la verrière et qui fait la part belle aux fromages et viandes biologiques d’ici. Et si l’auberge de jeunesse ce n’est pas vraiment pour vous, sachez que l’établissement offre aussi de belles chambres de style victorienne ou contemporaine.

29 rue Ambroise-Fafard, Baie Saint-Paul





On m'avait fait bien d'autres recommandations avant le départ mais le temps limité et le hasard des balades m'a empêchée de toutes les essayer. Si vous passez par Baie Saint-Paul, n'hésitez pas à me faire connaître vos découvertes!

Alors? Vous cherchez encore votre destination pour cet été? Votre cœur balance entre des vacances actives, gourmandes ou contemplatives? Ne cherchez plus puisque Baie Saint-Paul allie tout ça et comblera toutes vos attentes!





Vous pouvez également prolonger vos vacances en séjournant dans la région voisine de la Côte-de-Beaupré par ici.



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