lundi 29 avril 2019

Balade à Narbonne



Balade à Narbonne


Narbonne fut un coup de tête dans mon parcours en France. Plus la fin approchait, plus je devais décider et réserver les dernières destinations où je m’arrêterais avant de rejoindre Toulouse où j’avais déjà prévu de terminer ce voyage (le billet de retour ayant été acheté au préalable). J’avoue avoir longtemps hésité entre plusieurs villes mais, la fatigue aidant, j’ai choisi de ne pas m’évader trop loin et d’éviter les longs déplacements. C’est ainsi que je me suis retrouvée à Narbonne dans l’historique département de l’Aude. D’autant plus que j’avais très envie de voir Gruissan, sa voisine. Pour les français, c’est un endroit bien fréquenté, reconnu pour ses plages mais pour nous, québécois, la ville demeure plutôt méconnue et surtout, elle est bien plus qu’une simple station balnéaire.

Je ne connaissais pas vraiment Narbonne et j’avais manqué de temps pour m’informer un peu plus avant mon arrivée. Je me suis donc dit que je verrais bien un coup sur place ce que je pourrais bien y faire et y voir (et à l’office de tourisme qui fut mon premier arrêt par un début d’après-midi après être débarquée à la gare, traînant ma valise derrière moi). J’avais surtout l’intention de la découvrir lentement en me baladant au hasard de ses rues. Et son charme a opéré!





«J’avais surtout l’intention de la découvrir lentement en me baladant au hasard de ses rues.»



Voyage dans le temps à Narbonne

Première découverte narbonnaise : le Palais des Archevêques et la cathédrale Saint-Just et Saint-Pasteur. Mais comme cet ensemble monumental est impressionnant! Je résidais tout à côté et je me suis extasiée maintes fois en en faisant le tour. C’est un véritable retour au Moyen-Âge gothique auquel je fus conviée. Passant d’une salle magnifiquement parée à une cour intérieure du palais, admirant les chapelles et le trésor de la cathédrale, leurs détails et leurs œuvres d’art, l’endroit est un incontournable d’un séjour à Narbonne. Il faut savoir que le Palais est le deuxième plus grand palais épiscopal du pays après Avignon alors, il avait tout pour me plaire! Et si vous êtes chanceux comme moi, en entrant dans la salle du Trésor de la cathédrale, vous aurez peut-être droit, vous aussi, à un gentil grand-papa expliquant à ses petits-enfants le phénomène acoustique qu’on peut y constater et vous saurez donc tout sur cette particularité!






Je suis aussi montée dans la tour du donjon du palais, haute de 42 mètres et qui offre une vue imprenable sur la ville depuis sa terrasse. En m’y présentant dès l’ouverture (10h00, ce qui n’est pas si tôt que ça), j’ai pu faire la visite complètement seule, sans touriste gênant s’incrustant partout ou désirant à tout prix garnir leur compte Instagram des plus improbables poses! Et en sortant, faire une pause-café sur l’une des terrasses de la place de l’hôtel de ville tout en bas nous donne une autre perspective sur ces bâtiments.





Qu’est ce qui m’a menée jusqu’à la basilique Saint-Paul? Du temps devant moi, du soleil plein le ciel, une photo de son architecture intrigante sur la petite brochure de l’office de tourisme et cette phrase «son bénitier à la grenouille est célèbre»! Pourquoi ne pas marcher un peu pour aller voir cette fameuse grenouille! En fait, après avoir mis les pieds dans l’enceinte de l’église, j’ai bien failli la rater cette grenouille de bénitier (oui, il y aurait un certain lien entre elle et l’expression)! C’est qu’elle est passablement intéressante cette basilique reposant sur les vestiges de son ancien cimetière paléochrétien que l’on peut aussi visiter.




La grenouille de Saint-Paul ou l'histoire d'une grenouille qui sauva Saint-Paul du naufrage puis qui dérangea les offices de l'église par son coassement et qui fut donc pétrifiée pour qu'elle se taise à tout jamais!



Voyage en Italie à Narbonne

Avec son long canal de la Robine qui traverse la ville et ses promenades bordées de grands arbres des deux côtés, soit le Cours Mirabeau et la Promenade des Barques, j’avais l’impression de me retrouver en Italie en plein Narbonne. Et lorsque j’ai aperçu le Pont des Marchands qui enjambe le cours d’eau, un des rares pont habités de France, l’illusion fut complète! Fleuri et parfait pour une balade fraîcheur, le longer à partir du Pont de la Liberté et jusque du côté du Quai Dillon en s’arrêtant manger une glace face au bureau de l’office de tourisme était parfaitement dans le ton!





Il est aussi possible de s’immerger complètement dans la Rome antique à Narbonne en visitant le Musée de l’Horreum. Bon, ici, je l’avoue, c’est surtout le nom qui a piqué ma curiosité (mon latin étant loin derrière) et j’imaginais bien d’autres choses de ces galeries souterraines. Construites au 1er siècle avant notre ère, il s’agit en fait d’un possible ancien entrepôt creusé à 5 mètres sous la terre et dont les nombreuses ramifications sont encore, pour la plupart, inconnues des archéologues. L’ensemble actuellement ouvert au public est très bien préservé et a réussi à assouvir cette curiosité d’historienne!





Saveurs méditerranéennes à Narbonne

Je n’ai pas testé beaucoup d’adresses gourmandes à Narbonne. Néanmoins, j’ai quand même fait le plein de victuailles pour mon séjour à la meilleure d’entre toutes, aux Halles de Narbonne, certainement un des plus chouettes marchés couverts que j’ai pu visiter. Ici, c’est toutes les saveurs de la Méditerranée qui m’étaient offertes dans un écrin architectural digne de mention, ce qui n’est pas à dédaigner. Des arancinis, des charcuteries françaises, des tapas espagnols, du melon frais, des salades de saison et des pâtisseries décadentes ont fait mon bonheur l’espace de quelques repas.





Sans être dans mes plans de départ, je suis bien heureuse d’avoir finalement mis Narbonne à mon itinéraire. Elle s’est facilement hissée bien haut dans mes coups de cœur de la région. Du Québec, si vous devez atterrir (ou décoller) de Toulouse (offert en vol direct par Air Transat), je vous conseille fortement d’y faire le détour pour quelques jours. Je crois que vous vous y plairez bien…


«Elle s’est facilement hissée bien haut dans mes coups de cœur de la région.»

J’ai combiné ces deux jours à Narbonne à une escapade à Gruissan, en une journée (départ le matin de la gare routière et retour en fin de journée). Je vous la racontais d’ailleurs par ici.

Quelques jours plus tard (après Perpignan, Argelès, Carcassonne et Saint-Hilaire qui viendront bientôt sur le blogue, promis!), j’arrivais à Toulouse que je vous présentais en deux parties, ici et ici!


VOUS AIMEZ? ÉPINGLEZ-MOI!

2 commentaires:

  1. J'ai étudié à Toulouse mais ne suis jamais allée à Narbonne, qui n'est pas si loin. Dommage, ça a l'air d'être une très belle ville ! La vue du donjon a l'air somptueuse et ce pont habité m'était complètement inconnu. Tu as été bien inspirée de t'arrêter dans cette ville.

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    1. Je ne suis donc pas la seule pour qui la ville était inconnue! Une belle découverte!

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