lundi 6 mai 2024

Tout pour un séjour économique à Lyon

 


Tout pour un séjour économique à Lyon

 

Dame Nature en avait décidé autrement pour moi qui espérais tant profiter des points de vue de Lyon pour voir les Alpes enneigées au loin. Sous le soleil, elle doit être magnifique, je le sens. Mais malgré tout, j’ai succombé à ses charmes. Aux premières heures de ce séjour à Lyon, je n’étais pas encore convaincue mais rapidement, en flânant dans ses vieux quartiers, j’ai compris pourquoi la ville réussissait, bon an mal an, à attirer 6 millions de visiteurs et à se hisser fréquemment au sommet des destinations européennes à découvrir. Et même si c’est la France, il est possible d’y passer quelques jours de façon économique!

 

Troisième ville de France, Lyon fut la capitale des Gaules à ses origines puis, foyer d’une importante industrie qui a fait sa richesse et sa renommée, celle de la soie et des textiles. On passe de sa colline qui prie à la colline qui travaille, d’une traboule bien cachée jusqu’aux berges des deux fleuves qui la traversent.

De nos jours, on connaît mieux Lyon comme la capitale mondiale de la gastronomie. Ai-je vraiment besoin de vous dire que j’ai mangé très bien et beaucoup trop ? Que ce soit une quenelle de brochet dans une brasserie centenaire, des gâteaux pralinés dans une pâtisserie typique ou une tonne de saucissons et autres cochonnailles traditionnelles dans l’un des célèbres bouchons lyonnais. Alors, comment visiter Lyon en quelques jours, pour pas cher et en gardant des souvenirs impérissables de la ville ? En suivant les quelques étapes ci-dessous!


Lyon par ses berges

Que l’on arrive de la gare Part-Dieu ou à la gare de Perrache, on file déposer nos sacs à l’hôtel avant de débuter la visite de Lyon par ses berges. Lyon est traversée par deux cours d’eau, le Rhône, l’un des grands fleuves de France et la rivière Saône, un peu plus à l’ouest. Grâce à tous ses ponts, ses quais et ses promenades aménagées, on passe d’une rive à l’autre de Lyon pour observer le va-et-vient des bateaux ou simplement admirer les façades colorées des vieux immeubles se reflétant dans ses eaux (par temps clair, évidemment) afin de prendre un peu le pouls de la ville et de ses habitants.



En chemin, on s’arrête sur la Place Bellecour, l’une des plus vastes d’Europe et point central de la ville pour ses fontaines, sa vue sur la Fourvière et ses statues dont celle du Petit Prince, natif de Lyon!



Situé à un jet de pierre de la grande place, on entre à la chapelle de l’Hôtel-Dieu, construite dès 1637 et que j’ai découverte tout au bout d’une petite rue, puis au Grand Hôtel-Dieu lui-même. Voir l’un des retables de la chapelle contenant pas moins de 651 reliques saintes, doit sûrement me qualifier pour une canonisation directe! Quant à l’Hôtel-Dieu, ancien hôpital dédié aux pauvres dont le plus célèbre médecin fut Rabelais, on y viendra pour jeter un coup d’œil sur sa longue façade monumentale et son dôme achevé en 1761 mais aussi sur sa cour d’honneur aux allures de cloître. Abritant désormais un hôtel de luxe et des boutiques, on peut se perdre un peu dans ses couloirs du rez-de-chaussée avant de retrouver les berges du Rhône.


Et si on a voyagé une bonne partie de la journée pour atteindre Lyon, on pense déjà à notre premier repas du soir avant le repos nécessaire à cette courte première journée à Lyon.

 

Lyon par le ventre

Impossible de ne pas tester les spécialités lyonnaises ou de visiter quelques antres de la cuisine lyonnaise pendant un séjour à Lyon! La cuisine lyonnaise traditionnelle est costaude et sa réputation tire ses origines de son terroir et des mères lyonnaises, tenancières de bistros ou autres buvettes et chargées de nourrir bourgeois ou familles de travailleurs. On y trouve, bien sûr, fromages et charcuteries mais aussi beaucoup de plats inspirés de la cuisine populaire : abats, poissons, fritures, terrines et volailles.

Pendant longtemps, Paul Bocuse a régné sur la cuisine lyonnaise mais c’est depuis le début du XXe siècle que se succèdent ici les tables étoilées au Michelin. Outre les restaurants gastronomiques de la ville, on va à Lyon pour fréquenter ses vieilles brasseries ayant traversé l’épreuve du temps mais surtout, ses célèbres bouchons lyonnais, rassembleurs et chaleureux, où perdurent les traditions culinaires. Dans ces hauts-lieux de la gastronomie lyonnaise, on s’y sent comme chez nos grands-mères en partageant des plats tous plus copieux les uns que les autres.


Et qu’est-ce qu’on mange exactement à Lyon ? De la rosette de Lyon ou autre saucisson mijoté au vin rouge, des quenelles de brochet dans leur bisque de crustacés, du foie gras et des pâtés en croûte à profusion, du boudin ou des andouillettes que l’on choisit artisanaux, des tabliers de sapeur à base de tripes de bœuf ou des grattons provenant de couennes de porc et toujours frits, de la cervelle de canuts qui se veut un fromage crémeux et assaisonné, le tout accompagné de salades lardons et œufs, aux museaux ou aux lentilles (qu’on appelle ici «caviar des pauvres»), de sauce gribiche ou de purée de pommes de terre. Au dessert, on optera pour la tarte à la praline délicieusement rose et sucrée.

Saucisson sauce au vin rouge

Quenelle de brochet

La praline sous toutes ses formes dans la vitrine d'une pâtisserie.


Et, bien évidemment, puisqu’on se retrouve au cœur du département du Rhône et tout près des vignobles du Beaujolais, on arrosera le tout de Côtes-du-Rhône et de vins du Beaujolais. J’ajoute qu’il faut oser goûter même si les noms et les descriptions sont parfois, avouons-le, un peu surprenants!

 

Bonnes adresses testées et approuvées à Lyon

 

Brasserie Georges (30 Cour de Verdun, près de la gare de Perrache) : Établie depuis 1836, on est ébloui dès l’entrée dans cette immense salle art déco pouvant servir au quart de tour jusqu’à 700 convives à la fois. Dans les assiettes, des classiques de la cuisine lyonnaise et des brasseries françaises: quenelles, choucroutes, tartares, triperies ou plateaux de fruits de mer à partager. Menu 3 services à partir de 24€ et plats du jours à partir de 18€.


Bouchon Chez Paul (11 rue Major Martin, près de l’Hôtel de ville) : Possédant le sceau officiel d’«authentique bouchon lyonnais», gage de qualité et d’authenticité, on choisit de manger Chez Paul lorsqu’on a très très faim et on comprendra mieux le pourquoi de la chose lorsqu’on verra arriver devant nous, d’innombrables plats à partager entre voisins qui ne constituent que les entrées! Se succèderont les plats typiques des bouchons, les fromages et, s’il vous reste encore un peu de place, un délicieux flan au caramel. Formule bouchon (où je ne compte plus le nombre de services) pour 23€ le midi.


La Commune (3 rue Pré-Gaudry, à deux pas de l’Hôtel Meininger) : Un food court avec une belle terrasse en été, fréquenté par les gens et travailleurs du quartier, où les produits locaux se mêlent aux influences de partout grâce aux chefs des différents comptoirs présents. On y mange grec, africain, asiatique ou bolivien mais aussi, typiquement français. En prime, on y tient des événements musicaux et artistiques pour petits et grands. Plats ou formules midi entre 10€ et 20€.


Maison Fourny, boucher-traiteur (3 rue Mgr Lavarenne) : Au cœur du Vieux-Lyon, on s’y arrête lorsque la fatigue se fait sentir et qu’on désire manger à l’hôtel pour ne plus sortir de la soirée. On aura le choix entre plusieurs produits prêts à manger de qualité : poulet rôti, jambons, salades fraîches et une panoplie d’excellents pâtés en croûte.



Lyon et son confluent

Lorsque je voyage dans une grande ville, je me fais un devoir de visiter l’un de ses musées. C’est un peu comme choisir un forfait « tout inclus » afin de s’imprégner de sa culture et de son histoire pour mieux la comprendre. À Lyon, j’ai réservé un avant-midi pour me rendre au Musée des Confluences qui, vous l’aurez deviné, se trouve à la jonction des deux fleuves. Musée d’histoire naturelle et des civilisations à l’architecture moderne, il a ouvert ses portes en 2014. L’exposition permanente est le parcours d’un récit du monde, de nos origines à nos jours où j’ai appris tant sur la préhistoire ou les inventions lyonnaises que sur des pratiques funéraires ou des espèces animales d’une autre époque. Un beau musée, intéressant, souvent interactif et à la muséographie recherchée.




Et par beau temps, on n’oublie pas de faire un tour dans les jardins du musée.


Expos temporaires à voir au Musée des Confluences

En forêt, une expo temporaire qui nous invite dans les bois de France, de manière visuelle et sonore. Jusqu’au 27 avril 2025.

À nos amours, qui dissèque de façon interactive les différentes formes de l’amour et leurs places selon les cultures ou les générations. On peut même faire jouer sa chanson d’amour préférée! Jusqu’au 25 août 2024.


Épidémies, prendre soin du vivant ou tout sur l’histoire des grandes épidémies, socialement, médicalement ou artistiquement. Jusqu’au 16 février 2025.

 

 

Lyon et la colline qui prie

Pour l’après-midi, direction la colline qui prie et le Vieux-Lyon. Riche en vestiges archéologiques et religieux, impossible de la rater avec son imposante basilique à son sommet qui domine toute la ville. La Fourvière, comme on l’appelle, n’a peut-être l’air de rien vue d’en bas mais elle est superbe à l’intérieur. On y accède par l’un des deux funiculaires de Lyon qui y mène directement.




Tant qu’à avoir atteint le haut de la colline, on se rend voir le théâtre romain à quelques pas de là. C’est sur ce site que fut fondée Lyon (alors appelée Lugdunum) en 43 av. J.-C.


En redescendant de la fameuse colline, on s’attarde sur la rue Saint-Jean en entrant d’abord à la cathédrale puis en s’enfonçant un peu plus sur cette rue pas très large, toute pavée, aux accents d’Italie et principalement commerciale et touristique. On y fait quelques courses pour ramener des pralines à la maison ou on s’attable à l’une de ses terrasses. De là, on pourra rejoindre la Saône et la boucle sera presque bouclée…



 

Lyon et la Croix-Rousse

Parce que c’est dans ce quartier que les beautés de cette cité millénaire ont fait leur œuvre sur ma personne, on réserve toute une journée de son séjour à Lyon pour s’y balader afin d’en profiter lentement. Communément appelée la colline qui travaille, elle doit son surnom aux canuts, ces travailleurs de la soie qui s’y sont établis au XIXe siècle.


C’est ici que je me suis véritablement imprégnée de l’esprit de Lyon. En parcourant les rues de la Croix-Rousse, on découvre des pages d’histoire de la ville. Par ses grandes fresques retraçant son évolution à travers les siècles ou simplement par l’architecture caractéristique des immeubles d’habitation construits à l’époque en fonction de l’espace que prenaient les métiers à tisser. On descend la montée de la Grande-Côte parce que c’est bien moins exigeant que de la monter (!) mais surtout parce qu’elle fut le cadre des révoltes des travailleurs du textile réclamant de meilleures conditions.

 

Très vivant, cet ancien faubourg possède cafés et bouchons, jardins, rues commerciales et points de vue pour se laisser prendre par l’ambiance « village » de l’endroit. Et on n’oublie pas de se lancer à la recherche des traboules, ces passages qui traversent bâtiments et cours intérieures pour passer d’une rue à l’autre comme les soyeux d’alors qui transportaient les pièces de soie à l’abri de la pluie.


 

Autres informations pratiques sur Lyon

Comment se rendre à Lyon ?

Tous les chemins mènent à… Lyon! Par sa situation géographique, Lyon est facilement accessible en train de presque partout en France (2 heures de Paris, 3 heures de Lille, 4 heures de Toulouse, moins de 2 heures de Marseille ou Montpellier) et des pays limitrophes.

De Montréal : Desservie par vols directs toute l’année avec Air Transat et Air Canada.


Quand voyager à Lyon ?

De septembre à février pour profiter des meilleurs tarifs sur les billets d’avion et les hébergements et y retrouver moins de visiteurs.

Le troisième jeudi de novembre, pour célébrer l’arrivée du Beaujolais nouveau, se tient un événement de dégustations sur la Place Bellecour.

Début décembre (autour du 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception), a lieu pendant quatre jours à Lyon la Fête des Lumières, un grand festival accueillant des projections nocturnes et programmant divers événements aux quatre coins de la ville.

 

Où dormir pour pas cher à Lyon ?

Hostel Lyon Centre : Auberge de jeunesse avec dortoirs seulement mais des espaces intimes pour dormir et une belle terrasse avec vue panoramique sur la ville. Située au centre de Lyon. À partir de 26€/lit.

Hôtel Meininger Lyon Centre Berthelot: À mi-chemin entre les hôtels et les auberges de jeunesse, la marque Meininger représente ma plus belle découverte de ces dernières années. Des chambres simples, mais abordables et à l’aménagement bien pensé, de beaux espaces communs dont une cuisine bien équipée. Celui de Lyon est parfaitement insonorisé et situé à quelques pas du tramway qui mène directement à la gare Perrache. Restaurants et épiceries à proximité. Le buffet des petits-déjeuners est toujours copieux avec un vaste choix (11€ additionnels/personne). À partir de 71€/nuit pour 2 personnes. Possibilité de dortoir pour les familles.


Se déplacer à Lyon ?

Le réseau de transports collectifs à Lyon est bien étendu. Métros, bus et tramways desservent toute la ville et les stations sont nombreuses.

Toutefois, il faut savoir qu’il n’existe plus de ticket papier à Lyon. Pour voyager sur tout le réseau (incluant les funiculaires), certaines façons s’offrent à vous. Vous pouvez utiliser votre carte de crédit (Visa ou Master Card) en la validant simplement à l’entrée sur les valideurs rouges. Vous serez alors débités selon votre utilisation de la journée.

Vous pouvez aussi obtenir une carte de billets sans contact dans certains distributeurs automatiques ou télécharger l’application sur votre téléphone (assurez-vous d’abord de la rendre effective avant votre première utilisation en ayant accès à du wifi ou du réseau) et valider vos passages sur les valideurs gris.

Tarif : 1 voyage pour 2€, trajets illimités et valide pour une heure. Il est possible d’acheter des passes pour 24, 48 ou 72 heures et avoir l’esprit en paix pendant toute la durée du séjour.

Pour toutes les informations : Réseau TCL.

 

Comment prolonger son séjour à Lyon ?

En train, on peut se rendre facilement dans plusieurs villes de la région de l’Auvergne-Rhône-Alpes pour une journée ou plus.

D’abord à Saint-Étienne, hôte du club de foot AS Saint-Étienne, sacré champion de France à 10 reprises et qu’on rejoint en 45 minutes.

Puis, à Grenoble, atteignable en moins de 1h30, où l’on montera à l’ancienne forteresse par le téléphérique de Grenoble Bastille.

Enfin, il y a aussi Chambéry, ville de Savoie nichée au cœur des Alpes, également à 1h30 par les rails et où on se régalera de fondue au fromage.



La proximité de nombreuses stations de ski permet également de prolonger son voyage dans la région si on est plus du type sportif.

 

Références :

 

-      Office de tourisme de Lyon : Bureau à la Place Bellecour ou site internet.


-      Je me suis déplacée dans Lyon grâce au Cartoville, petit guide de poche édité par Gallimard, pratique et qui permet de visiter la ville quartier par quartier.

 


 

Voyage effectué en janvier 2024.

Pour visiter d’autres des plus grandes villes de France, on a le choix! Pourquoi ne pas choisir Marseille au sud ou se rendre tout au nord pour profiter de Lille ?


VOUS AIMEZ ? ÉPLINGLEZ-MOI!


mardi 20 février 2024

Quoi faire à Magog en hiver

 


Quoi faire à Magog en hiver


L’hiver passé, avec l’envie de tester de nouveaux sentiers de ski de fond, mon intérêt s’est porté sur la région du lac Memphrémagog dans les Cantons-de-l’Est. Mais ne fuyez pas tout de suite si vous n’êtes pas amateurs parce qu’il n’était quand même pas question de ne faire que du ski! J’ai aussi choisi Magog parce qu’il y avait de belles découvertes gourmandes à y faire et que je savais que s’y trouvait une auberge de jeunesse bien située et parfaite pour rendre ce week-end abordable!

 

Plein air autour du lac Memphrémagog

Destination plein air bien connue grâce, notamment, à sa station de ski du Mont-Orford, le territoire de Magog attire aussi les randonneurs. Ça faisait longtemps que j’entendais parler d’une randonnée au cœur d’un milieu naturel préservé disposant de 4 kilomètres de sentiers. Et même en plein hiver, j’espérais y voir quelques oiseaux. Je me suis donc lancée sur les passerelles surplombant le marais de la Rivière-aux-Cerises pour cette première sortie plein air. Une randonnée facile avec de belles vues sur la montagne, à proximité de la ville, parfaite pour débuter un week-end hivernal à Magog!

Accès gratuit mais stationnement payant : 2,50$/heure ou 10,00$/journée. Prévoyez entre 2 et 3 heures pour bien profiter de l’endroit.



Les amateurs de plein air en visite à Magog se doivent de consacrer une journée au Parc national du Mont-Orford. C’est peut-être l’un des plus petits parcs nationaux du Québec mais il reste toutefois l’un des plus fréquentés et pour cause. Seulement en hiver et pour le ski de fond, le parc propose plus de 75 kilomètres de sentiers bien entretenus et encore plus pour la raquette ou la randonnée pédestre. On y trouve un chalet avec cafétéria mais la météo était tellement agréable que j’ai pu dîner à l’extérieur. Et le chocolat chaud a complété formidablement cette journée sportive. Tout pour faire apprécier ce séjour encore plus!

Tarif : 17,05$/jour pour l’accès quotidien au parc seulement ou 23,05$/jour pour l’accès au parc incluant l’utilisation des sentiers de ski. Gratuit pour les enfants de 17 ans et moins.



Visite patrimoniale près de Magog

Située à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Magog, on prend la direction de la petite municipalité de Saint-Benoît-du-Lac pour une demi-journée à visiter le majestueux site de l’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac. Fondée il y a un peu plus d’un siècle par une petite communauté de moines bénédictins venue de France, l’abbaye s’est déployée graduellement sur les rives du lac Memphrémagog.



Ne comportant que quelques bâtiments de ferme au départ, le monastère, tout en pierres, est devenu abbaye dans les années ’50. Le long couloir menant à l’église abbatiale, avec sa céramique colorée, vaut à lui seul la visite. On le traverse tout en en apprenant plus sur l’histoire des bâtiments et de la congrégation. Et lorsqu’on se balade jusqu’au bout du verger et que l’on aperçoit au loin le clocher qui se découpe sur l’horizon et le lac au bout des terres, on comprend mieux pourquoi les moines ont choisi de s’établir ici.



Entrée gratuite. Prévoyez toutefois un petit budget à dépenser à la boutique de l’abbaye parce que vous ne pourrez résister à l’un des douze fromages primés et fabriqués sur place ou à l’un des cidres artisanaux produits par les moines à la façon du célèbre bénédictin Dom Pérignon (on parle ici d’une production de 12000 bouteilles par an quand même)!

 

Arrêts gourmands à Magog

Dès mes premières heures à Magog, par un après-midi gris, après une rapide balade au parc de la Pointe Merry et le long du lac Memphrémagog, je me suis arrêtée à la microbrasserie La Memphré, à quelques pas de mon auberge. Établie depuis déjà 25 ans, elle propose une belle variété de bières artisanales. L’endroit est très accueillant, le service est impeccable et outre les classiques de brasseries (burgers, poutines, plats à partager), son menu offre aussi un choix d’excellentes fondues au fromage.



Vous êtes amateurs de produits viticoles ? La région est reconnue pour sa route des vins. Je me suis dirigée vers le vignoble Le Cep d’Argent, l’un des plus anciens du Québec où l’on prend le temps de bien nous présenter les produits qu’on a envie de goûter dans une grande salle de dégustation. J’y fait de belles découvertes, notamment son rosé assemblé avec un sirop de fraise et son rouge, le Délice du chai aux arômes de fruits rouges et de vanille. En hiver, l’endroit est ouvert les vendredis et samedis seulement.


Enfin, comme autre bonne adresse testée sur place, il y a eu le restaurant Osé Sushi. Une longue carte de sushis frais et goûteux, une table d’hôte vraiment complète qui permet d’essayer plusieurs plats, un service efficace, il n’en fallait pas plus pour finir ce séjour de façon très agréable. À noter qu’il s’agit d’un restaurant de type «apportez votre vin», ce qui contribue à réduire l’addition déjà bien raisonnable.

 

Hébergement abordable à Magog

L’auberge de jeunesse Magog-Orford est située dans l’ancien presbytère de la ville et a gardé son cachet ancestral. Sa localisation est idéale, en plein centre et à proximité de nombreux restaurants, d’une épicerie et du lac. Les chambres privées sont très simples mais grandes. On y trouve un petit café, une cuisine lumineuse où déjeuner le matin et un stationnement gratuit. Chambre privée double avec salle de bain partagée à partir de 70$/nuit pour deux personnes.


 

À l’approche de la semaine de relâche scolaire, il est très avantageux de s’y rendre en famille. Des chambres familiales sont disponibles pour 4 personnes (à partir de 108$/nuit), pour 5 personnes (à partir de 122$/nuit) et il est même possible de réserver un dortoir pour 8 personnes et plus.

 

C’est grâce à Pak-Sak que j’ai déniché cette auberge. Ce réseau permet aussi de découvrir facilement toute une gamme d’hébergements abordables à travers la province.

 

Voyage effectué en mars 2023.

Pour un autre week-end hivernal au Québec, direction Lanaudière sur le blogue.

 

VOUS AIMEZ ? ÉPINGLEZ-MOI!