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Dans les bayous

C’estun incontournable d’un voyage en Louisiane :naviguer dans les bayous. Un peu surprenantpar sa flore luxuriante, un peu magique par son potentiel photogénique maissurtout mythique par sa faune incroyable, cet environnement attireirrémédiablement tous les explorateurs en devenir. Bien évidemment, je n’ai paspu résister à y faire un tour pendant mon séjour à la Nouvelle-Orléans (que j’ai déjà commencé à vous raconter ICI et ICI) et je vous partage aujourd’hui quelques faits saillantsde mon escapade. Et si vous êtes curieux de savoir si j’ai rencontré un alligator, vous allez devoir patienterun peu (je laisse planer le suspensequand même)!
 
« En Louisiane, un bayou (du choctaw bayuk signifiant« serpent, sinuosité ») est une étendue d’eau formée par les anciens bras etméandres du Mississippi. Les bayous s’étendent sur tout le sudde l’État louisianais, formant un réseau navigable de milliers de kilomètres deboyaux. »  – Wikipedia
 
 
 
Comment s’y rendre
 
Sivous voyagez en voiture, les bayous sont facilement accessibles, à quelqueskilomètres bien souvent de la Nouvelle-Orléans. Au Nord, autour du lacPontchartrain, plusieurs endroits proposent des excursions, notamment le Bayou Sauvage National Wildlife, le Bogue Chitto National Wildlife (près dePearl River) ou le Maurepas SwampWildlife (à LaPlace). Vers le Sud, vous pouvez avoir accès au Jean Lafitte National Historical Park andPreserve et c’est là, pour ma part, que je me suis rendue.
 
Toutefois, puisque j’y étais sansvoiture, j’ai utilisé les services de la compagnie Gray Line New Orleans (50$ US) qui s’occupait du transportet de l’excursion. Plusieurs autres entreprises touristiques (toutes trèsprésentes dans les rues du Vieux-Carré Français) offrent aussi les mêmesservices. Vous n’aurez aucun mal à trouver une excursion sur place qui répondraà vos goûts et vos attentes.
 
 
 
 
 
Lesembarcations
 
Lorsquevous choisirez votre excursion, il vous faudra aussi tenir compte du type d’embarcationque vous désirez. Les plus populaires restent sans contredit les hydroglisseurs (ou airboats) qui peuvent accueillir entre 6 et 16 personnes, qui procurentune expérience pittoresque mais qui sont plus chers (et plus bruyants!). Puisque je préférais quelque chose de pluscalme et de plus lent (pour mieuxphotographier!), j’ai opté pour le ponton(bateau à fond plat) où peuvent s’asseoir beaucoup de passagers. Heureusement,j’étais en basse saison et on ne se bousculait pas pour une bonne place!
 

Mon bateau!

Récit de monexcursion
 
Aprèsnous avoir fait patienter une trentaine de minutes à l’accueil (minutes qui servent principalement à nousvendre un chandail ou un sac de chips!), on prend enfin place dans lesbateaux. Je choisis de m’asseoir du côté soleil, près de l’eau mais, comme jel’ai déjà dit, nous sommes peu à bord et j’ai donc amplement le choix de monespace. On s’embarque donc pour une croisière de deux heures avec un capitainetypiquement cajun qui nous racontera, au fil de l’eau, l’environnement qui nousentoure.
 

On frôle le Golfe du Mexique avant de s’enfoncer dans les bayous

 
 
Contrairementà ce que j’avais lu en commentaires sur plusieurs sites, notre capitaine n’ajamais tenté d’attirer un alligator(en Louisiane, on ne parle pas de crocodiles mais bien d’alligators) en lenourrissant aux guimauves. C’est probablement le cas à d’autres endroits, àd’autres périodes de l’année ou auprès d’autres voyagistes mais pas au momentde mon passage. Il faut savoir qu’en janvier, les animaux sont plutôt absentset qu’il est rare d’apercevoir ces grands reptiles tant convoités par lesappareils-photos des touristes.
 
 
 
Auson de la musique, on a droit à un cours « environnement des bayous101 »! Notre guide nous a notamment appris qu’après l’ouragan Katrina,l’eau salée du golfe du Mexique s’est déversée dans l’eau douce des bayous quine s’en sont pas encore complètement remis. J’ai aussi appris que la« swamp » ou le marais est une plus petite étendue d’eau, moinsprofonde, où la végétation ne pousse pas de la même façon. Il nous expliqueraégalement l’importante présence des entreprises pétrolières le long duMississippi. D’ailleurs, au gré des explications, le bateau fait quelquesarrêts pour nous montrer tout ça, preuves à l’appui.
 

Ça c’est un marais!

Une ancienne plateforme pétrolière abandonnée

 
Dèsqu’on entre au cœur des bayous, c’est d’abord la végétation que l’on remarque.J’ai l’impression d’être au centre d’une espèce de jungle grâce aux cyprèsrecouverts de mousse espagnole mais aussi par les nombreuses ramificationsqu’emprunte le bateau.
 
 
 
Etpuis je me suis mise à photographier frénétiquement toutes les espèces perchéesau fil de l’eau : aigrettes, hérons, cormorans, les oiseaux sont nombreux.
 
 
Etpuis, au moment du dernier arrêt, juste avant le retour, l’une de mes co-passagères,debout, à l’affût, à l’avant du bateau, s’agite soudainement et s’exclame. Oui,oui, c’est bien ça, un spécimen du roi des bayous ondule sur l’eau à quelquesmètres de nous. Évidemment, tout le monde se précipite à tribord pour observerle phénomène! Je vous avouerai qu’on est tous en pamoison devant l’alligator (ce serait un chaton tout mignon qu’onn’aurait pas fait mieux)! Il n’est pas très gros, un peu moins d’un mètreet ce sera le seul aperçu pendant cette balade mais je n’en demandais pas plus!Après quelques photos rapides (j’espère,à ce moment, que j’en aurai au moins une bonne!), je le regarde nagerjusqu’à la rive et disparaître à travers les roseaux. Un beau moment!
 
 
 
Puisle capitaine embraye la machine pour regagner notre point de départ. Il roulebien plus vite, ce n’est plus une petite promenade du dimanche et avec le ventet l’humidité des marécages, ce seront les 20 plus longues minutes de cevoyage. Je suis littéralement congelée malgré tout mon attirail digne d’unthermomètre québécois de décembre! Je ne porte même plus attention aux pélicansqui nous accompagnent, je ne souhaite plus qu’une chose : regagner lachaleur du bus! Mais malgré ce léger désagrément (bon, pas si léger que ça quand même!), je garderai en mémoire cetexcellent moment et cette rencontre unique.
 

 

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15 commentaires sur “Dans les bayous”

  1. la compagnie que j'avais pris elle utilisait les guimauves pour attirer les animaux. Je t'en foutrai moi des guimauves pour nourrir les alligators et les sangliers! C'est bien un truc qui horripile! Mais bon, je ne pouvais pas le savoir avant de monter dans le bateau!
    Tes photos d'oiseaux sont magnifiques!

    1. Merci Martine! Ça m'a aussi tellement surprise quand j'avais lu ça! Des guimauves! Rien de très naturel. Remarque que cette fois-ci, peut-être que ce n'est pas arrivé simplement parce que j'étais hors-saison.

  2. Ça donne envie de s'y perdre ! On ne connaît finalement pas grand chose du bayou alors que ça a l'air d'un environnement très riche et foisonnant de vie. Très intéressant, tout ça 🙂

  3. J’aimerais vraiment voir ça un jour. L’écosystème est tellement différent dans le bayou, c’est assez intéressant. En Estonie ils ont des bog (tourbières) et la visite m’avait permis aussi de différencier un swamp d’un bog, car pour les non scientifiques ça saute pas aux yeux. Toujours intéressant ce type de visite.

  4. Alors de la guimauve pour attirer les alligators, c'est la première fois que j'entends ça et je suis choquée de le lire. Ils aiment la guimauve? Je vais devoir rendre visite à mon ami Google. J'adore ta photo du marais. Ta ballade me fait penser à celle que j'ai vécu en Floride dans les Everglades. En tout cas c'est cool, tu en as vu au moins un 🙂

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