mercredi 11 janvier 2023

Voir Naples... et mourir un peu!


Voir Naples… et mourir un peu!

Un guide voyage différent de Naples et de sa région!

 

C’est en sortant de la gare que j’ai compris. Pas à l’instant même, non. Ça aurait été trop facile. Surtout que la place devant la gare est plutôt bien aménagée avec toutes les terrasses de boulangeries, de cafés ou de restaurants qui la bordent. Non, ce n’est pas non plus sur cette large esplanade pourtant réputée comme un haut-lieu du pickpocketing que j’ai su. C’est plutôt en arrivant au coin de la première rue rencontrée que je me suis rendue compte que ça pourrait être compliqué ici en lançant un véritable cri de cœur : « Chériiii, le feu est rouge »…

 

En un instant, j’ai été aspirée dans le tourbillon de Naples en tentant de sauver chéri d’une mort précoce. Un tourbillon de sons, de couleurs, d’odeurs et de saveurs. Tous les sens mis en éveil. On s’est rapidement empressé d’aller arpenter la ville qui allait me faire voir du très beau, me faire marcher sur des pavés millénaires… et me donner des sueurs froides! Mais pour survivre à Naples et sa région, n’écoutant que mon courage, je vous dévoile mes bons plans de voyage.

Crédit photo: One chaï
 

Dans les rues de Naples

Pendant 3 jours, on est passé d’un quartier à l’autre, du centre historique au chic bord de mer, du quartier espagnol en passant par ceux plus populaires où trônaient les étals de marchands. C’est la meilleure façon de s’imprégner de la ville à bon marché. On a aussi parcouru des trottoirs où les bennes à ordures débordaient mais heureusement, aucune attaque de rat ne fut à signaler et on a survécu. Parce que c’est aussi ça Naples. Et pour éviter d’y mourir d’un assaut sournois, il faut être un voyageur préparé!

 


De Porta Nolana jusqu’à la Piazza del Mercato, poissonniers, marchands de fruits et légumes, petites pizzérias donnant sur la rue et autres vendeurs ambulants se donnent rendez-vous près des gares. C’est le bon endroit pour y faire des provisions et prendre le pouls de Naples. On y trouve même certaines des meilleures adresses gourmandes de la ville. Grouillantes de vie le jour, les rues du quartier deviennent toutefois passablement moins fréquentées et fréquentables à la nuit tombée.

 

Oui, ce beau cliché de Naples au détour d’une ruelle du quartier historique où des draps sèchent en flottant au vent sur une corde tendue entre deux balcons d’un autre âge, existe vraiment. Et il contribue à cette authenticité à l’italienne telle que je l’imaginais. Encore plus lorsqu’on l’aperçoit assis à une terrasse, au pied de la basilique San Lorenzo Maggiore, à siroter une limonade. Petite pause dans le brouhaha des passants. Et se poser à l’entrée d’une église, ça nous épargne d’une possible altercation entre deux mafiosi napolitains, non ? Surtout que le quartier est même inscrit à la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO!




Au XVIe siècle, le royaume de Naples appartient à la couronne d’Espagne qui y installe ses troupes. Il subsiste de cette époque le quartier espagnol aux ruelles commerçantes et parfois piétonnes où roulent les vespas au travers des passants. Vous êtes prévenus, pour éviter la collision, mieux vaut s’attabler rapidement à une terrasse pour savourer de bonnes lasagnes ou s’engouffrer au cloître de Santa Chiara!


La journée n’était pas encore terminée que j’envoyais déjà un second avis, ferme mais salvateur puisqu’il semblait se croire encore sur une piazza au passé espagnol : « Chériiii, prend le passage pour piétons, bon »!

 

Tourisme religieux à Naples


Comme partout en Italie, les églises de Naples sont à la fois des musées d’art gratuits, des lieux historiques et des chefs-d’œuvre d’architecture. Le Duomo de Naples n’y échappe pas. Aussi nommé cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, elle date du XIIIe siècle, renferme quelques reliques saintes et si, normalement, vous mourez d’ennui à visiter les lieux saints et que vous ne devez en choisir qu’un seul dans cette ville, ce pourrait bien être celui-ci.

 

 

La chic Naples

Parce qu’un court séjour à Naples n’est pas complet si on ne s’approche pas de la mer, on a pris le métro jusqu’à la station Municipio pour admirer châteaux et palais et s’installer quelques temps loin des dangers de la circulation routière, en prenant un grand bol d’air iodé sur une terrasse de Borgo Marinari, ancien quartier de pêcheurs. C’était sans compter une horde de manifestants aux abords du Castel Nuovo que l’on a fuie en se réfugiant à la Galleria Umberto I, de grandes halles couvertes où flânent les napolitains devant les vitrines des boutiques de luxe.







Conspirations, sièges ou démission de pape, le Castel Nuovo, devenu musée, en a vu de toutes les couleurs depuis le 13e siècle. Pour ne pas être victime d’un sombre événement, mieux vaut se sauver sur la Piazza del Plebiscito devant la belle façade symétrique du Palais royal, ornée des rois de Naples, pour souffler un peu!

 

Mais ce n’est pas parce qu’on fréquente les beaux quartiers que l’on doit arrêter d’être vigilant. Oh que non! « Chériiii, arrête de traverser n’importe où ». C’est là qu’il m’a fait comprendre que pour ne pas que je meurs bêtement à Naples, j’étais aussi bien de le suivre…

 

Meilleur plan à Naples

Si vous voyagez à petit budget, il faut absolument mettre le Castel dell’Ovo à votre agenda! Sur un petit îlot de Naples que l’on rejoint par une passerelle de pierres, se trouve le château de l’Oeuf, plus ancien château de la ville et forteresse qui tire son nom d’un œuf qui se trouverait sous ses fondations. La légende dit que si l’œuf était détruit, c’est tout Naples qui tomberait en ruines.

 



Lorsqu’on emprunte le chemin de ronde du bâtiment qui monte jusqu’à une cour supérieure, on profite de superbes panoramas sur la baie de Naples et la ville, le tout entièrement gratuitement!

 


 

 

Pompéi

Nos études, nos lectures, nos intérêts passés ou passagers, depuis l’enfance, influent beaucoup sur les destinations que l’on rêve d’atteindre, de découvrir, qui nous fascinent et nous attirent vers elles inévitablement. Il y eut la Provence de Pagnol, le San Francisco du Summer of love, les anciennes plantations du sud des États-Unis de Scarlett, entre autres. Et il y avait Pompéi. Pas de blague à faire avec Pompéi que j’attendais avec impatience!




Pompéi, un peu mystérieuse, où l’Histoire (avec un grand H) s’inscrit dans chacun de nos pas ou dans le frôlement de sa brique. Émouvante Pompéi qui impressionne par sa conservation exceptionnelle et son immensité. Pompéi qui nous transporte directement à cette époque où l’on parlait affaires aux thermes. Où l’on portait tunique et perles dans les cheveux avant de passer de la maison aux murs richement décorés à la cour intérieure garnie de mosaïques et de fontaines. Ou là où l’on paradait en famille dans les gradins de l’amphithéâtre. Pompéi tant espérée qui a rassasié mes racines d’historienne.





Ancienne cité prospère, Pompéi connut ses heures de gloire à l’antiquité. Ensevelie en l’an 79 de notre ère par une éruption du Vésuve, elle fut magnifiquement préservée par les cendres volcaniques pour devenir un important site archéologique. Et oui, on reste impressionné et ému devant les corps pétrifiés et le raffinement de certaines villas. On peut combiner sa visite avec celle d’Herculanum et/ou gravir le célèbre volcan.

 

« Chériiii… Ah non, ça va ici. Passe où tu veux, aucune chance que les chats de Pompéi te piétinent ». Quoique des chats…

 

Pour mieux apprécier votre visite de Pompéi

Parce qu’on aime toujours en savoir un peu plus lors d’une visite de si haute importance mais qu’on n’a pas toujours envie de suivre un guide, je recommande l’entrée au Musée archéologique national de Naples juste avant de se rendre à Pompéi. Considéré comme l’un des plus grands musées d’histoire du monde, plusieurs pièces et artéfacts puisés à Pompéi et Herculanum ont été déposés ici. Des fresques complètes, des mosaïques rares et des statuts de marbres ou de bronze recueillies dans les salons ou les jardins des villas de ces villes antiques y sont exposées et racontées.


Mais n’oubliez jamais d’être prudent. Une statue romaine est vite tombée!

 

 

Sorrento et la côte Amalfitaine

Je me suis dit qu’aucun malheur ne pouvait nous arriver si on allait passer une journée sur la côte Amalfitaine. Puisqu’il fallait faire un choix, on a opté pour Sorrento, la première ville touristique de la côte où c’était facile de faire un aller-retour dans la même journée. On nous y avait promis du beau, du bon et du romantique, rien ne pouvait mal aller. On la disait trop touristique, trop proprette, trop parfaite et plutôt chère. Et c'était vrai. Mais après avoir frôler la mort si souvent, ça revient bien banal surtout que Sorrento est aussi immensément agréable! Le plus grand des pièges m’attendait toutefois dans un détour : le coup de foudre éprouvé pour cette ville… et sa minestrone!

 

 

 

Sorrento, à pied, en une journée

La côte Amalfitaine a rempli ses promesses. Même dans ses petits détails. Comme cette entrée feutrée dans le cloître de Saint-François si paisible ou en enviant un peu tous ces jeunes mariés réglant leurs dernières pauses photo avant le grand moment sur ce balcon donnant sur la mer. Même en pénétrant dans une cour fleurie d’un hôtel de luxe, j’ai succombé. Et le coup fatal est arrivé dès les premières gorgées d’une bière bien fraîche dans le petit port de Marina Grande.

 




Et c’est ainsi, que j’ai ressenti soudainement le besoin de crier ma détresse : « Chériiii, on s’installe ici à la retraite pour y mourir ? »

 

Voyage effectué en octobre 2022.

Pour mes bonnes adresses italiennes, savoir comment se déplacer pendant ce séjour et plusieurs compléments d’informations sur certaines visites, il faut cliquer ici.

Pour ne rien rater à Rome, c’est par là!

 

Vous aimez? Épinglez-moi!



dimanche 11 décembre 2022

Séjour à Rome : pour ne rien rater de la ville éternelle


 

Séjour à Rome : pour ne rien rater de la ville éternelle

Quoi faire et quoi voir à Rome pendant 5 jours

 

J’ai atterri à Rome par un vendredi gris et tristounet. Mais rien ne pouvait alors altérer mon humeur. Surtout pas un ciel d’automne. Je posais enfin les pieds en sol italien. Au cours des prochains jours, j’allais pénétrer dans les hauts lieux de l’histoire antique et catholique qui, jusqu’à présent, n’étaient encore que des pages d’histoire bien théoriques ou des images tirées des Astérix de l’enfance. Et je comptais bien en profiter pleinement. Et enfin (devrais-je dire « mais avant tout »?), j’allais y retrouver chéri pour faire la découverte de la ville en sa compagnie. Comment aurais-je pu faire la gueule devant 2 ou 3 nuages pluvieux?!?


On s’était donné rendez-vous à la gare Termini. Là où tout Rome finit par se retrouver. On s’est bien regardé dans les yeux quelques minutes, joie de se revoir oblige, le temps d’un déjeuner sur une terrasse pour ajuster le corps et l’esprit à ce qui suivrait et en réalisant doucement la chance que j’avais d’être dans ce pays avec lui mais j’ai rapidement appris une première leçon indispensable à retenir avant d’arpenter les rues de Rome. Ici, il ne faut jamais oublier de lever les yeux. Peut-être un peu parce que chéri est très grand mais surtout parce que la beauté et l’histoire de la ville éternelle s’inscrivent de son pavé jusqu’au sommet de ses monuments!



On lève les yeux pour admirer l’extérieur mais aussi l’intérieur des bâtiments dont le dôme de l’église Santa Agnese in Agone sur la Piazza Navona qui date du XVIIe siècle…

 

Incursion au Vatican

Presque aussitôt entrée en Italie, j’ai voulu la quitter! On le fait tous l’espace de quelques heures pour passer sur le territoire voisin. Un état indépendant au coeur d’une capitale, c’est quand même intriguant. Je savais que j’y viendrais un jour. C’était donc le moment de m’emplir les yeux et la tête de cette splendeur, de cette richesse et de prendre la mesure de son passé. En entrant dans la basilique Saint-Pierre, je n’ai eu qu’un seul mot en tête : grandiose. Mais le Vatican, ce n’est pas que la plus grande église catholique du monde, reconnaissable entre toutes et de cette place du même nom d’où l’on attend, à intervalle plus ou moins régulier, une petite fumée blanche. C’est aussi un cours accéléré en histoire de l’art, un carrefour de toutes les cultures et une construction emblématique qui a façonné la face du monde et l’histoire de l’humanité.






Petite page d’histoire du Vatican

La légende veut que Saint-Pierre, l’apôtre bien connu, se soit rendu à Rome en mission évangélique où il mourut en martyr, crucifié tête en bas, sur ordre de Néron et fut enterré sur la colline du Vatican. Quelques années auparavant, il avait d’abord été nommé premier évêque de Rome, d’où démarrerait l’histoire chrétienne en Occident. Sur son lieu de sépulture, l’empereur Constantin fit élever une basilique dès les premières années du IVe siècle.

Il fallut attendre le XVIe siècle pour voir s’y implanter le bâtiment actuel et encore plus longtemps, soit seulement en 1929, suite aux accords de Latran, pour que l’état italien reconnaisse les frontières du Vatican.

 


Le Vatican a vu passer de nombreux artistes italiens au cours des siècles. Évidemment, on pense à Michel-Ange qui reçut le mandat de peindre le célèbre plafond de la chapelle Sixtine en 1508 mais à une certaine époque, on pouvait aussi y croiser Léonard de Vinci ou Raphaël qui peignit les appartements du Pape Jules II aujourd’hui renommés les Chambres de Raphaël, qu’on peut voir lors d’une visite des musées et qui sont magnifiques!

 


Une règle non écrite dit qu’à Rome, on ne construit jamais de bâtiment dépassant en hauteur Saint-Pierre-de-Rome!

 

 

Je recommande chaudement la visite guidée des musées du Vatican et de la chapelle Sixtine. Pour des raisons pratiques puisqu’on ne fait pas la file pour entrer et qu’on peut accéder à la basilique sans attendre pour y pénétrer (hors saison, j’ai estimé l’attente à la basilique entre 45 à 60 minutes). Mais aussi parce qu’on y apprend beaucoup et qu’on a même droit à quelques anecdotes papales. Pour connaître les détails de la visite guidée que j’ai faite, c’est dans cet article. Si vous ne le saviez pas, il est interdit de photographier l’intérieur de la chapelle Sixtine. Et contrairement à ce que je croyais, ce n’est pas dans un objectif de préservation mais plutôt parce que la dernière restauration des œuvres de la chapelle fut financée par de riches mécènes qui ont acquis du même coup les droits de reproduction. Bref, pendant les quelques minutes où vous accéderez à l’antre de la chrétienté, ouvrez bien grand les yeux du plancher jusqu’au plafond!




 

Circuit proposé pour la journée :

Sortir au métro Ottaviano situé à 500 mètres de l’entrée du Vatican. Comptez un bon 3 heures de visite. On en profite pour se rendre jusqu’au Château Saint-Ange et se balader dans le parc qui l’entoure et le long du Tibre. Retour par le métro Ottaviano ou Lepanto.

Total de kilomètres parcourus : environ 3 km (sans les détours, voulus ou pas)!



 

 La grande bouffe

J’avais aussi un autre plan pour Rome (et l’Italie en général) : faire une Josée Di Stasio de moi-même (vous vous souvenez de ses émissions spéciales en Italie?) et manger des pâtes. Me goinfrer de toutes les pâtes et de toutes les variétés de sauces, partout, tous les jours! Ça a commencé doucement avec des linguine Cacio e Pepe (poivre et pecorino romano) et puis, il y a eu des carbonaras dont mon estomac rêvait (des vraies carbonaras, sans crème hérétique et avec des lardons parfaitement croquants et tendres à la fois) et des raviolis dans une simple sauce tomate et parmesan à se rouler par terre. Il y a eu aussi des lasagnes mémorables et des gnocchis assaisonnés magnifiquement.


 

Manger à Rome, c’est avoir accès à toute la cuisine traditionnelle italienne et juste pour ça, j’y retournerais. Un sandwich au jambon cru mangé sur un banc de parc, une mozzarella di Bufala dont j’ai savouré chaque bouchée, un vinaigre balsamique onctueux versé sur des tranches de tomate, des tiramisus du plus classique à celui réinventé mais jamais décevants, un croissant à la pistache payé trop cher mais dont j’ai raffolé, un premier gelato au caramel l’instant d’une pause, des pizzas aux multiples garnitures, une minestrone longtemps espérée et des cappuccinos jusqu’à plus soif bus chaque fois au soleil sur des terrasses ici et là. J’ai eu ouï-dire qu’on ne boit pas de cappuccino passé midi à Rome. Qu’à cela ne tienne, j’ai pleinement assumé mon statut de touriste! Mes souvenirs culinaires de l’Italie auront été nombreux et marquants… et dignes d’une émission de Josée, n’est-ce pas?


Pour toutes mes bonnes adresses gastronomiques, vous les trouverez ici!


 

Rome antique et romantique

À Rome, on peut bien passer des heures yeux dans les yeux, en invoquant une déesse quelconque de la mythologie (et accessoirement, en buvant un aperol spritz), pour faire tomber sur nous l’esprit du romantisme. Mais on peut aussi, si on préfère ça plus simple, se balader main dans la main, au hasard des rues du centre historique, pour se plonger plusieurs siècles en arrière afin de s’imprégner de l’histoire de la Rome antique. Croyez-moi, marcher dans les pas d’une armée de légionnaires portant l’armure ou s’imaginer en vestale prenant la pose le long du Tibre est bien suffisant pour devenir sentimental!



Quoi ne pas rater dans les quartiers historiques de Rome

La Piazza Navona

Érigée sur l’ancien emplacement d’un stade antique, on s’arrête à la place Navona pour admirer ses fontaines dont celle des quatre fleuves, œuvre de Le Bernin et l’intérieur de l’église Santa Agnese in Agone et sa façade incurvée.


Panthéon de Rome

Temple du IIe siècle, il servit aussi comme tribunal, fut converti en église au Moyen-Âge et renferme les tombeaux d’artistes célèbres et de rois italiens dont celui du peintre Raphaël. Attention, certains jours, il ne se visite que sur réservation et reste fermé aux visiteurs lors de cérémonies religieuses.


Campo de’ Fiori

Grand marché de Rome à l’endroit où se trouvait, autrefois, un vaste champ fleuri (d’où son nom), on y fait quelques emplettes (on ramène des sachets d’épices italiennes qui ne prennent pas de place dans un sac à dos) et on va contempler la façade du palais Farnèse, bâtiment emblématique de la Renaissance italienne, construit à la demande du Pape Paul III et où l’on trouve actuellement l’ambassade de France.

Le forum romain

Là où la ville est née. Là où se déployait la vie politique, religieuse et culturelle de tout un empire. Là où les empereurs faisaient les lois, festoyaient, planifiaient les combats, priaient, se mariaient et parfois… mouraient assassinés! Après le Vatican, ce fût, pour moi, la visite la plus passionnante de la ville.


Le Colisée

S’il y a bien un incontournable lors d’un voyage à Rome, c’est ce monument! Impressionnant par sa taille, sa superficie, sa splendeur passée et toutes ses histoires de combats de gladiateurs et d’esclaves jetés aux fauves. Saviez-vous que c’est l’empereur Vespasien qui le fit construire vers 70 après J.C. ? Et que c’est donc dire que ni Jules César, ni Astérix n’y ont jamais mis les pieds!


 

Comme expliqué ici, j’ai fait une visite guidée du Colisée et du forum romain. Toutefois, si c’était à recommencer et parce qu'on aurait parfois aimé s’attarder à quelques endroits sur ces deux sites touristiques, j’opterais sans doute pour un audioguide et une visite autonome.

 


Circuit proposé pour la journée :

Au départ de la Piazza Navona, on se rend jusqu’au Panthéon pour se diriger par la suite vers Campo de’ Fiori et suivre le Tibre. Puis, on bifurque vers le Forum romain et le Colisée. Comptez au moins 3 heures pour ces deux derniers sites. Retour par le métro Colosseo.

Total de kilomètres parcourus : 3 km (sans la balade sur le site du forum romain).

 

 

Dolce vita à Rome

Quand je voyage dans une grande ville, j’ai toujours besoin de prendre une demi-journée pour me reposer dans un parc, faire un pique-nique, me promener tranquillement en observant la faune locale dans ses activités de tous les jours entre deux allées de verdure. Et dans la capitale, c’est à la Villa Borghese que j’ai expérimenté la dolce vita à la romaine! Des jardins ornés de bosquets fleuris, des enfants tournant sur des carrousels ou tentant leur chance à des jeux d’adresse, un petit temple au bord d’un étang où flottent quelques barques et même des oies et des tortues. Tout pour créer un décor propice à la paresse!



La parfaite Dolce Vita à Rome

La fontaine de Trevi

Autre incontournable de Rome, l’icône du film de Fellini reste la plus importante fontaine de la ville. Construite sur commande du Pape Clément XII, elle tient son nom des 3 voies qui y menaient. La coutume veut qu’en jetant une pièce de monnaie dans la fontaine de Trevi, dos à celle-ci, de la main droite vers l’épaule opposée, on s’assure de revenir dans la ville éternelle un de ces jours. C’est 14000 euros par semaine qui y sont lancés. Si on estimait sa construction à environ 17000 écus romains, on peut dire que ce fut un investissement profitable!


Piazza di Spagna

La place d’Espagne tire son nom de sa prise de possession par les espagnols, en 1620, afin d’y ériger son palais et ambassade. L’escalier monumental qui domine la place nous amène jusqu’à l’église gothique de la Trinité-des-Monts dont l’érection fut financée par la France. La fontaine Barcaccia, en bas de l’escalier, œuvre des Le Bernin (père et fils), fait partie du célèbre réseau d’aqueduc de Rome.


La Villa Borghese

En 1605, le cardinal Borghese reprend un vignoble pour créer un parc qui accueillera sa collection d’art. Au cours des ans, la famille l’améliore, le garnit, le fleurit. On y recense pas moins de 6 importants musées ou galeries d’art et même un zoo et c’est certainement l’un des plus beaux parcs où je me suis prélassée! Avec des enfants, c’est un arrêt gagnant. Et il y a des camions de rue un peu partout pour acheter une glace ou un panini.

 


Surprise totale à la légendaire fontaine de Trevi! Je m’attendais à des hordes de touristes entassés, jours et nuits, incapable de m’en approcher. Mais à cette période de l’année, j’ai pu facilement me faufiler jusqu’à son bord pour accomplir mon petit rituel. C’est sans doute autre chose en été, par contre. Mais attention, il est interdit de se prendre pour Anita Ekberg en toute saison!


 
Crédit photo: One chaï

Faire son voeu à la Fontaine de Trevi, c'est du sérieux!

 

Circuit proposé pour la journée :

Sortir au métro Barberini pour se diriger vers la Fontaine de Trevi. Puis, se rendre jusqu’à la Piazza di Spagna et monter l’escalier. De là, rejoindre le parc de la Villa Borghese et redescendre jusquà la Piazza del Popolo. Retour par le métro Spagna ou Lepanto.

Total de kilomètres parcourus : environ 3,2 km (sans la balade dans le parc).

 


Veni, vidi, vici

Paraît qu’il fallait y venir et voir le quartier de Trastevere. Mais nul besoin de le vaincre. S’agit simplement d’arpenter ses rues, de s’enfoncer dans quelques ruelles et de s’arrêter sur la terrasse d’une trattoria pour se laisser gagner par l’authenticité à la romaine que le quartier a conservée malgré qu’il soit devenu le quartier à la mode fréquenté par la jeunesse urbaine.





Où s’arrêter à Trastevere et dans son voisinage

Basilique Santa Maria in Trastevere

Située sur la jolie place du même nom, on entre à la basilique Sainte-Marie-du-Trastevere. Construite au IVe siècle, paraît que c’est ici que fut célébrée la première messe publique de Rome.


Fontana dell’Acqua Paola

Bien moins connue que sa petite sœur, la Fontaine à eau Paola reste remarquable par ses arcs et ses hautes colonnes de marbre. Datant de 1612, elle fournissait l’eau potable aux habitants du quartier. Elle porte à son sommet les armoiries de la famille Borghese.


Belvédère del Gianicolo

C’est la terrasse de Rome! On rejoint la Terrazza Piazza Garibaldi en longeant des rangées de grands arbres et de bustes d’italiens qui sont passés à l’Histoire. La promenade est immensément agréable!


 

Du haut de la colline du Janicule, avec Rome à ses pieds, on se croirait presque le héros de Sorrentino, profitant de ce que la ville a de mieux à offrir, au moment où le soleil décline à l’horizon et que toutes les coupoles de la ville se parent de doré. Je suis venue, j’ai vu et j’ai vaincu! Et je vous jure que j’ai croisé Nanni Moretti au belvédère (bon, chéri n’était pas complètement convaincu mais moi, je l’ai reconnu)!


Circuit proposé pour la journée :

Pas de métro dans Trastevere. La station la plus près est celle de Circo Massimo et à sortie, on en profite pour voir l’ancien circus maximus (et se prendre pour un spectateur de la célèbre course de chars dans Ben-Hur!) ou marcher vers le Tibre, le traverser et rejoindre le quartier de Trastevere. Après avoir fait le tour du quartier, direction nord-ouest jusqu’au belvédère del Gianicolo. Si on retourne en métro, il faudra poursuivre vers le Vatican (métro Valle Aurelia, Cipro ou Ottaviano) ou retourner sur vos pas jusqu’à Circo Massimo. Total de kilomètres parcourus : entre 7,2 km et 8,5 km.

 

 

Des kilomètres de pavé

Oui, il faut lever la tête à Rome mais il ne faut pas oublier de parfois baisser les yeux vers le sol. Ce n’est que pour cette unique raison que j’ai passé mon dernier après-midi au Parc dell’Appia Antica, au sud de Rome. Parce que c’est ici que passait autrefois la légendaire voie Appienne, la route romaine la mieux préservée qui reliait Rome au sud du pays. Marcher sur ces cailloux, c’est marcher sur les pas des grands empereurs au milieu de vestiges antiques et de lapins (il y en a vraiment partout) ou même de rencontrer des troupeaux de moutons! Avouez que ça surprend quand même dans une si grande ville!

 


"Marcher sur ces cailloux, c’est marcher sur les pas des grands empereurs au milieu de vestiges antiques..."


Circuit proposé pour la journée :

Sortir au métro Colli Albani pour se diriger vers le parc dell’Appia Antica. Retour par le métro Furio Camillo.

Total de kilomètres parcourus : environ 2,2 km (sans la balade dans le parc).

 

 

Enfin, lorsque vous repasserez par la station Termini (parce que vous y repasserez), faites le détour jusqu’à la basilique de Santa Maria Maggiore à quelques mètres de la gare. Pour voir une dernière église romaine avant de quitter mais pas n’importe laquelle. Sainte-Marie-Majeure, située au sommet de la colline de l’Esquilin existe, comme on la connaît, depuis le Ve siècle. Elle renferme une autre chapelle Sixtine, le tombeau du Bernin, la chapelle funéraire des cardinaux Sforza conçue par Michel-Ange, la plus vieille crèche de Rome et une porte sainte (bon, ça je l’ai appris après ma visite en fouillant un peu afin de trouver la raison pour laquelle les ouailles passaient l’embrasser)! On y vient en pèlerinage depuis des siècles puisque légalement, elle appartient au Saint-Siège et on se retrouve donc à l’extérieur du territoire italien. Ma façon de boucler la boucle de ce séjour à Rome en retournant une dernière fois en terre papale!



Quand tu vois des gens embrasser une porte, tu la prends en photo en te disant qu’elle doit avoir de l’importance!

 

J’ai embrassé entièrement, pendant cinq jours, tous les clichés de la ville aux sept collines sans même me sentir fautive. J’ai senti, goûté et admiré tous ses trésors en délicieuse compagnie. Rome a répondu complètement à ce pourquoi j’aime voyager. Vivre les lieux où se sont écrites les grandes pages de l’histoire de l’Humanité et découvrir la cuisine d’un pays. N'y-a-t’il pas gastronomie plus emblématique que celle de l’Italie?

Voyage effectué en octobre 2022.

 

Pour des conseils pratiques sur ce voyage, mes bonnes adresses gourmandes, les hébergements testés et mon budget, c’est par ici.

Pour faire la visite de Naples et de sa région, c'est par là!


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