dimanche 21 janvier 2018

SENSATIONS À NOLA



SENSATIONS À NOLA...
OU MES PREMIÈRES IMPRESSIONS DE LA NOUVELLE-ORLÉANS!


Dès que j’ai débarqué à la Nouvelle-Orléans (qu’on surnomme aussi NOLA, contraction de Nouvelle-Orléans et Louisiana), je savais que cette ville ne me laisserait pas indifférente. Tout y est mis en place pour émousser nos sens. Et l’expression « plus grande que nature » y prend tout son sens. Je serais bien incapable de vous la décrire en un seul mot (ni même en 2 ou 3 d’ailleurs!) parce qu’elle possède trop de visages différents. Je l’ai souvent adorée mais je l’ai aussi, à certains moments, détestée! Elle m’a amusée, engourdie, exaspérée, éblouie, fatiguée, étonnée mais toujours, elle a su me captiver, m’émouvoir et m’ensorceler.

Sûrement le coin de rue le plus photographié de NOLA!

À chaud (tellement à chaud que je débute l’écriture dans l’avion qui me ramène au pays!), selon mes notes et pensées déposées à mon journal de bord au cours de ces cinq jours passés au cœur de cette ville, je vous livre ici quelques impressions de cette première rencontre avec NOLA, toutes en sensations multiples (et en photos, bien sûr!).






Évidemment, lorsqu’on parle d’éveil des sens à NOLA, on pense immédiatement à la musique. Cette ville est sans contredit le berceau musical de l’Amérique où se mélangent toutes ses influences historiques : blues, jazz, folk, cajun ou rock. De Fats Domino à Louis Armstrong en passant par Elvis ou Janis. Et la musique se trouve réellement partout, à chaque coin de rue, derrière chaque porte et c’est joie de la découvrir si vivante, palpitante et créative.



Contrairement à plusieurs, la légendaire Bourbon Street ne m’a pas rebutée, principalement pour cette raison. Elle reste amusante par ce condensé de sons et de sensations qu’elle offre. Les cris des rabatteurs tentant de nous attirer dans leurs établissements participent à l’atmosphère particulière des lieux. C’est festif et décadent à la fois et ça m’allait très bien ainsi! Mais oui, c’est vrai, elle dégage aussi l’impression de tristesse qui vient irrémédiablement avec cette décadence. Parce que sachez-le, NOLA est festive, oui, mais aussi brute, franche et directe. Ici, pas de décor de carton-pâte : la débauche est présente et ne se cache pas. Elle contribue même à la légende. On s’y sent vivant, complètement et sans faux-fuyant. Reste qu’il est aussi choquant d’apercevoir ces tentes plantées sous les bretelles d’autoroutes alors qu’à quelques kilomètres de là, les touristes se vautrent dans des plaisirs impudiques.

La légendaire Bourbon Street

Royal Street, plus chic que sa voisine Bourbon mais tout aussi festive!

Frenchmen Street du Faubourg Marigny: fréquentée par les locaux et où j'ai passé une soirée particulièrement amusante!
Scènes de rues à NOLA



Les sensations de NOLA passent donc aussi par la vision qu’elle propose aux visiteurs de passage. Dès mon arrivée, mon regard ne peut se poser et il en sera de même pendant toute la durée de mon séjour. Mes yeux se portent d’un balcon ouvragé à l’autre, d’une façade rose à la jaune d’à côté, d’un néon accrocheur à celui de la boutique voisine. On garde la tête haute ici pour ne rien manquer. La Nouvelle-Orléans est peut-être âgée mais elle sait se faire belle et colorée. 




Et ses nombreux décors changeants participent à rendre la ville énigmatique et surprenante. Qu’elle soit historique, toute de fer forgé et d’inspiration espagnole. Ou plus lugubre, protégeant des secrets centenaires. Ou typiquement américaine avec ses hauts buildings modernes. Ou si naturelle par ses dizaines d’oiseaux nous tenant compagnie dans ce magnifique City Park. Elle surprend indéniablement notre œil. Surtout positivement mais parfois de manière plus négative, notamment le long des berges du majestueux Mississippi qui pourrait être si attrayant mais qui se révèle finalement plutôt décevant et beaucoup trop industriel.

Entretien avec un vampire... au cimetière Lafayette

Magnifique City Park (il y avait même des cyyyygnes!!!)


New-Orleans représente également un contraste frappant avec tous ses noms de rues ou de commerces francophones mais où plus personne ne parle la langue malheureusement. C’est aussi une humidité constante qui fait que le froid de janvier nous transperce et nous décourage parfois. Oui, je suis frileuse de nature mais tout de même rompue aux grands froids du Québec et aux façons de les contrer. Mais je me souviens d’une journée où j’ai été imprégnée de cette frilosité (malgré tout mon accoutrement!) qui m’a laissée exténuée (un salut spécial à tous ceux qui m’ont accompagnée dans les bayous et qui étaient bien moins vêtus que moi!). Vivement cette chaude et délicieuse soupe à l’oignon à mon retour en ville au Café Maspero!
Ne vous fiez pas au beau ciel bleu, il peut faire froid dans les bayous!

La ville peut aussi mettre notre patience à rude épreuve (ok, je confesse ici mon impatience face aux longues files d’attente et aux trop-pleins de gens qui bousculent tout sur leur passage!). Ce n’est pas toujours facile de se frayer un chemin sur certaines rues. Et si vous aviez vu la longueur de la file simplement pour accéder à l’entrée du renommé Café du Monde (où j’ai essayé d’entrer par trois fois, rien de moins!), vous comprendriez pourquoi je me suis rabattue sur mon guide de voyage pour trouver un autre endroit où déguster les illustres beignets sucrés! J’ai donc toutefois toujours réussi à dénicher des endroits plus calmes et j’ai toujours pu obtenir une table (ou un coin de bar) où j’en avais envie. Ne vous en faites pas trop, dans mes prochains articles, je vous parlerai de mes coins favoris où la foule est moindre lorsqu’on a envie de profiter tranquillement du moment présent.





Enfin, la Nouvelle-Orléans c’est tout spécialement ses goûts et ses odeurs emblématiques toujours prêts à mettre nos sens en alerte. L’odeur du sucre présente à Laura Plantation, celles du café et des fameux beignets qui nous ouvrent l’appétit devant le Café du Monde (alors imaginez d’autant plus mon agacement de ne pouvoir y entrer!), la fragrance des rosiers dans les parcs, celle de la friture présente dans plusieurs plats ou celle encore du goudron qu'on s'empresse de verser dans ses rues pour les embellir à la veille de Mardi Gras!




Les saveurs de NOLA ont évidemment happé mes sens de plein fouet. Toujours la bonne dose d’épices dans chacun des mets (et de tabasco, emblème de l’état!), toujours ces cocktails non seulement alléchants mais infiniment excellents et toujours la saveur à l’état pur de chacun de ces plats créoles ou cajuns : délicieux jambalaya, poulet frit croustillant, goût de mer de l’écrevisse ou parfaite tarte aux pacanes (mais je passe mon tour pour le gumbo pour lequel je n’ai pas du tout accroché!). Le chef et critique bien connu Anthony Bourdain a déjà déclaré que NOLA était une extase culinaire et il avait bien raison!

Tout "5 à 7" qui se respecte débute par un bloody ceaser "special" à NOLA

Les chocolats aux couleurs du carnaval de chez Sucré


Je vous ai jeté au visage toutes mes impressions et ces sensations sur la ville aussi crûment que NOLA peut l’être. Je ne cherchais pas à vous faire désirer cette ville à tout prix. Il faut la découvrir par soi-même pour s’en faire une idée. Mais comme je le prévoyais, elle ne laisse jamais indifférent. Si j’ai piqué votre curiosité, j’aurai accompli la mission que je m’étais donnée par cet article en espérant que vous aurez envie de me suivre prochainement dans la suite de mon aventure louisianaise puisque je vous reviendrai bien évidemment avec de prochains billets pour mieux vous faire connaître tous ces lieux visités. Je vous parlerai de tous ces énormes coups de cœur qui ont croisé ma route (et des petites déceptions aussi!) et de toutes les bonnes adresses où j’ai posé mon sac à dos. Soyez indulgents, j’ai tellement de choses à vous raconter et à vous montrer! Alors, on se dit à bientôt??!!