mardi 31 janvier 2023

Jouer au touriste à Saint-Dié-des-Vosges


Jouer au touriste à Saint-Dié-des-Vosges

 

Les douze coups du réveillon de Noël n’avaient pas encore sonné. Je crois même que les douze travaux d’Astérix n’avaient pas encore été diffusés à Ciné-cadeau. Mais je débarquais pour la première fois à Saint-Dié-des-Vosges, prête à célébrer et surtout, à découvrir cette commune de la région Grand Est (elle aussi, une première). Là je le sais que tu te dis : « Mais Annabelle, pourquoi as-tu fui le Québec pour te retrouver dans un autre endroit enneigé à Noël ? » C’est parce que j’avais une bonne raison et un guide parfait pour explorer les neiges urbaines des Vosges…

 

Cette visite guidée de Saint-Dié-des-Vosges participe au rendez-vous En France Aussi de février. Créé par Sylvie du blog Le Coin des Voyageurs, il invite les blogueurs à faire découvrir chaque mois les beautés et le patrimoine de la France selon un thème donné. Ce mois-ci, le thème « Balade en ville » est sous la direction de Claire du blog Deux tortillas & la fleur de Lys.

 


Si, comme moi, tu vis au Québec et que tu joues au touriste en France, il y a peu de chance que tu aies déjà placé le département des Vosges en haut d’une bucket list quelconque. Tu n’as probablement même jamais entendu parler de Saint-Dié-des-Vosges et pourtant! Pourquoi aller à Saint-Dié-des-Vosges ? Dans mon cas, la raison était bien simple. C’est l’endroit où habite ma belle-famille, chéri ayant grandi à quelques kilomètres de là. Dans ton cas ? Si tu aimes la montagne ou les sports de glisse, tu seras comblé. Situé au pied du Massif des Vosges, Saint-Dié est un excellent point d’encrage pour rejoindre facilement plusieurs domaines alpins de cette chaîne de montagnes. La Bresse Hohneck, Gérardmer ou Le Champ du Feu sont à moins de 50 km de Saint-Dié. Si tu aimes les petites villes originales où il est agréable de s’y balader, où tu découvriras quelques curiosités intéressantes et où tu trouveras tout à distance de marche, c’est aussi un bon choix de destination. Sache enfin que c’est un bel arrêt sur la route pour une prochaine escapade en Alsace.

Et puis, dire qu’on a passé ses dernières vacances au creux d’un vallon entre deux cimes des Vosges, ça fait une forte impression! Et si tu veux susciter l’intérêt encore plus, il existe une raison supplémentaire qui épatera toute la galerie…


 

Saint-Dié-des-Vosges et l’Amérique

Début du XVIe siècle, un groupe d’érudits français portés sur la poésie, la cartographie et la géographie est fondé à Saint-Dié autour d’une imprimerie locale et porte le nom de Gymnase vosgien. Ils y impriment une grande carte universelle et pour la première fois de l’histoire de l’Humanité, on y trouve une bande de terre, toute à gauche du dessin qu’ils ont nommé America en l’honneur d’Amerigo Vespucci revenu du continent quelques années plus tôt. C’est ainsi que Saint-Dié-des-Vosges a obtenu le surnom de marraine de l’Amérique en lui offrant son nom définitif. Une connexion si forte entre notre côté du monde et une ville des Vosges ne peut que mériter le détour!

Le planisphère de Waldseemüller
Source: Wikipedia - domaine public

Saint-Dié-des-Vosges est l’hôte, chaque automne, du festival international de géographie. Expositions, conférences, spectacles et gastronomie sont au programme. Les places pour assister aux activités sont gratuites mais limitées. Cette année, le festival aura lieu les 29, 30 septembre et 1er octobre 2023 et le pays à l’honneur pour cette édition sera le Chili.

 

 

Visite guidée de Saint-Dié-des-Vosges

Avant de partir en balade au centre-ville de Saint-Dié-des-Vosges, il faut que tu saches que la ville fut complètement détruite et pillée par les troupes allemandes en 1944. Selon les photos d’époque, la rue principale qui s’étend face à la gare n’était plus qu’un amas de pierre et de murs écroulés. Ne soit donc pas surpris par le modernisme apparent de cette commune et que la rue Thiers soit devenue une longue artère commerciale. Heureusement, l’église Saint-Martin, vêtue de grès rose des Vosges, a survécu aux incendies et aux dynamitages de l’ennemi. Alors, après t’avoir arrêté pour l’admirer et boire un coup sur la terrasse d’un café de la rue Thiers, je te propose de débuter officiellement la visite de Saint-Dié-des-Vosges à un autre bâtiment religieux.

 


La rue Thiers, avec ses trottoirs heureusement couverts, par une journée pluvieuse. Tout au bout, la gare de Saint-Dié et le clocher de l’église Saint-Martin.

 

Toute aussi rose que sa presque voisine, la Cathédrale Saint-Dié et son ensemble qui comprend l’église Notre-Dame de Galilée (aussi épargnée par les combats de 1944) et son cloître, est le plus important édifice de la ville. Plutôt sombre et froide à l’intérieur, il faut surtout profiter de ses aménagements extérieurs, de ce cloître lumineux et des petits espaces verts qui la bordent. Si, sous un ciel nuageux, c’était agréable de la découvrir, imaginez par une journée ensoleillée!




Lorsque tu seras repu de lieux saints, je t’invite à te diriger vers la rue Stanislas. Ça se pourrait que tu sois un peu surpris par l’allure de la construction que tu y apercevras. Mais je n’ai nul doute qu’elle saura piquer ta curiosité! Mais avant de te moquer de son aspect (j'avoue avoir déjà pensé que c'était des glissades d'eau!), sache que les résidents sont très fiers de leur Tour de la Liberté, une grande structure de métal pas particulièrement jolie mais immensément symbolique. Toute blanche et se voulant à l’image d’un grand oiseau déployant ses ailes en quête de liberté, elle fut construite dans les Vosges et rapatriée ici après avoir été une fière ambassadrice du bicentenaire de la révolution à Paris. Ne rate pas l’occasion d’y monter pour admirer le panorama sur la région. Malheureusement, lors de mon passage, elle était fermée mais à sa base, j’y ai trouvé un charmant petit marché de Noël. Bon, en vrai et puisque j’étais en terres françaises où tout ferme en plein cœur de la journée ben… il était fermé lui aussi! Mais il semblait charmant, promis!


 

Afin de profiter d’un autre joyau de Saint-Dié, naturel celui-là et pour bien poursuivre ta balade, je te conseille de rejoindre la Meurthe. La quoi? La Meurthe! C’est le principal cours d’eau dans le coin et marcher le long des quais qui bordent cette rivière est très agréable. Tu apprendras peut-être que sur cette rivière, pendant près de 400 ans, on pratiquait le flottage du bois. Oui, oui, la drave, comme chez-nous. Et voilà que nous avons un autre point en commun avec Saint-Dié! Et si tu la suis vers l’Est sur un peu moins de deux kilomètres, tu atteindras ce que les locaux appellent, la vanne de Pierre et sa passerelle, près de l’îlot Jean-Jacques-Rousseau, un petit barrage servant à réguler les eaux de la Meurthe. Si tu es parti tôt à la découverte de Saint-Dié et que le soleil s’est pointé cette journée-là, je te conseille de traîner ton pique-nique jusqu’ici, d’installer ta nappe à carreaux sur un coin de verdure et de profiter de l’instant et des canards sur la rivière.




Saint-Dié et une première version de la cathédrale furent fondées au VIIe siècle par Déodat, un moine irlandais qui donna son nom à la ville. D’ailleurs, les habitants de Saint-Dié se nomment les Déodatiens. En 2021, la ville s’est retrouvée dans une liste sélecte des 500 meilleures villes de France où il fait bon vivre.

 


Un musée à Saint-Dié-des-Vosges

Si, comme moi, la pluie se mêle de ta balade, tu ne seras pas en reste. Tu pourras te réfugier au Musée Pierre Noël, juste à côté de la cathédrale. Inauguré en 1977, le musée présente des expositions très diversifiées. D’abord musée d’histoire et d’ethnographie, il remonte jusqu’à l’époque gallo-romaine de Saint-Dié tout en racontant également les traditions populaires qui ressemblent beaucoup aux nôtres avec ses reconstitutions d’une classe avec ses vieux bureaux de bois, d’un atelier de cordonnier ou d’une ancienne épicerie, l’équivalent de notre magasin général d’antan.



Il se veut aussi musée d’art avec toute une section d’art moderne dont des œuvres de Léger ou de Miro, musée d’histoire militaire de 1800 à 1945 où Saint-Dié reste toujours présente et musée d’histoire naturelle avec sa collection ornithologique et ses spécimens de la faune locale où on retrouve même quelques espèces aujourd’hui disparues.

 

 

En visitant la collection archéologique du musée Pierre Noël, tu découvriras sans doute l’existence du camp celtique de la Bure d’où proviennent certains artefacts exposés. Situé un peu à l’extérieur de Saint-Dié, on accède à ce site classé monument historique par un réseau de sentiers pédestres qui t’amènera sur un haut plateau où s’installèrent, il y a fort fort longtemps, celtes, gaulois et romains sur cet emplacement alors fortifié.

 

 

Quelques originalités à Saint-Dié-des-Vosges

Dès le début de ma balade, je me suis aperçue qu’il existait à Saint-Dié-des-Vosges un très joli circuit de street art avec de grandes fresques disséminées aux quatre coins de la ville. Au détour d’une rue centrale en passant par la cour d’une école ou sur un ensemble de HLM aux limites de la ville, des artistes internationaux de différents styles sont passés par Saint-Dié pour laisser des traces colorées de leur talent et de leur travail sur ses murs. Une découverte coup de cœur qui, à elle seule, me donne envie d’y revenir pour tout photographier.

Une dernière curiosité de Saint-Dié-des-Vosges pour clore définitivement ta balade : s’arrêter pour voir une usine! Et là, tu te dis aussi : « Mais Annabelle, pourquoi tu m’envoies jusqu’à une usine toute en béton » ? Parce que l’usine Claude-et-Duval qui produit de la bonneterie depuis 1952, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il ne s’agit donc pas d’une manufacture banale puisqu’elle est le seul bâtiment industriel conçu par le célèbre architecte Le Corbusier qui fut très lié à la ville. L’usine appartient toujours à la famille Duval et une association locale tente d’y ajouter un centre d’interprétation de son architecture. Dans quelques années, tu pourras peut-être retourner à Saint-Dié et y voir un peu plus qu’une simple usine.

 

Après la deuxième guerre, lorsqu’il fallut rebâtir la ville, un grand plan de reconstruction fut mis en branle. Le Corbusier proposa un projet qui fut refusé mais son modèle fut finalement reproduit à bien d’autres endroits dans le monde. Ses plans et idées présentés à l’époque font partie de l’expo permanente du Musée Pierre Noël.

 




 

Ah oui, tu l’auras peut-être remarqué tout au cours de ma balade, mais en cette veille de Noël, je n’ai finalement pas arpenté des acres de neige vosgiennes, la météo n’ayant pas voulu collaborer avant mon arrivée. Ce sera pour une prochaine fois!

Voyage effectué en décembre 2022.


Après la neige, découvre les vieilles pierres du sud de la France ici.

Je te propose aussi une autre balade urbaine en France par là.

Pour voir tous les autres articles publiés sur le thème En France Aussi de ce mois-ci : suivre ce lien.

 

Vous aimez ? Épinglez-moi!


mercredi 11 janvier 2023

Voir Naples... et mourir un peu!


Voir Naples… et mourir un peu!

Un guide voyage différent de Naples et de sa région!

 

C’est en sortant de la gare que j’ai compris. Pas à l’instant même, non. Ça aurait été trop facile. Surtout que la place devant la gare est plutôt bien aménagée avec toutes les terrasses de boulangeries, de cafés ou de restaurants qui la bordent. Non, ce n’est pas non plus sur cette large esplanade pourtant réputée comme un haut-lieu du pickpocketing que j’ai su. C’est plutôt en arrivant au coin de la première rue rencontrée que je me suis rendue compte que ça pourrait être compliqué ici en lançant un véritable cri de cœur : « Chériiii, le feu est rouge »…

 

En un instant, j’ai été aspirée dans le tourbillon de Naples en tentant de sauver chéri d’une mort précoce. Un tourbillon de sons, de couleurs, d’odeurs et de saveurs. Tous les sens mis en éveil. On s’est rapidement empressé d’aller arpenter la ville qui allait me faire voir du très beau, me faire marcher sur des pavés millénaires… et me donner des sueurs froides! Mais pour survivre à Naples et sa région, n’écoutant que mon courage, je vous dévoile mes bons plans de voyage.

Crédit photo: One chaï
 

Dans les rues de Naples

Pendant 3 jours, on est passé d’un quartier à l’autre, du centre historique au chic bord de mer, du quartier espagnol en passant par ceux plus populaires où trônaient les étals de marchands. C’est la meilleure façon de s’imprégner de la ville à bon marché. On a aussi parcouru des trottoirs où les bennes à ordures débordaient mais heureusement, aucune attaque de rat ne fut à signaler et on a survécu. Parce que c’est aussi ça Naples. Et pour éviter d’y mourir d’un assaut sournois, il faut être un voyageur préparé!

 


De Porta Nolana jusqu’à la Piazza del Mercato, poissonniers, marchands de fruits et légumes, petites pizzérias donnant sur la rue et autres vendeurs ambulants se donnent rendez-vous près des gares. C’est le bon endroit pour y faire des provisions et prendre le pouls de Naples. On y trouve même certaines des meilleures adresses gourmandes de la ville. Grouillantes de vie le jour, les rues du quartier deviennent toutefois passablement moins fréquentées et fréquentables à la nuit tombée.

 

Oui, ce beau cliché de Naples au détour d’une ruelle du quartier historique où des draps sèchent en flottant au vent sur une corde tendue entre deux balcons d’un autre âge, existe vraiment. Et il contribue à cette authenticité à l’italienne telle que je l’imaginais. Encore plus lorsqu’on l’aperçoit assis à une terrasse, au pied de la basilique San Lorenzo Maggiore, à siroter une limonade. Petite pause dans le brouhaha des passants. Et se poser à l’entrée d’une église, ça nous épargne d’une possible altercation entre deux mafiosi napolitains, non ? Surtout que le quartier est même inscrit à la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO!




Au XVIe siècle, le royaume de Naples appartient à la couronne d’Espagne qui y installe ses troupes. Il subsiste de cette époque le quartier espagnol aux ruelles commerçantes et parfois piétonnes où roulent les vespas au travers des passants. Vous êtes prévenus, pour éviter la collision, mieux vaut s’attabler rapidement à une terrasse pour savourer de bonnes lasagnes ou s’engouffrer au cloître de Santa Chiara!


La journée n’était pas encore terminée que j’envoyais déjà un second avis, ferme mais salvateur puisqu’il semblait se croire encore sur une piazza au passé espagnol : « Chériiii, prend le passage pour piétons, bon »!

 

Tourisme religieux à Naples


Comme partout en Italie, les églises de Naples sont à la fois des musées d’art gratuits, des lieux historiques et des chefs-d’œuvre d’architecture. Le Duomo de Naples n’y échappe pas. Aussi nommé cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, elle date du XIIIe siècle, renferme quelques reliques saintes et si, normalement, vous mourez d’ennui à visiter les lieux saints et que vous ne devez en choisir qu’un seul dans cette ville, ce pourrait bien être celui-ci.

 

 

La chic Naples

Parce qu’un court séjour à Naples n’est pas complet si on ne s’approche pas de la mer, on a pris le métro jusqu’à la station Municipio pour admirer châteaux et palais et s’installer quelques temps loin des dangers de la circulation routière, en prenant un grand bol d’air iodé sur une terrasse de Borgo Marinari, ancien quartier de pêcheurs. C’était sans compter une horde de manifestants aux abords du Castel Nuovo que l’on a fuie en se réfugiant à la Galleria Umberto I, de grandes halles couvertes où flânent les napolitains devant les vitrines des boutiques de luxe.







Conspirations, sièges ou démission de pape, le Castel Nuovo, devenu musée, en a vu de toutes les couleurs depuis le 13e siècle. Pour ne pas être victime d’un sombre événement, mieux vaut se sauver sur la Piazza del Plebiscito devant la belle façade symétrique du Palais royal, ornée des rois de Naples, pour souffler un peu!

 

Mais ce n’est pas parce qu’on fréquente les beaux quartiers que l’on doit arrêter d’être vigilant. Oh que non! « Chériiii, arrête de traverser n’importe où ». C’est là qu’il m’a fait comprendre que pour ne pas que je meurs bêtement à Naples, j’étais aussi bien de le suivre…

 

Meilleur plan à Naples

Si vous voyagez à petit budget, il faut absolument mettre le Castel dell’Ovo à votre agenda! Sur un petit îlot de Naples que l’on rejoint par une passerelle de pierres, se trouve le château de l’Oeuf, plus ancien château de la ville et forteresse qui tire son nom d’un œuf qui se trouverait sous ses fondations. La légende dit que si l’œuf était détruit, c’est tout Naples qui tomberait en ruines.

 



Lorsqu’on emprunte le chemin de ronde du bâtiment qui monte jusqu’à une cour supérieure, on profite de superbes panoramas sur la baie de Naples et la ville, le tout entièrement gratuitement!

 


 

 

Pompéi

Nos études, nos lectures, nos intérêts passés ou passagers, depuis l’enfance, influent beaucoup sur les destinations que l’on rêve d’atteindre, de découvrir, qui nous fascinent et nous attirent vers elles inévitablement. Il y eut la Provence de Pagnol, le San Francisco du Summer of love, les anciennes plantations du sud des États-Unis de Scarlett, entre autres. Et il y avait Pompéi. Pas de blague à faire avec Pompéi que j’attendais avec impatience!




Pompéi, un peu mystérieuse, où l’Histoire (avec un grand H) s’inscrit dans chacun de nos pas ou dans le frôlement de sa brique. Émouvante Pompéi qui impressionne par sa conservation exceptionnelle et son immensité. Pompéi qui nous transporte directement à cette époque où l’on parlait affaires aux thermes. Où l’on portait tunique et perles dans les cheveux avant de passer de la maison aux murs richement décorés à la cour intérieure garnie de mosaïques et de fontaines. Ou là où l’on paradait en famille dans les gradins de l’amphithéâtre. Pompéi tant espérée qui a rassasié mes racines d’historienne.





Ancienne cité prospère, Pompéi connut ses heures de gloire à l’antiquité. Ensevelie en l’an 79 de notre ère par une éruption du Vésuve, elle fut magnifiquement préservée par les cendres volcaniques pour devenir un important site archéologique. Et oui, on reste impressionné et ému devant les corps pétrifiés et le raffinement de certaines villas. On peut combiner sa visite avec celle d’Herculanum et/ou gravir le célèbre volcan.

 

« Chériiii… Ah non, ça va ici. Passe où tu veux, aucune chance que les chats de Pompéi te piétinent ». Quoique des chats…

 

Pour mieux apprécier votre visite de Pompéi

Parce qu’on aime toujours en savoir un peu plus lors d’une visite de si haute importance mais qu’on n’a pas toujours envie de suivre un guide, je recommande l’entrée au Musée archéologique national de Naples juste avant de se rendre à Pompéi. Considéré comme l’un des plus grands musées d’histoire du monde, plusieurs pièces et artéfacts puisés à Pompéi et Herculanum ont été déposés ici. Des fresques complètes, des mosaïques rares et des statuts de marbres ou de bronze recueillies dans les salons ou les jardins des villas de ces villes antiques y sont exposées et racontées.


Mais n’oubliez jamais d’être prudent. Une statue romaine est vite tombée!

 

 

Sorrento et la côte Amalfitaine

Je me suis dit qu’aucun malheur ne pouvait nous arriver si on allait passer une journée sur la côte Amalfitaine. Puisqu’il fallait faire un choix, on a opté pour Sorrento, la première ville touristique de la côte où c’était facile de faire un aller-retour dans la même journée. On nous y avait promis du beau, du bon et du romantique, rien ne pouvait mal aller. On la disait trop touristique, trop proprette, trop parfaite et plutôt chère. Et c'était vrai. Mais après avoir frôler la mort si souvent, ça revient bien banal surtout que Sorrento est aussi immensément agréable! Le plus grand des pièges m’attendait toutefois dans un détour : le coup de foudre éprouvé pour cette ville… et sa minestrone!

 

 

 

Sorrento, à pied, en une journée

La côte Amalfitaine a rempli ses promesses. Même dans ses petits détails. Comme cette entrée feutrée dans le cloître de Saint-François si paisible ou en enviant un peu tous ces jeunes mariés réglant leurs dernières pauses photo avant le grand moment sur ce balcon donnant sur la mer. Même en pénétrant dans une cour fleurie d’un hôtel de luxe, j’ai succombé. Et le coup fatal est arrivé dès les premières gorgées d’une bière bien fraîche dans le petit port de Marina Grande.

 




Et c’est ainsi, que j’ai ressenti soudainement le besoin de crier ma détresse : « Chériiii, on s’installe ici à la retraite pour y mourir ? »

 

Voyage effectué en octobre 2022.

Pour mes bonnes adresses italiennes, savoir comment se déplacer pendant ce séjour et plusieurs compléments d’informations sur certaines visites, il faut cliquer ici.

Pour ne rien rater à Rome, c’est par là!

 

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