lundi 29 juin 2020

7 idées d’escapades autour de 7 bonnes tables au Québec





7 idées d’escapades autour de 7 bonnes tables au Québec


Cet été, Covid oblige, on privilégie les voyages au Québec. Et parce qu’on voyage aussi au Québec pour sa gastronomie et ses bonnes tables, je vous propose un petit article plutôt différent de mes récits de voyage habituels mais rempli d’idées d’activités estivales aux quatre coins de la province. La particularité de toutes ces escapades que l’on s’offre le temps d’un weekend ou sur la route des vacances ? C’est qu’elles tournent toutes autour d’une bonne adresse gourmande! Et je suis convaincue qu’il y en a quelques-unes auxquelles vous n’auriez pas songé… Alors, on va où cet été?!?



La Malbaie ~ Charlevoix

On fait quoi ?

On part en randonnée au Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière Malbaie pour admirer la beauté de ses vallées et se sentir tout petit devant les montagnes de la région en imaginant Menaud, le héros du roman, descendre la rivière à la drave. On peut aussi s’embarquer sur le bateau-mouche pour une croisière (lorsque le service sera rétabli, n’oubliez pas de vérifier avant de vous y rendre) en souhaitant apercevoir un orignal se désaltérer sur la rive!


  
On mange où ?

Sur la terrasse du restaurant Bellerive du Manoir Richelieu, bercée par le fleuve, où l’on nous propose les saveurs régionales dans un menu raffiné et revisité. Et lorsque l’on sait que la route des saveurs de Charlevoix se décline à l’infini, on s’en lèche déjà les doigts!


  

Quoi d’autres ?

● Visiter les Jardins du cap à l’Aigle où on déambule entre plates-bandes fleuries et ruisseau apaisant.

● Découvrir l’histoire, le patrimoine et l’art populaire de la région au Musée de Charlevoix tout en profitant de son site enchanteur.

● Suivre la fameuse route des saveurs de Charlevoix en s’arrêtant chez les producteurs locaux de toute la région.




Kamouraska ~ Bas Saint-Laurent

On fait quoi ?

On fait la tournée des artisans locaux de Kamouraska en débutant chez Champagne & Paradis pour se procurer une jolie sculpture, un superbe carnet de note ou des bonbons à l’ancienne. On poursuit à la Boulangerie Niemand pour un pain pétri à la main selon la tradition allemande. On termine en s’arrêtant au Magasin général de Kamouraska pour son comptoir gourmand et son coin brocante.



On mange où ?

À la Poissonnerie Lauzier pour se régaler, en terrasse ou en cabine, de sa bisque de homard, d’un crabe cake ou simplement du smoked-meat maison (et on fait le plein de produits frais dans la glacière pour en ramener à la maison)!




Quoi d’autres ?

● Se balader au village sur les vélos roses vintage de la galerie d’art et boutique de Champagne & Paradis pour voir et être vu!

● S’extasier devant les couchers de soleil qui, selon la légende, seraient parmi les plus beaux du monde tout en pêchant au bout du quai.

● Gravir la Montagne à Coton pour voir la région d’un autre œil du haut d’un de ses 5 belvédères.




Percé ~ Gaspésie

On fait quoi ?

Mais quelle question! On longe la plage pour contempler le célèbre rocher Percé de plus près, véritable emblème de toute la Gaspésie mais qui représente surtout un monstre de calcaire vieux de 375 millions d’années et abritant une panoplie d’espèces d’oiseaux marins. Vous le saviez que le Rocher Percé avait déjà eu plus d’une arche ?



On mange où ?

Avec l’Île Bonaventure comme toile de fond, à La Boîte à Fruits de Mer pour goûter ce que le monde marin a de mieux à offrir. Mention spéciale pour leur soupe de poissons qui n’est rien de moins qu’un pur délice!




Quoi d’autres ?

● Aller à la rencontre pas banale de l’imposante colonie de fous de Bassan (la plus accessible au monde) sur l’Île Bonaventure.

● Grimper les sentiers du Mont Ste-Anne pour atteindre la passerelle vitrée du Géoparc de Percé et voir la ville d’en haut.

● S’imprégner de l’ambiance hippie de ‘69 par le biais d’une page d’histoire felquiste à la Maison du Pêcheur.




Wendake ~ Région de Québec

On fait quoi ?

On visite l’unique Hôtel-Musée des Premières Nations de Wendake, bordé par la rivière St-Charles et présenté dans un cadre d’exception et on en profite pour enrichir nos connaissances sur la culture huronne-wendat au musée qui s’y trouve et où toute la vie à l’époque de la colonie se déroule sous nos yeux.



On mange où ?

Au restaurant de l’hôtel, le bien nommé La Traite, pour goûter à des plats traditionnels réinventés dans un décor moderne et épuré. Du pain banique aux produits de leur fumoir en passant par des viandes de gibier de grande qualité, on se régale de façon pour le moins originale.




Quoi d’autres ?

● Compléter son éducation amérindienne en visitant le site traditionnel huron Onhoüa Chetek8e pour prendre place dans un rabaska traditionnel ou dans la hutte de sudation.

● Marcher jusqu’à la chute Kabir-Kouba pour voir sa falaise et ses vestiges archéologiques et poursuivre, si le cœur nous en dit, le long du parc linéaire de la rivière St-Charles.

● Rendre l’expérience wendate complète en passant la nuit dans une véritable « maison longue » fabriquée de billots de bois et recouverte d’écorce et en assistant à une soirée de mythes et légendes autour du feu.




Shawinigan ~ Mauricie

On fait quoi ?

On monte tout en haut d’un ancien pylône ayant servi au transport de l’électricité à la Cité de l’énergie à Shawinigan pour tout savoir du passé industriel de la ville et de notre richesse naturelle qu’est l’hydroélectricité à l’époque de la Shawinigan Power and Water Corporation qui contribua grandement à façonner la région.



On mange où ?

À une adresse qui fait la fierté de la ville, la microbrasserie le Trou du Diable, pour tester avant tout leur gamme de bières brassées par la maison ou d’importation dans un lieu convivial. On déguste les poutines de luxes, les burgers classiques ou les tartares avec gourmandise et on ramène notre bière préférée à la maison.




Quoi d’autres ?

● Traverser le parc de l’Île Melville et se rendre aux Chutes de Shawinigan d’une hauteur de 42 mètres (soit que 5 mètres de moins que celles du Niagara).

● Randonner au Sentier Thibaudeau-Ricard le long de la rivière Shawinigan où les curieux pourront y croiser des vestiges d’anciens barrages.

● Poursuivre l’exploration de l’Histoire de la Mauricie au Lieu historique national des Forges-du-Saint-Maurice afin d’en apprendre plus sur l’industrie sidérurgique du pays sur fond de légendes faisant sortir le diable de l’enfer.




Saint-Gabriel-de-Brandon ~Lanaudière

On fait quoi ?

On prend le temps de déguster les vins primés du Vignoble Saint-Gabriel à Saint-Gabriel-de-Brandon qui, lors de son ouverture, fut le premier vignoble biologique du Québec. On descend aussi dans sa belle cave à vins, on regarde les petits s’émerveiller dans son musée des tracteurs antiques et on s’attable sur la terrasse avec vue pour goûter ses assiettes-dégustations de produits locaux.



On mange où ?

Au cœur du village de Saint-Gabriel, au restaurant Ma Cuisine où les produits d’ici font belle figure. Difficile de choisir entre le délicieux fish n’ chips de la maison, le tartare ou les pâtes au fromage bleu (sans passer à côté du gâteau au fromage) et on n’oublie surtout pas de jeter un coup d’œil à la nouvelle murale de la cour arrière!

Crédit-photo: Restaurant Ma Cuisine


Quoi d’autres ?

● Réserver son kayak ou sa planche à pagaie chez Courant Marin pour voguer sur les eaux du lac Maskinongé ou simplement paresser tout l’après-midi sur la plage.

● S’initier à l’art contemporain à la Galerie YL-S qui présente jusqu’en août des artistes d’ici qui exposent en vitrine pendant que l’on admire les œuvres de l’extérieur, à toute heure du jour ou de la nuit.

● Pique-niquer aux Sentiers Brandon, lieu créé dans les années ’40 pour le ski et fortement fréquenté à l’époque par des sportifs de partout. On se rend jusqu’au bout du sentier panoramique pour avoir la plus belle vue sur la campagne et le lac à l’horizon.




Bouchette ~ Outaouais

On fait quoi ?

On va à la pêche ou on part en canot au Parc régional du Lac 31 milles composé d’une multitude d’îles sauvages. Demandez avant le départ du Village Majopial de Bouchette où se trouve le petit lac intérieur sur l’une d’entre elles pour y faire un arrêt. Un secret bien gardé de la région.



On mange où ?

À l’excellent L’Huile d’Olive sur la terrasse qui donne sur le lac pour des plats gourmets alliant terroir et modernité mais dans une ambiance décontractée où les campeurs du parc côtoient les fêtes chics. On débute le repas en descendant à la cave pour y choisir son vin qui accompagnera cette cuisine de saison.




Quoi d’autres ?

● S’offrir une nuit sur une île déserte auprès de l’organisme SAGE qui gère le parc et qui propose même de vous reconduire à votre eldorado à l’eau turquoise sur sa chaloupe-navette.

● Observer Bambi de près dans son habitat naturel au Centre d’interprétation du cerf de Virginie qui soigne et réhabilite des bébés faons, le tout sur un réseau de 14 kilomètres de sentiers pédestres.

● Golfer sur un parcours neuf trous au Domaine de l’Île Patry où on profite du sport et de la tranquillité de l’endroit. On y offre aussi des activités pour toute la famille.



Vu la situation actuelle, je vous recommande chaudement de toujours bien vérifié avant votre départ si l’entreprise ou le site touristique choisi est bien ouvert et de réserver votre place au restaurant puisque tous ont du réduire le nombre de places disponibles dans leur établissement.


D’autres idées de vacances au Québec ? Pourquoi ne pas lire (ou relire) ces articles sur Baie Saint-Paul dans Charlevoix, la Côte de Beaupré près de Québec ou découvrir encore plus de bonnes adresses pour poursuivre sa visite de Percé.


VOUS AIMEZ ? ÉPINGLEZ-MOI!


lundi 16 mars 2020

Tout ce que j'ai appris à Lens



LENS ~ FRANCE
Tout ce que j’ai appris à Lens


La région des Hauts-de-France et moi, c’est une histoire d’amour particulière, chaque fois inattendue, placée sous le signe des amitiés étonnantes contribuant largement à mon plaisir d’y retourner. C’est aussi un apprentissage continuel où j’apprends à connaître cette région du nord par ses villes où l’on va trop peu, nous québécois, mais aussi par sa culture unique, par son Histoire fascinante et par ses ambassadeurs toujours si accueillants. Comme lors de mon dernier passage à Lille, tout a commencé par une invitation imprévue que je ne pouvais refuser, celle d’aller voir Lens. D’abord parce qu’elle tournait autour d’un événement où se retrouverait la principale raison de mon affection pour la région : mon irremplaçable gang d’En France Aussi! Mais aussi parce que je savais trop bien qu’il me restait tant à y découvrir. Voici donc, dans le désordre, tout ce que j’ai appris à Lens…


Lens ?

C’est tout à fait normal si vous vous demandez où se situe Lens. Non, vous ne manquez pas de culture géographique! Ici, lorsqu’on pense au nord de la France, on ne songe pas nécessairement à Lens. Facilement accessible pourtant, on peut rejoindre le cœur de cette petite ville d’un peu plus de 30 000 habitants par train directement de Paris en une petite heure seulement. L’endroit parfait pour sortir des sentiers battus!

Oh, j’oubliais! Sachez que si on vous parle de Liévin, il s’agit de la ville voisine, regroupée à Lens pour former l’agglomération Lens-Liévin qui s’étend sur toute la plaine de Lens. Et si ça ne vous dit toujours rien, vous verrez plus loin dans mon billet que vous connaissez cette région bien mieux que vous ne le croyiez…


Il faut aussi savoir qu’à la première guerre mondiale, la ville de Lens et une bonne partie de la région furent complètement rasées par les Allemands…


Une histoire de corons et de terrils

Oui, c’est tout à fait normal si vous vous demandez ce qu’est un coron ou un terril! C’est que le patrimoine minier est très présent à Lens et un peu moins chez-nous. Tout ce pan de l’histoire du nord est absolument passionnant. J’aurais continué pendant des heures à me faire raconter la vie des mineurs qui se déroulaient derrière les portes et dans les petites cours de ces maisons à l’architecture bien typique, souvent construites en bande, qu’on appelle les corons. Et toutes les images préfabriquées qu’avait pu m’inspirer le célèbre Germinal de Zola furent ici revues et corrigées.

Pour une visite guidée des quartiers ouvriers que je recommande fortement, informez-vous directement à l’office de tourisme de Lens-Liévin. Ne me reste plus qu’à apprendre l’hymne des corons qui retentit bien haut dans le stade adjacent de la mythique équipe de foot locale!




Les Lensois vécurent longtemps du charbon et habitèrent autour des fosses où les compagnies développèrent de véritables petites cités avec équipements collectifs (églises, écoles, services de santé) et quartiers d’habitation. Le bassin minier de la région est même inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Après la grande guerre et la destruction de la ville, plusieurs immigrants polonais vinrent s’ajouter à cette main-d’œuvre ouvrière et laissent, encore aujourd’hui, leur marque dans la région.


Vous ne pouvez les rater. Ils parsèment le paysage de Lens de leur ombre intimement liée au passé industriel de l’endroit. Lorsqu’on les aperçoit, on se demande instantanément ce que la nature a bien pu créer ici et lorsqu’on sait, on se questionne quand même! Même leur nom, on apprend à le prononcer. Il s’agit des terrils, on le prononce terri (comme fusil ou outil) et ils sont bel et bien l’œuvre des humains. Le lien avec le tourisme? C’est qu’ici, vous pouvez grimper au sommet d’un des deux terrils jumeaux pour voir le bassin minier autrement et on s’étonne dès lors de voir la nature reprendre ses droits sur ces collines noires.





Un terril est un amoncellement de résidus miniers accumulés au cours des décennies. Les terrils jumeaux de la fosse 11-19, situés plus précisément à Loos-en-Gohelle (à environ 3 km de Lens), sont les plus hauts d’Europe mais on en compte jusqu’à 340 dans la région. À leur base, on visite aussi les installations de l’ancien puits de mine, fermé en 1986 et devenu fleuron patrimonial et classé monument historique.


Découvrir le Louvre à Lens

Vous êtes parfaitement normaux si pour vous, le Louvre, ça se trouve à Paris! Mais à Lens, vous apprendrez rapidement que le Louvre a un petit frère et qu’il se trouve ici, le musée du Louvre-Lens. Inauguré en 2012 à l’emplacement d’une ancienne fosse, épousant le paysage minier à merveille, il est la fierté des habitants qui ont tous contribué, d’une manière ou d’une autre, à la ferveur de sa candidature et, parallèlement, au renouveau de la ville. On y conserve les trésors des caves du musée de Paris, loin des soubresauts de la Seine et on y présente 200 chefs-d’œuvre provenant des célèbres collections. La Galerie du temps, la salle de l’expo permanente, où l’on remonte le temps à travers les millénaires artistiques, est spectaculaire!




Jusqu’à la fin du mois de mars, vous pourrez peut-être voir (circonstances particulières obligent) l’exposition Kasimir Zgorecki qui suit le travail de l’artiste photographiant la vie des émigrés polonais de l’entre-deux-guerres. J’ai adoré! Et puis, jusqu’en juillet aura lieu l’expo Soleils Noirs où le noir du charbon de la terre lensoise rencontre l’Art avec un grand A. Intriguant n’est-ce pas ?


Apprendre à brasser la bière à la brasserie Saint Germain

Je confesse ici ne pas être une grande amatrice de bières. Mais lorsqu’on va dans le nord, c’est quasi-impossible de ne pas en boire une pinte ou deux! À la brasserie Saint Germain, située à Aix Noulette (ce que j’appellerais banlieue de Lens en autant que Lens puisse avoir une banlieue), j’ai tout appris sur le processus de fabrication de cet élixir. Des grandes cuves de fermentation jusqu’à la mise en bouteilles de leur Gamme Page 24, cette petite brasserie artisanale, misant prioritairement sur des ingrédients locaux, est l’endroit idéal pour s’imprégner de cette tradition régionale en goûtant d’abord le houblon sucré et en terminant par le produit fini. Et vous aurez, vous aussi, bien des questions en passant devant le vieil alambic…



La légende dit qu’au XIIe siècle, Hildegarde von Bingen, religieuse bénédictine devenue Sainte, ayant découvert les propriétés aseptisantes du houblon, écrivit un traité sur la bière (déjà, n’est-ce pas là une bonne raison d’être canonisée)?!? Toutefois, il semblerait que la page consacrée aux grands secrets de sa fabrication ait mystérieusement disparue. Et quelle était donc cette page? Et oui, la page numéro 24 (j’adore cette histoire)!


Tourisme de mémoire à Notre-Dame de Lorette

Ça reste tout à fait normal si vous n’avez jamais entendu parler du Mémorial 14-18 Notre-Dame-de-Lorette! Non, je ne parle pas ici d’un village du Lac Saint-Jean ou d’une église de Wendake! Je parle d’une colline, théâtre d’une triste histoire, celle de grandes batailles funestes entre soldats français et allemands entre 1914 et 1918. Dispersé sur trois sites, le mémorial est un lieu où l’on vient se recueillir, bien sûr mais aussi se souvenir, rendre hommage et se rassembler, pour différentes raisons…



On se doit de débuter la visite par la nécropole Notre-Dame-de-Lorette où 42000 soldats tombés au combat sont enterrés au pied de la basilique, sans distinction de rang, de nationalité ou de religion. L’image de ces nombreuses croix alignées est puissante. Ici, on a droit à une grande page d’histoire méconnue pour nous mais à ne jamais oublier.


Vous poursuivrez la visite à l’Anneau de la Mémoire, monument à l’architecture moderne et particulière où vous attend une leçon de fraternité. Vous y trouverez assurément le nom d’un ancêtre ou d’un possible cousin germain parmi les 580 000 mentions de soldats ayant versé leur sang sur les terres de toute la région. Ici, le mémorial semble nous dire qu’au fond, tous étaient frères d’armes et qu’on est tous égaux face à la mort.



C’était LA raison principale de ce voyage de presse. Le vernissage des copines blogueuses Paule-Élise et Hélène, les Deux Dames en Van, au centre d’histoire du Mémorial Notre-Dame de Lorette. Elles nous proposent jusqu’au 17 mai l’expo Vest Pocket Memories.

NOTE: Vu la situation sanitaire mondiale engendrée par le COVID-19 en ce printemps 2020 (on s'en souviendra longtemps), l'expo sera prolongée et de retour dès la fin de ce confinement et c'est une excellente nouvelle! Et en attendant, vous pouvez même en avoir un aperçu virtuellement parlant, en cliquant ici!




Ici, leurs photos prises sur les lieux de mémoire de la première guerre mondiale à travers toute l’Europe avec leur appareil Kodak Vest Pocket datant de la même époque et largement utilisé par les soldats au front, sont présentées dans un cadre absolument parfait. Courrez-y!



Crédit photo: Ines de Les Millet du 62

Ce que j’y ai appris? Que l’amitié de chacune des personnes qui composent l’équipe En France Aussi, souvent à des milles les unes des autres mais rassemblées par leur amour pour le pays (et la meilleure équipe du monde), m’est précieuse. C’est toujours un grand plaisir de vous retrouver et une fierté de vous représenter jusque chez-moi. Ici, la devise de Lens, « le sens de l’essentiel », prend tout son sens, ne trouvez-vous pas ?!?


Crédit photo: Ines de Les Millet du 62



Au cœur des tranchées à Vimy

C’est tout à fait normal si vous ne… Oups… Ha non! Là, avouez que ça vous dit quelque chose! C’est que l’on est presque en terres canadiennes ici! Qui plus est, l’image du Mémorial national du Canada à Vimy vous est particulièrement familière. Allez, sortez un billet de vingt dollars de votre poche pour voir! Il est grandiose ce mémorial et trône sur la crête de Vimy, visible à des lieux à la ronde. Le découvrir, comme moi, sous un ciel gris, décuple même l’émotion ressentie lorsqu’on prend toute la mesure de ces champs de bataille où se battirent des milliers de nos soldats.

C’est tout aussi émouvant de se transporter dans les tranchées et de descendre dans les souterrains où se déroulèrent batailles et planification. On imagine bien le courage des hommes mais aussi la peur et la panique qui devaient parfois surgir des tréfonds de ces galeries. Voir la proximité des tranchées allemandes et canadiennes nous fait visualiser avec grande surprise le défi qui attendait ces hommes de guerre. En plus, ce sont des guides canadiens qui nous font faire la visite et ils sont fort intéressants.




La bataille de la crête de Vimy s’est déroulée en avril 1917. Pendant 4 jours, les soldats canadiens tentèrent de reprendre la crête des mains des allemands avec succès. Le monument et les lieux reboisés rendent hommage aux sacrifices faits par nos 66000 soldats morts sur les champs de bataille français au cours de cette guerre.


INFOS PRATIQUE


On dort où ?

L’Heure bleue : Située à moins de 10 km de la gare de Lens, à Givenchy-en-Gohelle. Une ancienne maison de ferme transformée en magnifique maison d’hôtes. J’ai trop bien dormi dans le calme de l’un des grands gîtes proposés et les petits-déjeuners sont exquis!




Hôtel Louvre-Lens : Ici, c’est chic et moderne et incroyablement surprenant lorsqu’on apprend que l’hôtel est, en fait, d’anciens corons reconvertis. Parfait pour rayonner sur toute la région!




On mange où ?

La Baraque à frites : Après la bière, le nord est reconnu pour ses frites. On vient à la baraque comme nous à la patate du coin. Mais ici, on apporte un grand saladier pour y mettre ses frites et on y ajoute de la fricadelle.


À l’Potée d’Léandre : Un estaminet bien sympathique aux saveurs régionales. Carbonnade ou potjevleesch pour les carnivores, plats aux Maroilles pour les amateurs de fromages, on sort d’ici bien repu!



Mets et Histoires : Le nouveau-né de la région situé directement sur le site du Centre d’histoire du Mémorial de Notre-Dame-de-Lorette. Un cadre idyllique avec vue sur la plaine au loin. Une belle carte qui, tout comme le service, reste à peaufiner mais un endroit qui promet.



Comme chez Babcia : Parce que la culture polonaise est bien présente par ici, on s’en immerge complètement dans ce restaurant familial à l’ambiance festive et on découvre une cuisine authentique et copieuse. Avouez qu’une soupe aux cornichons et un plat de bigos ça pique votre curiosité?


On sort où ?

La Maison des Projets : Nouvel endroit à la mode, c’est à la fois un café, un bar, un lieu de création et de travail et une salle de concerts.


La Loco : Pour un verre de fin de soirée, dans une atmosphère conviviale, c’est l’endroit idéal.


Encore plus de Lens ?


Et tous les articles des copines présentes à ce fabuleux week-end à suivre sur la page du collectif En France Aussi par là!



Lens se réinvente de belle façon depuis quelques années. On le sent et on le ressent partout et la région nous offre tellement. Vous passez en France dans les prochains mois ? Vous devriez penser à ajouter ce coin de pays à votre itinéraire. On aime bien aller voir de plus près les lieux importants des grandes guerres et Lens devrait être pour vous un incontournable. Pour moi, ce fut la découverte mémorable d’une page d’histoire passionnante et d’une culture diversifiée. Imaginez lorsqu’en plus, on enveloppe tout ça de l’accueil typiquement chaleureux des gens du nord!

Encore mieux, vous savez quoi ? On m’avait presque fait peur avec le nord en février et pourtant c’était une période parfaite, loin des foules (et bien moins froid qu’ici)! À cette chère Chacha, fille du pays et à ces toujours attachants Hauts-de-France, je vous avais promis la première fois de revenir dans votre région un de ces jours. J’ai tenu parole. Et je réitère ma promesse aujourd’hui!




J’ai été reçue gracieusement pendant tout ce week-end par l’office de tourisme de Lens-Liévin et je l’en remercie infiniment. Florence et Sarah (vous passerez leur dire bonjour) ont été d’une gentillesse dont je me souviendrai longtemps. Les opinions émises ici restent toutefois fidèles à ma pensée.


Direction Lille maintenant par ici pour mieux explorer la région! Ou peut-être préférez-vous les premiers balbutiements de mon dernier voyage au Portugal par là!


VOUS AIMEZ ? ÉPINGLEZ-MOI!