lundi 21 mai 2018

LE BONHEUR EXISTE ET SE CACHE DANS LE LUBERON




Imaginez la scène: travailler ou lire étendu au soleil, à l’ombre d’un olivier, avec une vue sur la Sainte-Victoire au loin (et oui, on y revient toujours!) et avec pour seul bruit le tintement des clochettes des moutons qui paissent dans un pré voisin. Idyllique n’est-ce pas? Trop beau pour être vrai, croyez-vous? Et bien non, pas du tout, parce que c’est bien ainsi que j’ai passé 2 jours tout récemment à Pertuis, dans le Lubéron. Et c’est votre jour de chance puisque je vous raconte tout dès maintenant!

Mon fameux olivier

Chaise longue avec vue dans le Lubéron

Dire que j’ai bien failli ne jamais ajouter le Lubéron à mon itinéraire. Quel dommage c’aurait été! Mais après m’être laissée convaincre par des collègues blogueurs français qui me vantaient les charmes de la région et quelques recherches d’hébergement sur le net, j’ai flanché. J’ai d’abord flanché pour un hébergement atypique et insolite trop mignon situé en banlieue de Pertuis et qui promettait, à première vue, un repos complet. Déjà, après le tumulte et l’excitation des semaines précédentes, je savais à l’avance que j’aurais envie de me poser un peu et le site (magnifique) que j’avais déniché y semblait propice.

Roulotte Bellevue à Pertuis

Terrasse privée à la Roulotte Bellevue, à Pertuis, qui porte bien son nom!

Je ne me suis pas trompée, loin de là! La roulotte Bellevue, une roulotte tzigane nichée au cœur d’un domaine viticole était parfaite et tout à fait douillette. En plus d’avoir fière allure, elle disposait d’une très agréable terrasse, d’une cuisinette bien équipée et d’une salle de bain complète. Et si je n’avais pas été si frileuse (et oui, que voulez-vous, j’ai besoin d’une eau dont la température frôle celle de mon bain pour nager!), j’aurais même pu plonger dans la piscine de l’endroit! Je m’y suis même fait un nouvel ami. Pur bonheur venu tout droit d’une ancienne image pastorale!

La Roulotte Bellevue à Pertuis

La piscine... toujours avec vue!

Mon nouvel ami qui a profité de la terrasse avec moi

En prime, Fred et Tiziana, qui m’ont accueillie chez-eux, étaient absolument charmants. Tiziana a même accepté de venir me prendre à la gare (avec ma trop grosse valise, je n’avais pas la force de faire un pas de plus!) et jamais ils n’ont été envahissants, me laissant relaxer sur une chaise longue, perdue dans mes pensées, sans me déranger le moins du monde aussi longtemps que je le désirais.

Le brouillard qui se lève sur le Lubéron au petit matin

J’ai quand même profité de mon séjour là-bas pour marcher un peu (l’exercice, c’est toujours très bon pour l’esprit!) et visiter le coin. Après avoir exploré la campagne pertuisienne (oui, oui, c’est le nom exact!), j’ai aussi fait une randonnée à travers forêts et vignobles jusqu’au village voisin de Ansouis. Les propriétaires ont même fait un bout de chemin avec moi pour me montrer la route. Charmants, je vous disais!

Sentier entre Pertuis et Ansouis

Vignobles du Château Val Joanis à Pertuis

Et dès que j’ai aperçu Ansouis, village perché du Lubéron, à travers les branches, au détour d’un sentier, j’ai tout de suite su que je l’aimerais aussi! Ce village qui semble suspendu dans le temps, en plus d’être photogénique, m’a ouvert grand les bras pour quelques heures. Arpenter ses petites rues pentues, boire un verre sur cette terrasse bordée de rosiers, tenter de capter le vol de cet oiseau de proie dans le ciel, tout ici invite au farniente et à la contemplation.

Le village perché d'Ansouis

La route d'Ansouis

Ansouis

Le village d'Ansouis

Lorsqu’on aime un lieu, on se désole toujours de devoir en repartir mais ici, je ne me suis jamais sentie aussi triste de quitter. J’y aurais bien passé toute une semaine. Si vous recherchez calme, authenticité et ressourcement, c’est ici qu’il faut déposer votre baluchon (ou votre trop grosse valise, c’est selon) sans faire la même erreur que moi, soit y rester trop peu de temps! Et si vous parcourez la région en voiture, il s’agit assurément de l’endroit idéal où s’installer pour rayonner tout autour.


Et dire que j’ai bien failli ne jamais mettre le Lubéron à mon itinéraire…!!!




La roulotte Bellevue
La Draille Pugère, Quartier le Revoux, Pertuis
80 euros la nuit


Pour plus de lectures sur la région, lisez cet article sur la découverte d’Aix-en-Provence en suivant les pas du peintre Cézanne en cliquant juste ici.






dimanche 13 mai 2018

AIX-EN-PROVENCE : SUR LES TRACES DE CÉZANNE




Pour tous, à Aix-en-Provence, le peintre Paul Cézanne c’est l’enfant du pays. Précurseur du mouvement impressionniste, idole de Picasso, admiré de Renoir et Monet, il a peint sans relâche la région qui l’a vu naître jusqu’à ce qu’il s’éteigne au début du XXe siècle sans avoir atteint la renommée qu’on lui connaît. Pendant mon séjour dans cette ville, je me suis lancée sur les traces (touristiques, bien sûr!) de ce créateur, des églises ayant traversé son histoire à la montagne Sainte-Victoire (qui fut sa grande inspiration), en passant par son atelier personnel où subsiste encore les traces de son passage. Suivez-moi pour une visite guidée au cœur du génie artistique.


Panorama sur la montagne Sainte-Victoire

Les débuts à Aix

Né en 1839 à Aix-en-Provence (28 rue de l’Opéra), il grandit dans une famille peu fortunée, travaillant dans la fabrication de chapeaux sur le cours Mirabeau (55, Cours Mirabeau). On peut facilement marcher sur les pas de Cézanne dans la ville en suivant le circuit balisé par des « C » estampillés au sol qui nous amène aux endroits qui ont marqué sa vie et son œuvre et qui ont, du même coup, contribué à son esprit créatif.


Lieu de naissance de Cézanne

Ancienne façade de la chapellerie familiale devenue, ironiquement depuis, une banque!


« Quand on est né là-bas, c’est foutu, rien ne vous dit plus. »        
- Paul Cézanne


Le cours Mirabeau à Aix, c’est l’artère animée de la ville et l’on s’imagine facilement l’homme y déambuler en quête d’inspiration. Les façades des anciens hôtels particuliers qui la bordent sont souvent des œuvres d’art en elles-mêmes.

Façade d'un ancien hôtel particulier du Cours Mirabeau



En 1852, il devient élève au collège Bourbon (aujourd’hui le collège Mignet, 41 rue Cardinale) où il se lie d’amitié avec l’autre fils de la ville, l’écrivain Émile Zola (dont je suis complètement fan! Bon, je sais, c’est un renseignement inutile mais que voulez-vous, j’aime l’écrivain profondément!) et avec qui il parcourra la campagne aixoise qui allait enflammer son œuvre. D’ailleurs, la plupart de ses natures mortes célèbres mettant des pommes à l’honneur furent en grande partie influencées par cette amitié. En effet, Cézanne, grand et costaud, avait pris la défense de Zola sur la cours d’école, lequel le remercia en lui offrant un panier de pommes, fruits qu’il fit passer à la postérité en mémoire de leur alliance.

Collège Mignet

L'un de ses modèles personnels qu'il affectionnait tant à l'Atelier Cézanne

En 1861, Cézanne monte à Paris pour étudier le dessin à l’École des beaux-arts qui le refuse, travaille comme copiste au Louvre puis revient s’installer à Aix. À ce moment, son père s’est recyclé depuis dans les affaires bancaires et il commence donc à travailler à la banque paternelle qui devint une entreprise rentable et où le père fit fortune. Heureusement d’ailleurs, puisque Cézanne ne réussit jamais de son vivant à connaître le succès mais pu vivre très convenablement grâce à l’héritage familial.

Pendant ses premières années d’artiste, ses tableaux m’ont toujours semblé plus sombres, donnant l’impression que son apprentissage se forge alors d’un côté dramatique. Aix, aux premiers abords (et selon mes sentiments bien personnels) est plutôt froide, rigide. Il faut découvrir son âme et sa campagne pour mieux la saisir et l’apprécier, ce qu’a peut-être fait le peintre lui-même, qui sait.

Chemin de la campagne d'Aix à l'époque qu'empruntait souvent Cézanne

Aix est bien pourvue en fontaines diverses. Celle-ci est à l'honneur de Cézanne


La carrière

En 1886, Cézanne épouse Hortense Fiquet, après 16 ans de vie commune, à l’hôtel de ville d’Aix-en-Provence. Hortense lui a, entretemps, donné un fils aussi prénommé Paul. À cette époque, le peintre fait la navette entre la bastide du Jas de Bouffan, maison de campagne familiale dans la banlieue actuelle d’Aix, où résident alors sa mère et sa sœur et sa ville chérie où il a installé sa femme et son fils. Déjà (toujours selon mon appréciation bien personnelle!), son œuvre devient plus colorée et ses paysages provençaux semblent plus achevés.

Église Saint-Jean-Baptiste du Faubourg où lieu le mariage religieux de Cézanne et Hortense

Dans les rues d'Aix-en-Provence


Lorsque sa mère tombe malade, il la ramène au cours Mirabeau (30 cours Mirabeau) et la visite alors tous les soirs. Ses journées sont consacrées à la peinture (il n’a jamais voulu dire d’ailleurs qu’il peignait. Pour lui, il s’agissait d’étude et de travail qu’il prenait très au sérieux) et, parfois, il aime bien passer quelques heures en compagnie d’amis au Café des Deux Garçons (53 bis, cours Mirabeau).


Le Cours Mirabeau

Le café Les Deux Garçons

Aux contacts de futurs peintres du mouvement impressionniste comme Pissarro, Renoir ou Manet, les beautés de la Provence se dévoilent complètement sur sa toile. Ses natures mortes deviennent dès lors des modèles pour les artistes de son époque dont il est le chef de file. Cézanne peignait très lentement, c’est pourquoi il affectionnait les pommes, oignons, gingembre, parce que ces fruits prenaient plus de temps à pourrir.

« Je suis le primitif d’un nouvel art. »  - Paul Cézanne


 
23 rue Boulegon: dernière maison de Cézanne et lieu de son décès en 1906

En 1902, il achète un atelier sur une petite colline d’Aix alors dénuée d’arbres et donc baigné de lumière où il monte tous les jours pour y travailler. Il l’aménage de façon à ce qu’il soit parfaitement adapté à son art. Par exemple, il crée une couleur grise pour les murs permettant d’absorber la lumière. De grandes fenêtres sont installées du côté nord parce que la lumière nordique ne change pas au cours de la journée et ne peut donc pas modifier son regard sur ses peintures. Sauvé de promoteurs immobiliers par un… américain (!!!), son âme artistique y réside encore aujourd’hui et il est possible de le visiter (15 minutes à pied du centre).

Atelier Cézanne

Le calme de l’endroit m’a paru vraiment propice à l’inspiration. Avec la vue qu’il devait avoir alors sur la ville, je peux mieux comprendre ce choix comme refuge artistique. Petit conseil cependant, arrivez tôt puisque le nombre de visiteurs à l’intérieur est restreint et vous pourriez attendre un bout de temps avant d’y entrer.

Atelier Cézanne


Fervent croyant catholique, les églises de la ville ont aussi jalonné son art. Leur architecture, leurs lignes, leur imposante collection d’arts religieux ont certainement contribué à lui faire apprécier l’art du beau.

Cathédrale Saint-Sauveur où eurent lieux les obsèques de Cézanne

Cathédrale Saint-Sauveur

Église Saint-Jean-de-Malte

Sa muse : la montagne Sainte-Victoire

L’art de Cézanne était profondément ancré dans son environnement. Sa plus grande et plus belle muse résidait à l’orée de sa ville : la montagne Sainte-Victoire qui surplombe le paysage urbain. Il l’a peinte à maintes reprises (plus de 80 fois) et à la fin de sa vie, cet amour lié à son évolution artistique se ressent bien, il magnifie tout simplement les beautés de la montagne. Il se rend d’abord au Terrain des peintres (à 15 minutes de son atelier) pour l’admirer de loin. Déjà, on l’aperçoit toute belle.

« Regardez cette Sainte-Victoire. Quel élan, quelle soif impérieuse de soleil et quelle mélancolie, le soir, quand toute cette pesanteur retombe. »  
- Paul Cézanne


Vue sur la Sainte-Victoire à partir du terrain des peintres

Terrain des peintres


Il pousse aussi parfois la randonnée jusqu’à la montagne elle-même et il faut vraiment s’y rendre pour constater sa noblesse et toute sa magnificence. Ce fut mon coup de cœur du pays d’Aix. Une randonnée pas toujours facile, qui grimpe beaucoup mais offrant des paysages fabuleux. J’ai immédiatement compris l’amour de Cézanne pour ce sommet où même les hirondelles viennent nous saluer (et parfois de très près).

« Elle participe toute bleutée à la respiration ambiante de l’air. » 
- Paul Cézanne 

 
Massif de la montagne Sainte-Victoire

Randonnée vers la montagne Sainte-Victoire

Montagne Sainte-Victoire



Pour s’y rendre en bus : Ligne 140 (pour les sentiers du versant Nord). Départ à la gare routière d’Aix (demandez le quai 21 qui se trouve un peu à l’écart de la gare), direction Vauvenargues. Arrêt à J4 Barrage de Bimont. À l’arrêt, marchez 15 minutes environ pour vous rendre au stationnement du barrage, un peu plus haut, où se trouve le départ des sentiers. Calculez environ 4 à 5 heures de randonnée. Tarif : 2,40 euros aller-retour. Il est possible aussi de rejoindre le versant Sud par la ligne 110 (sentiers plus difficiles). Pour toutes les informations, cliquez ici.




Où le voir à Aix

Le Musée Granet (et son pendant le Granet XXe) situé à côté de l’église Saint-Jean-de-Malte regroupe près de 12000 œuvres dont dix huiles sur toile de Cézanne qu’il a lui-même arpenté de son vivant, notamment un tableau-essai de « Les grandes baigneuses » qu’il reproduira plus tard dans une version beaucoup plus imposante.

Musée Granet

Les grandes baigneuses: collection du Musée Granet


Le Musée Granet c’est aussi l’un des plus importants musées de France présentant de grands noms du 3e art (peinture) et du 2e art (sculpture) tels que Picasso, Giacometti, Rembrandt ou Ingres grâce aux dons de collectionneurs comme Philippe Meyer ou Jean Planque. J’y ai découvert des talents que je ne connaissais pas comme Granet lui-même ou l’art brut et coloré du contemporain Jean Dubuffet et aussi Paul Duqueylard et ses tableaux plus grands que nature qui m’ont fait grande impression.

Collection du Musée Granet

Collection du Musée Granet

Enfin, le Musée Granet c’est une très intéressante collection archéologique datant de la Gaule celtique et provenant du site d’Entremont situé au nord d’Aix-en-Provence offrant la chance de voir de plus près et de mieux comprendre la vie des hommes de l’époque à travers différentes facettes de leur quotidien.

Collection du Musée Granet


Que vous vous y connaissiez en histoire de l’art ou non, que vous soyez novice ou plus expérimenté dans le domaine artistique, il vous faut partir sur les traces de Cézanne lors d’un passage à Aix-en-Provence. Ne serait-ce que pour mieux saisir l’histoire, la mémoire et la beauté de la région. On y apprend beaucoup, non seulement sur l’artiste mais aussi sur l’importance de l’environnement provençal dans l’âme et le cœur de ses habitants. En suivant ce parcours, j’ai pu capter l’essence de la ville et ainsi apprendre à l’aimer beaucoup plus.



Je remercie l’Office du tourisme d’Aix-en-Provence et du pays d’Aix pour m’avoir reçue gracieusement à l’Atelier Cézanne et pour leur aide précieuse lors de l’élaboration du circuit. 

Les couleurs d'Aix-en-Provence ont un petit quelque chose d'impressionniste, ne trouvez-vous pas ?





mercredi 9 mai 2018

RETOUR SUR LE SALON DES BLOGUEURS DE VOYAGE





Je vous ai parlé la semaine dernière de ma visite du magnifique village de Belcastel juste ici que j’ai découvert lors de mon récent passage dans la région française de l’Aveyron dans le cadre du Salon des blogueurs de voyage francophones mais je ne vous ai pas tout dit de ce salon. Parce que le Salon des blogueurs de voyage c’est bien plus que de simples visites touristiques et je vous raconte tout dès aujourd’hui.

Comment décrire cet événement? D’abord, en plus d’être une vitrine incroyable pour la région qui le reçoit, le salon est avant tout un lieu d’apprentissages et de rencontres sur le métier de blogueur voyage. Il s’agissait de la cinquième édition du salon qui a eu lieu cette année à Millau (après Cannes, Bruxelles, Ajaccio et Saint-Malo), créé par Xavier et Florence Berthier (quel travail monumental ils accomplissent ces deux-là!) et qui regroupe près de 250 blogueurs et 130 marques exposantes de partout dans le monde (un coucou spécial à Québec Maritime et Tourisme Nouveau-Brunswick qui nous y représentaient si bien)!

Crédit photo: Nico Gomez
Copyright: We are travel

Crédit photo: Nico Gomez
Copyright: We are travel

Mes découvertes


En plus de Belcastel, j’ai aussi découvert le village de Bournazel lors de la première journée consacrée aux « blogtrips ». Plusieurs choix s’offraient à nous. L’historienne et la gourmande que je suis a opté pour le blogtrip alliant Histoire et gastronomie, tout naturellement, ce qui m’a menée dès mon arrivée à l’Auberge du Donjon pour cette première nuit en sol rignacois dans le petit village de Bournazel où nous avons également pu faire la visite du château, de l’époque Renaissance, en pleine restauration qui, tout comme celui de Belcastel, est une propriété privée ouverte au public. Les œuvres d’art, tapisseries et antiquités qui y sont exposées éveillent à coup sûr notre curiosité.

Blogtrip : visite organisée par un office de tourisme pour des blogueurs et journalistes servant à mettre en valeur un lieu donné.


Le village de Bournazel et son château Renaissance en restauration

L'auberge du donjon

Château de Bournazel vu des jardins


Dans le dernier article (voir à nouveau le lien ici), vous avez pu mieux connaître quelques spécialités culinaires de la région mais je ne vous avais pas tout dit! Le roi de la cuisine aveyronnaise, c’est l’aligot, un mélange de fromage, de purée de pomme de terre, de crème, de beurre et d’ail servi absolument partout, habituellement accompagné de viandes ou saucisses. Bourratif, certes, mais ô combien délicieux! Et la maxime officielle du salon lui convient parfaitement : « l’aligot, c’est la vie! »


L'aligot et saucisse: spécialité de l'Aveyron

J’ai aussi eu la chance d’assister à la fabrication du gâteau cuit à la broche par un artisan de la région. Une autre tradition gourmande hautement excellente.




Entre deux conférences, j’ai aussi pu me balader rapidement à Millau, ville au cœur de ce salon, où j’ai décelé des endroits dignes de mention dont j’espère pouvoir approfondir la connaissance lors d’un futur voyage.
Millau

Loger à Millau : Les blogueurs invités étaient logés au Domaine Saint-Estève, en chalets, d’où la vue sur la ville était superbe et où l’on retrouve une belle piscine à débordement pour se prélasser au soleil lors des journées chaudes et lorsqu’on a du temps devant soi!

Les chalets du Domaine Saint-Estève

Vue du Domaine Saint-Estève



Le salon professionnel et ses soirées spectaculaires


Le salon, c’est l’occasion d’apprendre (du moins, c’était mon principal objectif en m’y rendant) sur différentes facettes du métier de blogueur voyage. Que ce soit les conférences sur des aspects plus techniques comme le référencement par Nicolas Plantelin (où j’ai constaté que j’avais plusieurs faiblesses et du travail à faire!) ou la plateforme Pinterest par Lucie Aidart (sur laquelle je promets de m’inscrire bientôt vu son importance croissante) ou par le biais de conférences traitant davantage du côté introspectif de la profession comme celle de Marie-Julie Gagnon qui fut rassurante à plusieurs égards, je n’ai absolument pas été déçue des choix offerts et j’ai beaucoup appris. 


Crédit photo: Nico Gomez
Copyright: We are travel

Crédit photo: Nico Gomez
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J’ai aussi eu l’occasion de rencontrer des représentants de différents offices de tourisme pour élaborer des débuts de projets possibles pour la prochaine année. Si, au départ, mes attentes étaient plutôt nulles à cet égard, mon public-cible n’étant pas nécessairement celui visé par ces organismes, j’en suis ressortie agréablement surprise. L’avenir me dira bien si ces projets se concrétiseront mais certains avaient un réel intérêt à approcher le marché québécois.

Crédit photo: Nico Gomez
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Évidemment, ce salon permet de faire la rencontre en chair et en os de tous ces blogueurs, devenus des collègues et souvent même des copains virtuels au fil des ans. Nous étions si nombreux que je n’ai même pas pu jaser à la moitié de ceux avec qui j’aurais aimé le faire (on se reprend l’an prochain Aurélie de Chouette World, Grégory de I-Voyages, les copains cyclistes de Entreprendre le monde ou Audrey de Refuse to Hibernate). J’ai à peine pu le faire avec certains d’entre eux alors que j’estimais que j’aurais suffisamment de temps pour approfondir les jours suivants (erreur de débutante, j’ai appris qu’il aurait fallu sauter sur l’occasion lorsqu’elle s’est présentée. Vous vous reconnaîtrez sûrement Benoît de Des yeux plus grands que le monde ou Vanessa et Alexeï de Our American dream)! J’ai découvert des blogueurs vraiment intéressants qui m’étaient quasiment inconnus (coucou Alexandra et Pierre de On holidays again, Evelyne de Heulys et Pauline de Unloved countries). Et j’ai passé de très bons moments avec plusieurs autres qui ont contribué à rendre ce séjour encore plus agréable (les colocs Alexandra de Itinera Magica, Audrey de Arpenter le chemin et Amandine de La lykorne illettrée bien sûr, mais aussi Céline de Je papote, Olivia de La fille de l’encre, Vanessa de Cash pistache, Charlotte de Traces de voyages, Alexis le Petit explorateur, Patrick de E-slovenie et les filles de 1916 kilomètres). Enfin, mention spéciale à la gentillesse de Seb et Laura, mieux connus comme étant Les globe-blogueurs, grâce à qui le trajet du retour aura paru moins long!




Ce salon ne serait pas le même si ce n’était également des soirées spectaculaires organisées de main de maître par l’équipe. La première nous a menés dans le village médiéval de Sainte-Eulalie de Cernon où nous avons été reçus par des gardes en armures et des joueurs de flûte après avoir fait une partie du trajet sur le vélo-rail du plateau du Larzac. Déjà, la suite s’annonçait grandiose! Et ce fût le cas lors de la deuxième soirée où même une aire d’autoroute, au pied du viaduc de Millau, fut fermée pour nous accueillir! Le terme monumental devenait de mise.

On pédale en vélo-rail sur le plateau du Larzac!

Accueil au village médiéval de Ste-Eulalie de Cernon

Crédit photo: Nico Gomez
Copyright: We are travel

Une aire d'autoroute fermée pour accueillir tous les participants du salon au pied du viaduc de Millau: MO-NU-MEN-TAL!


Mes réflexions sur le métier suite au salon

Enfin, le salon est l’occasion de réfléchir sur le travail du blogueur voyage. Plusieurs craignent dans ce métier, à juste titre, que la quantité prime sur la qualité. D’ailleurs, lorsqu’on parle continuellement de référencement, ne fait-on pas perdurer cette course au nombre d’abonnés? Comment un petit blog comme le mien arriverait alors à se démarquer? Heureusement, comme je le disais plus haut, j’ai été rassurée au salon. En effet, j’ai compris qu’un blogueur qui aime les mots avant tout avait sa place dans le monde de la blogosphère à une époque où l’image prime souvent sur la qualité des textes.

On m’a aussi confirmé que les micro-blogueurs, ceux qui n'avaient souvent qu’une petite communauté mais une communauté active et fidèle, se démarquaient de plus en plus dans ce domaine. Une très intéressante discussion lors du salon a même démontré que les lecteurs sont de plus en plus conscients de la place de l’intégrité dans ce milieu (ou de l’absence de). J’ai confiance que d’ici quelques années, on ne pourra plus tricher en achetant ses abonnés sur les réseaux sociaux ou qu’on sera plus ouvertement dénoncé lorsqu’on fait du placement de produit camouflé. J’avoue être arrivée au salon avec quelques craintes mais en être sortie avec un peu moins du syndrome de l’imposteur!

Crédit photo: Nico Gomez
Copyright: We are travel


Au Québec, on se concentre trop souvent sur certaines régions françaises lors de nos voyages (Paris, la Côte d’Azur, la Normandie) sans se rendre compte des possibilités infinies et immensément agréables d’autres régions méconnues pour nous comme l’Aveyron. Je ne peux que vous conseiller d’y poser vos valises lors de votre prochain passage en France pour l’accueil chaleureux de ses habitants, la beauté de ses villages et son incroyable gastronomie. Je peux vous garantir que vous en reviendrez, tout comme moi, avec des souvenirs monumentaux! Pour ma part, j’espère bien récidiver l’expérience du salon. C’est essoufflant, on ne dort pas beaucoup, on mange trop mais c’est un espace tellement enrichissant et ressourçant. Et d’entendre des amis français reprendre en chœur le fameux « winneeer » de Gaby Gravel a fait ma journée, que dis-je, ma semaine!


Je tiens à remercier sincèrement Tourisme Aveyron, l’Office de tourisme en pays Rignacois et toute l’équipe du Salon des blogueurs de voyage qui m’ont offert un magnifique, sympathique et enrichissant séjour. Et à Dame Nature qui m’a permis de m’évader dans le vert de l’Aveyron sous un chaud soleil qui me manquait tant! ;)



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