dimanche 13 janvier 2019

Lanaudière en hiver



Lanaudière en hiver
5 lieux, 4 activités hivernales


Lanaudière, vous le savez déjà fidèles lecteurs, c’est ma région natale et celle où je suis retournée vivre, il y a déjà plus de 20 ans mais que je n’avais jamais vraiment quittée! Belle en toute saison, elle abrite sur son grand territoire des trésors de petits villages. Je vous l’avais déjà annoncé dans mon bilan de fin d’année, je tenterai le plus souvent possible en 2019 de mettre en vedette ces bijoux méconnus d’ici et d’ailleurs, loin du tourisme de masse, où vous serez toujours la bienvenue et qui ont tant à vous offrir.

«Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver» chante le grand Vigneault alors aussi bien s’y faire et en profiter quand même! Je vous propose donc dans ce petit billet, quatre activités hivernales sportives et agréables dans cinq lieux d’exception de Lanaudière. Et, croyez-moi, ici ça existe encore des destinations loin d'être saturées par le tourisme, souvent situées à bien peu d’heures de route de chez-vous!



«Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver»

Petite parenthèse avant d'entrer dans le vif du sujet. Plusieurs endroits du Québec voient se développer des petits parcs régionaux depuis quelques années, prêts à accueillir les amateurs de plein air. Souvent administrés et entretenus de façon bénévole par des gens qui ont à coeur la conservation d'un si bel environnement ouvert à tous, il ne faut pas hésiter à les encourager. Pour que subsiste ces milieux naturels accessibles, prenez donc la résolution en 2019 de les privilégier. En bonus, ils sont beaucoup moins fréquentés que les grands parcs provinciaux ou nationaux mais offrent pourtant des expériences nature tout aussi intéressantes. Je vous en présente d'ailleurs deux dans le présent article...

Oui, oui, promis, je reviens sur ce sujet, plus en profondeur, très bientôt parce que ça existe encore ce genre de petits paradis perdus mais au final, on ne se donne simplement pas la peine d'y aller (fin de la parenthèse)! 


Saint-Gabriel-de-Brandon pour le ski de randonnée

Ici, le ski de fond est ancré dans les traditions populaires depuis les années ’40 à l’époque où le dénommé Jack Rabbit, grand maître de ce sport, participe à la création des Sentiers Brandon. Quinze kilomètres de sentiers de ski bien balisés et entretenus vous attendent, que vous soyez débutants ou experts. Complétez votre boucle par un petit détour sur le sentier panoramique, la vue sur la ville de Saint-Gabriel, son lac et ses montagnes est superbe!





Saint-Didace pour la raquette

Traversée par la rivière Maskinongé, la petite municipalité de Saint-Didace recèle un secret bien gardé des amateurs de plein air : le sentier du Mont Marcil. Un aller-retour de 8 kilomètres accessibles l’hiver en raquettes et traversant champs, ruisseaux et forêt. Je vous y promets une balade des plus paisible avec pour seul dérangement, le chant des oiseaux.




Saint-Jean-de-Matha pour la randonnée pédestre

C’est la première année que le Parc régional des Chutes Monte-à-Peine-et-des-Dalles ouvre pendant l’hiver. Au secteur de Saint-Jean-de-Matha, vous longerez la rivière Noire pour vous retrouver au pied des chutes, dans un décor féerique. Une boucle de 17 kilomètres permet de rejoindre les entrées des municipalités voisines de Sainte-Mélanie et Sainte-Béatrix.




Rawdon pour le patin

Pour profiter des beaux jours de l’hiver en famille, le sentier de patin du Parc des Chutes Dorwin est l’endroit idéal. Un sentier qui serpente entre les arbres du parc, c’est bien moins ennuyant que de tourner en rond sur une patinoire traditionnelle! Les petits adorent et en prime, la glace est belle et il y a un chalet pour se réchauffer et un module de jeux.





Saint-Côme pour la raquette

Blottie au cœur de la forêt laurentienne, le Parc régional de la Chute à Bull est parfaitement aménagé pour les randonneurs. En plus d’y traverser de magnifiques paysages enneigés, on vous y raconte l’histoire de la drave au siècle dernier. Vous pouvez également réserver l’un de leurs refuges en forêt pour y passer la nuit, au chaud près du poêle à bois.





Envie d’autres sorties sportives dans Lanaudière? Suivez les liens ci-dessous!







vendredi 4 janvier 2019

Dans un Panier à Marseille



Dans un Panier à Marseille
Balade insolite et photographique du Panier de Marseille


Les thèmes de En France Aussi me donnent parfois du fil à retordre. Et oui, ce premier article de 2019 participe au rendez-vous mensuel créé par Sylvie du blog Le Coin des Voyageurs qui invite les blogueurs à faire découvrir chaque premier jour du mois les richesses du patrimoine de la France selon un thème donné. Ce mois-ci, le thème « loufoque » a été choisi par mon amie Olivia, du blog La fille de l’encre.


Avouez que le thème «loufoque» n’est pas facile mais c’est Olivia elle-même qui m’a offert le sujet sur un plateau d’argent en suggérant (pour ceux qui, comme moi, étaient un peu dépourvus) des circuits artistiques amusants. Je venais dès lors de trouver mon sujet parce que le Panier de Marseille, en plus d’exposer au monde son Street-Art original, possède aussi une Histoire riche en anecdotes insolites. Et puis, ça commençait bien la nouvelle année que de retourner à Marseille le temps d’un billet! Suivez-moi donc pour une balade photographique et insolite dans les ruelles du plus vieux quartier de France : Le Panier.





«…le Panier de Marseille, en plus d’exposer au monde son Street-Art original, possède aussi une Histoire riche en anecdotes insolites.»


La majorité des anecdotes racontées ici sur Marseille et son Panier, je les ai recueillies auprès d’une gentille Greeter de Marseille. L’association des Greeters de Marseille Provence sont un groupe de bénévoles amoureux de leur ville qui vous proposent gratuitement, selon vos goûts et vos intérêts, une balade ou une excursion dans leur ville. Lors de votre prochain passage à Marseille, je vous recommande fortement de prendre rendez-vous avec eux en visitant leur site web (prévoyez quand même un minimum d’une semaine avant votre arrivée pour les contacter)!



Hôtel de Cabre




Juste avant de plonger dans le Panier, presque en face de l’ancien Hôtel-Dieu (devenu l’hôtel InterContinental), un arrêt tout ce qu’il y a de plus loufoque s’impose devant le numéro 27 de la Grand-Rue. C’est ici que se trouve, au coin de la rue Bonneterie, l’hôtel de Cabre, plus vieille maison encore existante de Marseille. Vous remarquez quelque chose sur la première photo ci-dessus? Regardez encore d’un peu plus près…


  
Mais pourquoi donc est-ce que la rue Bonneterie est-elle indiquée sur deux coins de rue perpendiculaires? Une erreur au moment de l’inscription dans la pierre? Un changement de direction de la rue au cours des siècles? Pas du tout! La maison, datant de 1535, a tout simplement (simplement n’est peut-être pas le mot juste) été déplacée et tournée de 90 degrés! En effet, le quartier ayant du être reconstruit en 1954 suite à son dynamitage par les soldats allemands en 1943, l’immeuble fut alors déplacé pour mieux rentrer dans l’alignement de la Grand-Rue…




Histoire générale du Panier

Lieu d’implantation de la première colonie grecque ayant fondé Marseille il y a 2600 ans, le Panier est toujours demeuré un quartier populaire marqué par des vagues successives d’immigration. Son nom proviendrait d’une auberge dont l’enseigne était un panier. Longtemps perçu comme le secteur malfamé de la ville, évité par les marseillais eux-mêmes, il est réhabilité depuis quelques années pour le plus grand plaisir des touristes qui en ont fait un passage obligé de Marseille mais au grand dam des résidents qui se voient de plus en plus chassés de leurs anciennes installations populaires et abordables…






Histoires insolites du Panier

On pénètre bien souvent dans le célèbre quartier par la Montée des Accoules comme on entre dans un lieu sacré. Votre premier arrêt doit se faire dans la boutique qui se trouvera devant vous, au Bazar de César, où on achète du véritable savon de Marseille à la réputation légendaire mais où l’on peut aussi découvrir la cajole bien fraîche. Si vous n’êtes pas de la région, vous vous demandez sûrement ce qu’est une cajole. Selon l’expression des gens du sud, la cajole est d’abord une fille facile, vulgaire (maintenant, si vous entendez dire «regarde moi cette cajole, elle est tarpin laide», vous saurez de qui on parle). Mais dans cette boutique, la cajole est avant tout une bière blonde qu’on vous servira bien froide. Peut-être pas complètement loufoque mais la visite vous tirera assurément un sourire!






Vous arriverez ensuite devant le clocher de l’église Notre-Dame des Accoules, haut-lieu de perdition du clergé catholique provençal. Oui, oui, vous avez bien lu, il s’agit bien du site d’une ancienne église marquée par les anecdotes infâmantes (qui font, de nos jours, plutôt rire)! Sachez d’abord que vous n’avez pas la berlue si vous apercevez le clocher perché au-dessus d’une tour, semblant avoir perdu son église. C’est que l’ancien lieu de culte fut rasé après la Révolution parce qu’on y soupçonnait en ses murs des attroupements de rebelles insoumis. On a bien tenté de tout détruire mais les marseillais se sont levés pour éviter la destruction du clocher dont le carillon rythmait leur journée. C’est aussi dans cette église que le père Gaufridy, qui y officiait au XVIIe siècle, fit jaser toute la Provence par sa trop grande complicité avec les femmes du diocèse. Son affabilité le perdit lorsqu’une de ses pénitentes l’accusa de sorcellerie!

Crédit photo: Marseille Tourisme




Votre visite (presque) loufoque du Panier se poursuivra en vous rendant sur la Place des Moulins qui domine le quartier à son point culminant. Au XVIe siècle, on retrouvait ici jusqu’à 15 moulins à vent servant principalement à la production de la farine mais qui étaient également des lieux de défense où pouvait se replier la population en cas de siège de la ville. De nos jours, on aperçoit les traces de 3 d’entre eux seulement dont l’une des tours encore bien conservée. Mais surtout, en arpentant la place, dites-vous que sous vos pieds se trouve l’ancienne citerne de la ville, d’une capacité de 12000 m3, qui alimenta en eau le tout Marseille dès le milieu des années 1800.





L’expérience ultime d’une visite insolite du Panier serait de tenter une partie du sport le plus mythique de la région. Je parle, bien évidemment, de la pétanque! Et le quartier possède l’endroit parfait pour ce faire, soit la Maison de la Boule, parce qu’en plus d’être un musée, vous y trouverez également un petit terrain de pétanque où la convivialité provençale vous séduira. Jouer au célèbre jeu de boules au cœur d’un quartier si typique, petit plaisir loufoque et pittoresque assurément!





Le Street-Art du Panier

Mondialement connu pour son Street-Art éclaté, original et éclectique, le quartier du Panier accueille les graffeurs de toute la planète depuis les années ’80 alors que cet art de rue gagne ses lettres de noblesse. Fresques, murales, graffitis, les artistes urbains s’affirment alors sur les murs de l’ancienne cité après avoir été trop longtemps relégués au rang de vandales. Au fil des ans, le Panier est devenu une véritable galerie d’art à ciel ouvert où les œuvres insolites (et loufoques) s’imposent…





Pour découvrir les articles des autres collègues blogueurs sur le même thème, c'est par ici:

- Loufoque #EnFranceAussi


Envie de découvrir les environs de Marseille? Voyez mes suggestions ci-dessous!







samedi 15 décembre 2018

Rétrospective 2018

Agde: le plus beau coucher de soleil de l'année!


Rétrospective 2018
Un grand cru!


Grandiose! C’est le mot qui me vient à l’esprit pour décrire cette année qui s’achève. Il y a un an, j’avais un tout petit blogue voyage, beaucoup de plaisir à écrire et un gros syndrome de l’imposteur. Cette année, j’ai toujours un tout petit blogue voyage fait avec les moyens du bord, j’ai toujours plus de plaisir à écrire mais jamais je n’aurais cru avoir autant de lecteurs un jour. Alors que l’an passé, j’étais très heureuse lorsque j’atteignais quelques centaines de lecteurs mensuellement, j’ai réussi à multiplier les fidèles abonnés à mes histoires jusqu’à atteindre en juillet plus de 7000 clics de partout et je vous en remercie infiniment (pincez-moi quelqu’un, je n’y crois pas encore)! Vous avez contribué à dépasser toutes mes attentes mais aussi à me faire perdre ce fameux syndrome de l’imposteur qui me tenaillait tant.

Je sais bien que les chiffres ne sont jamais gages de qualité. Je n’ai aucune prétention en ce sens (je suis trop vieille pour ça)! Je resterai toujours un petit blogue fait pour le simple bonheur de partager mes aventures avec vous, fait avec le plus d’honnêteté possible, en espérant vous inspirer pour un prochain départ (si je le fais, croyez-moi, tout le monde peut le faire) mais ça fait chaud au cœur de savoir qu’on atteint autant de gens de partout et vos retours m’encouragent à travailler bien et mieux, à continuer dans cette direction. On aime quand même bien être lu, je crois valable de vouloir améliorer son contenu et il n’y a rien de mal à espérer profiter des possibilités qui s’ouvrent devant nous tout en demeurant intègre.

En 2018, j’ai fêté mon premier anniversaire sur Instagram. Oh mais je vous entends : «Mais à quoi elle a pensé d’y débarquer si tard»??!! Je les ai lues toutes vos récriminations contre la célèbre plateforme avant d’y être mais vous savez quoi? J’aime bien, moi! Amis blogueurs vous êtes souvent ambivalents. D’un côté, vous dénoncez le manque de spontanéité disparu au cours des ans, l’uniformité du réseau, l’absence d’authenticité mais de l’autre, vous vous demandez si vos photos sont bien instagrammables ou vous craignez que votre compte ne soit pas assez cohérent. Bien sûr que ce qu’on voit sur ce réseau social nous inspire, parfois inconsciemment, qu’on peut aimer la façon d’un ami de présenter un lieu d’exception qu’on reproduira plus tard et que certaines photos semblent donc se répéter. Je le fais aussi, mea culpa! Mais vous êtes même rendus à calquer les textes qui accompagnent vos photos. «Winter is coming», c’était une référence sympathique la première fois mais ça devient éculé à la douzième! Et ne niez pas, je vous lis! C’est peut-être parce que je me suis promis de ne pas me prendre la tête avec mon petit compte que j’aime bien ce médium. Évidemment, j’y publie mes meilleures photos mais même les moins belles lorsqu’elles ont une histoire à raconter. Et je me fous bien que mon profil soit harmonieux ou non ou que mes photos n’atteignent pas assez de gens. Soyez conséquents en 2019 pour ainsi promouvoir le retour d’une vraie originalité et d’une honnêteté au détriment de la quantité. Les années qui viendront sauront bien régler le cas des tricheurs et des contenus vides. Naïve moi? Non, jamais, seulement optimiste!

Je peux affirmer que 2018 a été haute en couleurs et forte en émotions de toutes sortes. Entre la Louisiane, le Québec et l’Europe, j’ai réalisé quelques petits et grands rêves de voyages qui ont façonné mes écrits tout au long de l’année. Et puisque j’aime bien lire les résumés de chacun à cette période de l’année, j’ajoute donc à la liste ma rétrospective bien personnelle.

Le salin de Gruissan
Au programme sur le blogue en février prochain.
Ma photo instagram de l'année (vous êtes, à ce jour, 145 à l'avoir aimée et j'en suis très heureuse)!

«Je peux affirmer que 2018 a été haute en couleurs et forte en émotions de toutes sortes.»


La Louisiane

L’année a commencé avec force en allant fouler une terre d’Histoire avec un grand H, de mystères et de plats épicés, la Louisiane, dont je suis revenue ravie et secouée à la fois. C’est que sa ville emblématique, la Nouvelle-Orléans, est unique et, comme je l’ai souvent décrite, ne laisse pas indifférent. Je vous en ai déjà parlée ici, ici, ici, ici et ici mais je ne vous ai même pas encore parlé de Bâton-Rouge, capitale de l’état, sur laquelle je reviendrai en 2019 (2018 a été tellement occupée en frais de découvertes que je ne vous l’ai pas encore complètement racontée)!

Il y a deux aspects du pays cajun qui méritent leur place au palmarès des meilleurs moments de l’année :

Moment le plus émouvant de 2018

Je rêvais depuis longtemps de visiter les anciennes grandes plantations du sud des États-Unis et ce fut l’un de mes rêves réalisés cette année. Si Oak Alley Plantation a comblé mes attentes, c’est à Laura Plantation que j’ai été véritablement touchée. Rien de plus émouvant que de voir en vrai les lieux où s’escrimaient les esclaves de l’époque, de s’imaginer leurs misérables conditions de vie, malgré la gaieté des couleurs présentes. Une sombre page d’histoire qui ne doit jamais être oubliée.




Ma découverte gourmande de 2018

C’est à l’ensemble de la gastronomie créole et cajun de la Louisiane que j’accorde ce titre. Parfois toute simple, d’autre fois plutôt calorique ou sucré mais toujours parfaitement épicée, du sandwich Po’Boy gourmand au jambalaya traditionnel en passant par l’alligator proposé sous toutes ses formes, la cuisine louisianaise a exaucé mes papilles curieuses!

Salade d'huîtres frites à Nola


L’hiver québécois

Pour moi, l’hiver au Québec c’est sportif. Que voulez-vous, c’est la seule façon que j’ai trouvée pour m’aider à aimer cette saison froide! Je pratique (presque) tous les sports d’hiver (à intervalles plus ou moins réguliers ^^). Découverte d’un sentier de raquette, d’une rivière pour patiner, d’un petit centre de ski sympathique, j’aime bouger en hiver.

Et il ne faut pas oublier une activité typiquement nordique et tellement conviviale :

Moment le plus amusant de 2018

C’est grâce à l’invitation de la Pourvoirie Domaine Bazinet à Sainte-Émélie-de-l’Énergie, dans Lanaudière, que j’ai connu le moment le plus amusant de l’année. Accompagnée de ma copine Marylou, nous avons été reçues en février par la propriétaire du domaine pour tester leurs installations de pêche blanche et ce fut indéniablement une réussite à tout point de vue. Tous les détails vous avaient d’ailleurs été racontés par ici.




L’Aveyron

Après un hiver qui n’en finissait plus chez-moi et plusieurs semaines d’organisation, c’est en avril que j’ai finalement quitté ma terre natale adorée pour m’installer pendant trois mois en Europe. C’était la première fois que je partais aussi longtemps (mieux vaut tard que jamais) et ce long séjour fut absolument parfait (t’sais quand il n’arrive rien de plate et que la météo est au beau fixe partout)! Une petite pause qui était nécessaire pour me retrouver, retourner à la base et qui fut salutaire (je vous le recommande d’ailleurs, pourquoi toujours attendre qu’il soit trop tard)... Je me suis d’abord rendue au salon des blogueurs de voyage francophones dans la belle région de l’Aveyron, une expérience formidable que je voulais vivre au moins une fois (bon, je n’y vais pas en 2019 mais je crois que je récidiverai ultérieurement).

C’est là que j’ai connu mon premier gros coup de cœur français :

Mon plus beau paysage de 2018

Ce fut un moment extraordinaire. Au moment même où je m’assoyais au pied du pont de Belcastel, j’ai été carrément subjuguée par ce paisible paysage de campagne aveyronnaise dominée par cet imposant château. C’est aussi l’endroit où je me suis promis le meilleur pour le futur!




La Provence

Haaa la belle Provence! Sa grande beauté aride, sa campagne accueillante, ses villes historiques et son accent des héros de Pagnol m’ont définitivement charmée cette année. Elle figurait bien haut dans ma « bucket list » de voyageuse et ne m’a pas déçue.

D’ailleurs, plusieurs endroits de la région se retrouvent à ma liste annuelle :

Meilleur hébergement 2018

Le plus joli, le plus paisible et le plus accueillant, c’est sans hésiter celui de la roulotte Bellevue, à Pertuis, dans le Luberon! Un séjour de deux nuits dans un petit cocon trop mignon que je regrette encore de ne pas avoir prolongé plus longtemps. Entre randonnée, farniente sous les oliviers et lecture au son des clochettes, relisez tous les détails par ici!



Lieu historique inoubliable 2018

Si vous me suivez régulièrement sur le blogue, vous savez donc que je suis une grande passionnée d’Histoire. Vous savez aussi que j’attendais ma visite d’Avignon depuis fort longtemps. Le Palais des Papes m’attendait et je me suis régalée à imaginer les intrigues de couloirs qui y ont eu lieu et à transposer dans ses impressionnants salons les anecdotes de l’époque.




Plus belle vue 2018

Sugiton, c’est la calanque tout ce qu’il y a de plus classique. L’écrin bleu et vert niché au creux d’un massif rocheux, la crique de galets rafraîchissante, la mer à perte de vue et pourtant, la vue lorsqu’on monte vers son belvédère m’a tout simplement époustouflée.




Plus beau musée 2018

Un parcours architectural surprenant, un emplacement de rêve, une terrasse tellement agréable et des collections permanentes intéressantes, le MUCEM de Marseille (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée) n’est pas un incontournable de la cité phocéenne sans raison!




Plus beau parc 2018

J’ai passé toute une journée au Parc du Mugel à La Ciotat à me balader entre calanque et sommet, entre lavande et forêt de bambous et ce fut vraiment une superbe découverte. Un aménagement original comme il s’en fait peu qui méritait vraiment le petit détour.


  

On va au Nord!

Après la Provence, son soleil et ses plages, j’ai pris la direction du Nord pendant une petite semaine. Les surprises les plus inattendues de ce voyage, c’est là que je les ai connues tant d’un point de vue étonnant que littéraire, voyez par vous-mêmes :

Plus belle surprise 2018

Je vous expliquais pourquoi Bruxelles fut ma surprise de l’année par ici alors que je n’avais aucune attente à son égard et qu’elle n’était pas prévue au programme de départ. Accueillante, belle et vivante, il n’en fallait pas plus pour me donner une forte envie de revenir en Belgique dans les prochaines années!




Moment incroyable 2018

Pourquoi incroyable? Pour plusieurs raisons. Pour les amitiés qui y sont nées, pour l’ambiance chaleureuse de la ville, pour ce camping insolite et réjouissant sur le toit d’un musée et pour cet article, On va à Lille, qui a fait exploser la fréquentation de mon blogue alors que je ne m’y attendais pas du tout! Oui, je sais, les cousins français ont probablement trouvé ça bieeeen exotique une québécoise à Lille et Roubaix, d’où ce petit succès incroyable là-bas mais Lille, tu es absolument incroyable par tout ce que tu m’as apporté!




Occitanie

Que ce soit l’Hérault, l’Aude, les Pyrénées-Orientales ou la Haute-Garonne, sillonner la grande région de l’Occitanie pendant ce dernier mois en France fut source de bonheurs. J’avoue ne pas avoir écrit beaucoup sur ce coin du monde, ça viendra en 2019, promis, j’ai encore tant à raconter!

Mais pour l’instant, je retiens principalement ces quelques moments forts…

Meilleur restaurant 2018

Passer autant de temps en France, pays de la haute gastronomie, c’est manger évidemment à un nombre incalculable de bonnes tables. Mais il y en une dont le repas, plus de 5 mois plus tard, me fait encore largement saliver et qui valait amplement toutes les étoiles reconnues. Ce petit bijou est à Perpignan et si vous y passer, retenez cette adresse : Le Figuier Cal Tap. Le meilleur gaspacho du monde, un excellent filet de canette et peut-être que la terrasse, dissimulée dans une impasse, y était pour quelque chose!




Plus belle plage 2018

On m’avait recommandé d’aller jusqu’à Collioure, je me suis finalement arrêtée à Argelès-sur-Mer. Vous savez déjà que je suis friande de plages, j’y ai découvert MA plage française idéale : large, longue et en juillet, elle n’était que peu fréquentée.



Mention spéciale à la plage d’Agde pour sa beauté, oui, mais aussi pour les bons souvenirs amicaux qui y sont rattachés et dont je vous reparlerai en détails dans les prochains mois…


Moment mémorable 2018

Les hasards de la vie ont fait que je me suis retrouvée à Toulouse en juillet. Et qu’est-ce qui passionnait la France en juillet (non, les gilets jaunes n’existaient pas encore^^)? Bingo! La coupe du monde de foot! J’ai assisté aux 3 derniers matchs dans des bars de la ville et à chaque victoire c’était la folie. Traverser le centre-ville de Toulouse à la mi-temps de la grande finale pour aller rejoindre une copine alors qu’il était complètement vidé de ses voitures et de ses occupants (sauf aux terrasses des bars et restos, vissés devant les écrans) était déjà un peu fou. Mais de voir les français en liesse envahir les rues quelques secondes après la victoire à coups de klaxons ou de «on est les champions» l’était encore plus!




Automne au Québec

Retour serein au Québec juste à temps pour profiter de la fin de l’été, de promenades dans des parcs remplis d’oiseaux et des couleurs de l’automne. J’étais triste de quitter mais j’avais aussi bien hâte de rentrer. Et les découvertes se sont poursuivies…

Meilleure visite guidée 2018

Saint-Élie-de-Caxton m’a accueillie en septembre avec ses contes et ses légendes alors que j’ai pu expérimenter sa visite guidée drôle et originale en bonne compagnie. Fred Pellerin peut être fier des efforts déployés par toute sa communauté pour recevoir les touristes de partout, le produit final qu’ils nous offrent est très réussi.





Plus belle randonnée 2018

J’ai fait beaucoup de belles randonnées cette année mais une a gagné particulièrement mon coeur. Parce qu’elle était exigeante, parce qu’elle m’a fait découvrir des paysages colorés et magnifiques, parce qu’elle m’a menée sur un site marquant et parce qu’elle est située dans ma région, celle de la Montagne Noire à Saint-Donat remporte la palme.





Coup de foudre 2018
(ou le grand prix spécial du jury, le jury étant composé de moi-même!)

Je vous entends présentement : «mais, mais, mais… elle n’a presque pas mentionné Marseille où elle est demeurée le plus longtemps et dont elle a tant parlé»! Simplement parce que Marseille fut une expérience à part, une ville qui m’a complètement séduite et je lui accorde donc le grand prix « coup de foudre 2018 » pour tout ce qu’elle représente! Oui, j’ai beaucoup écrit sur cette ville magnifique et vibrante, ses calanques et ses trésors et soyez assurés que j’écrirai encore quelques petites choses dans les prochains mois.





Chaque village, chaque quartier, chaque montagne traversés cette année auraient mérité sa place dans cette rétrospective. Les deuxièmes (et troisièmes) places dans mon coeur sont légions mais ne sont pas perdants, loin de là! Comme je vous le disais plus haut, il me reste encore beaucoup à vous raconter sur cette année faste. Pour 2019, encore rien n’est officiellement confirmé. Il y aura, bien évidemment, beaucoup de découvertes québécoises et je vous tiendrai au courant de tout!

On a beaucoup parlé des conséquences néfastes du tourisme en général dans les derniers mois. J’y reviendrai plus longuement en début d’année parce que ma perception est légèrement différente. Attention, je ne parle pas ici du tourisme de masse désastreux pour certains endroits mais du fameux «hors des sentiers battus» qu’on tente d’atteindre mais qu’on ne prend pas la peine au final d’aller visiter. Je vous l’affirme d’emblée, je me ferai défenderesse en 2019 de ces petits villages perdus, de ces lieux sous-estimés, de ces quartiers qui gagneraient à être plus fréquentés et dont les populations n’attendent que vous!


Amis collègues blogueurs rencontrés au cours des derniers mois, merci à vous. Votre amitié me sera toujours précieuse, les souvenirs partagés me seront toujours chers et c’est à votre contact que j’ai réalisé que j’avais ma juste place dans ce milieu.

À mes lecteurs, je n’ai plus assez de mots pour vous dire que je vous aime. Vous êtes toujours présents, intéressés et intéressants. Je vous remercie des milliers de fois pour vos milliers de passages ici, vos petits «j’aime» sur les réseaux sociaux, vos commentaires que j’adore lire. Vous êtes ma motivation. On a beau aimer écrire, se plonger dans le bain et avoir un retour direct sur ce que l’on fait et ce que l’on aime faire, ça reste toujours important. Merci!


Et 2018 a confirmé que j’ai bien l’intention de continuer longtemps. Rendez-vous en 2019!