jeudi 22 février 2018

HISTOIRE DE PÊCHE… BLANCHE!




Vous vous souvenez l’été passé, je vous avais raconté une HISTOIRE DE PÊCHE à la Pourvoirie Domaine Bazinet à Sainte-Émélie-de-l’Énergie dans ma région de Lanaudière??!! Non? Et bien, vous pouvez d’abord la relire juste ICI. La pêche n’avait pas été très fructueuse mais j’avais tout de même découvert un magnifique endroit, niché au cœur d’un superbe environnement, dans un cadre très familial. Je me suis reprise la semaine dernière pour pratiquer la pêche sur glace. Les lieux sont toujours aussi chaleureux et cette fois-ci, mon histoire de pêche se termine comme dans les contes de fée (ou presque! Disons qu’après un certain âge, les contes de fée se transforment légèrement)!




Laissez vos idées préconçues derrière, parce que la pêche au Domaine Bazinet, c’est une affaire de filles! Je m’y suis d’ailleurs rendue avec mon amie Marylou qui est, sans aucun doute, la plus grande pro de pêche blanche que je connaisse! Mesdames, pour une sortie hivernale entre copines, originale et amusante, je vous conseille fortement de songer à cette destination (on y a d’ailleurs rencontré un groupe de françaises venues profiter de l’hiver québécois). Messieurs, si vous cherchez l’endroit idéal pour des vacances en famille qui saura divertir les petits et les grands à qui vous pourrez démontrer vos talents de pêcheur, réservez dès maintenant!

Vue sur le lac au réveil


Que vous soyez néophytes ou experts, on vous fournira tout le nécessaire, préparera les trous, vous initiera avec plaisir et vous garantira de belles prises. Si vous choisissez la location d’un chalet pendant votre séjour, vous pourrez pêcher directement sur le lac face à votre refuge. Si vous préférez le confort de l’auberge, vous aurez droit à votre petite cabane de pêche chauffée au bord du lac. Je vous le dis : que du bonheur en nature!




Notre séjour a débuté par une soirée à l’auberge. La cuisine était aussi délicieuse que la dernière fois et l’ambiance, près du feu, promettait déjà une excellente journée pour le lendemain. Ce qui fut confirmé dès le réveil, au moment d’ouvrir les rideaux de la chambre et d’apercevoir la vue sur une partie du lac juste avant que le brouillard ne se mette de la partie.

Raviolis pour Marylou, burger de bison pour moi!


Déjeuner avec vue


Après un copieux déjeuner, nous avons débuté par une petite randonnée en raquettes pour aller admirer la chute gelée à travers les bois. Il existe plusieurs sentiers sur le domaine et celui-ci offre également la possibilité de faire quelques tours de glace sur la patinoire (éclairée en soirée) et deux glissades sur tubes (les enfants sont rois ici).

Du haut de la chute





Dès la fin de la matinée, nous nous sommes rendues à l’accueil pour y ramasser notre équipement. Les trous étant déjà prêts sur le lac et Marylou étant passée maître dans l’art d’installer les brimballes, nous entamons cette partie de pêche avec enthousiasme. Un peu après midi, une première ligne se met à gigoter joyeusement. Hourra, mon amie remonte rapidement une sympathique petite truite mouchetée (oui, oui, le premier poisson de la journée semble toujours plus sympathique)!




Rapidement, ce seront trois belles prises que nous ramèneront sur la glace. Puis, il y aura une accalmie et nous en profiterons pour aller se réchauffer dans notre cabane tout en surveillant du coin de l’œil les lignes à l’eau. Nous voir partir en courant lorsqu’une brimballe se balance valait sûrement son pesant d’or! Tout au long de l’après-midi, nous enchaînerons entre moments de joie, d’attente et de déception (pour ces fois où nous avons lamentablement échappé nos proies. Et oui, ça arrive même à des expertes comme nous!!!). En commençant, on s’était dit que ce serait bien de ramener à la maison trois poissons chacune (juste parce qu’on trouvait que ça représentait le lunch parfait!) mais plus la journée avance et plus on hausse nos objectifs!

Petit repos dans notre cabane de pêche


La pêche ici, c'est tellement une affaire de filles que vous serez même cordialement accueillis par Cindy qui gère l'entreprise familiale qu'elle a reprise de ses parents aux côtés de sa charmante fille Léa qui a fait de l'endroit son domaine. Que vous soyez en famille, entre amis ou en couple, tous y seront les bienvenus. La pêche blanche est une expérience typique à tenter au moins une fois et cette pourvoirie est un endroit parfait pour l'essayer!

Je vous ai attirés dans cette aventure en promettant une fin heureuse, je me dois maintenant de vous le prouver…

Pas mal pour des filles, non??!!


Avouez qu'on s'est plutôt bien débrouillé pour des filles! Et parce que cette histoire de pêche se doit de finir encore mieux que la dernière fois, croyez-moi, mon repas de truites du dimanche soir fut résolument excellent!

J’ai été invitée gracieusement par Cindy pour ce séjour mais toutes les opinions émises dans cet article reflètent complètement ma pensée (si je n’avais pas aimé, je ne vous en aurais pas parlé!).




Pourvoirie Domaine Bazinet
3000 Chemin Bazinet
Sainte-Émélie-de-l'Énergie, Québec






mardi 13 février 2018

UNE JOURNÉE À SKI MONTCALM




À la fin de l’hiver dernier, à la toute dernière journée d’ouverture de la saison, alors que le soleil du printemps pointait enfin le bout de son nez sur les pentes, nous avons initié ma nièce (qui avait alors presque un gros 4 ans!) au ski. Confidence : j’ai fait beaucoup de ski à l’adolescence mais j’ai complètement arrêté pendant quelques années. Maintenant je n’y vais plus qu’une fois aux 5 ans et je me contente bien souvent des pistes faciles! Alors, puisqu’on était deux à pouvoir qualifier de débutantes (oui, oui, je parle de ma nièce et de moi, si vous me suivez bien!), nous avons opté pour un plus petit mont de notre région de Lanaudière : SKI MONTCALM situé à Rawdon.




Ski Montcalm est parfait pour initier la famille au ski. Près de 25 pistes sur 3 versants dont plusieurs de niveau facile, 3 parcs à neige, une école de glisse, des tarifs abordables, il y a même un bébé-télésiège permettant d’accéder à la piste idéale pour la première descente des enfants. Le centre dispose aussi de tout l’équipement nécessaire autant pour les enfants qui débutent que pour les adultes expérimentés. Il faisait beau, les conditions de glisse étaient impeccables malgré le début de la fonte des neiges et la petite Charlie était très motivée et fière de porter ses skis : ça s’annonçait pour être une excellente journée!

Je suis prête!




Bien sûr, les débuts furent un peu plus ardus. D’abord, mes vieilles bottes n’ont pas tenues le coup dès la première descente se désagrégeant littéralement sous mes yeux et m’obligeant à redescendre la montagne à pied (vous savez, ce moment où on a l’air le plus fou!) mais je les ai remplacées rapidement à la boutique de location! Et puis, il a quand même fallu à ma filleule quelques descentes attachées à son père pour manier le fonctionnement des skis. Mais ses quelques craintes du départ se sont tranquillement envolées au cours de la journée et en après-midi (après une pause poutine bien méritée au restaurant de la station!), elle pouvait facilement terminer les pistes seule en se laissant glisser doucement vers le bas. Et elle en redemandait!


Je vous l'avais bien dit: désagrégées!

La station a été fondée en 1969 par un ex-champion et passionné de ski polonais, Tadek Barnowski (son nom à lui seul présageait un bel avenir dans ce domaine!) venu s’installer dans la région. Après avoir découvert la montagne, il la défricha, installa des remontées mécaniques et la développa de belle façon. Encore aujourd’hui, ce sont ses enfants qui gèrent les lieux. Au fil des années, on y a même ajouté des pistes de glissades sur tubes et aménagé des sentiers de raquette.




Ski Montcalm se veut une destination familiale et, à la veille des vacances scolaires, je crois vraiment que c’est un endroit à considérer sérieusement si vous n’avez toujours pas de plans prévus pour cette semaine qui approche. Nous y avons passé une magnifique journée et créé de mémorables souvenirs familiaux!



Ski Montcalm : 3294 rue Park, à Rawdon, Québec.




dimanche 4 février 2018

MA NOUVELLE-ORLÉANS



Petit guide pratique pour un premier séjour



Dans ce deuxième article sur mon voyage en solo et sac à dos en Louisiane, je reviens encore sur la Nouvelle-Orléans en espérant que vous n’êtes pas déjà excédés! Cette fois, je serai plus pratique. Je vous parlerai de ce que j’ai vu, de ce que j’ai fait, de mes coups de cœurs mais aussi de mes petites déceptions! Si NOLA a été élue au sommet de la liste des destinations à visiter en 2018 par le New-York Times (ce que j’ai appris avec bonheur pendant que j’y étais!), il doit bien y avoir une raison outre qu’elle fête cette année son 300e anniversaire, non? Évidemment, en quelques jours, je n’ai pas pu tout voir de la ville surtout que je suis plutôt du type « slow travel » qui peut se poser sur une terrasse ou un banc de parc pendant plusieurs heures! Mais voici la Nouvelle-Orléans à ma façon, comme je l’ai visitée, c'est-à-dire MA Nouvelle-Orléans!




Vol et météo

D’abord, pourquoi avoir choisi la Nouvelle-Orléans en janvier??!! Outre le fait que cette ville faisait partie de ma « wish-list » depuis longtemps, j’ai vu que le site Flytrippers proposait des vols à rabais pour ce début de janvier et j’ai donc sauté sur l’occasion. J’ai ajouté quelques dollars pour débuter ce voyage à Baton-Rouge sur un vol de Delta Airlines (je vous reviendrai d’ailleurs sur cette ville prochainement) et j’ai ainsi atterri en Louisiane. Ce même prix à 278$ CAD aller-retour est d’ailleurs encore en vigueur pour certaines dates de mars et d’avril!

Je vous préviens, il peut faire froid en janvier et ma tuque et mon foulard furent grandement appréciés certains jours. Alors qu’à d’autres moments, je pouvais facilement laisser tomber la veste. Si vous comptez vous y rendre pour le Carnaval, n’oubliez pas votre manteau qui pourrait vous être utile. En automne, c’est pluvieux, vous vous en doutez alors qu’en été, c’est très humide. Le printemps est sans doute une saison idéale.



Hébergement

À mon arrivée à la Nouvelle-Orléans, je suis allée directement déposer mon sac à l’auberge de jeunesse qui m’accueillait pour ces cinq nuits ici, Madame Isabelle’s House. Les hôtels et logements à la Nouvelle-Orléans sont plutôt chers (sur airbnb comptez environ 70$ CAD en moyenne par nuit pour une chambre et 100$ CAD pour un logement entier) et sur les recommandations de Martine du blogue Mart’in Trip, j’ai opté pour l’endroit surtout parce qu’il était abordable mais aussi parce que sa localisation (au croisement des quartiers Faubourg Marigny et Vieux Carré Français) était idéale pour la marcheuse que je suis lorsque je voyage. N’ayez crainte, auberge de jeunesse, oui, mais j’y ai rencontré des gens de partout et surtout de tous les âges. L’endroit est convivial mais non intrusif. La solitaire en moi a toujours réussi à se trouver un coin tranquille pour lire ou écrire un peu.

La maison est sécuritaire et vraiment belle avec sa cour intérieure et son spa et j’y ai très bien dormi. Des activités ou des sorties en groupe sont organisées chaque jour pour les pensionnaires. Ma seule mésaventure (mais c’est aussi ça vivre en société!) : lorsque le couple dans les lits voisins a décidé d’étaler le contenu de ses valises à la grandeur de la chambre en laissant un sac dans le couloir menant à la salle de bain… en pleine nuit, ce n’est pas une bonne idée!

J’ai payé 35,00$US par nuit (pour un dortoir à 4 avec salle de bain privée), déjeuners compris (et agréablement surprise du choix offert). La maison propose aussi de plus grands dortoirs un peu moins chers et des chambres privées pour lesquelles il vaut mieux réserver longtemps à l’avance.


1021 rue Kerlerec, Faubourg Marigny




Transport

Si, comme moi, vous êtes sans voiture et préférez faire une première escale à Baton-Rouge, vous pourrez rejoindre NOLA (ou vice-versa!) en autobus via la compagnie Greyhound et il vous en coûtera environ 15$ CAD. J’y étais sans voiture pour une seule semaine. Je n’ai donc pas pu voir toute la Louisiane et ses plus petits hameaux mais je ne me suis pas sentie limitée pour autant. Lorsque vous serez à la Nouvelle-Orléans, le moyen de transport à privilégier est sans aucun doute le tramway. Cinq lignes desservent la ville. Le tarif pour un passage est de 1,25$ US (prévoir le montant exact, on ne vous redonnera pas la monnaie) et il existe des laissez-passer qui permettent de voyager sur toutes les lignes sans restriction (3,00$ US pour 1 jour / 9,00$ US pour 3 jours).




Premier arrêt / Street Art

Pour mon premier arrêt touristique à NOLA je n’ai eu qu’à faire quelques pas! En effet, juste au coin de la rue de l’auberge se trouve une œuvre du plus célèbre des graffiteurs : Banksy. L’artiste a laissé sa marque à différents endroits de la ville suite à l’ouragan Katrina mais la plupart de ses œuvres furent détruites ou taguées (non mais faut être fou ou légèrement ignorant pour endommager des œuvres si célèbres!). Mais pour sa fille au parapluie (coin Kerlerec et Rampart), on a pris soin de la mettre sous vitre pour la postérité.




Bourbon Street

Évidemment, mon premier contact avec la ville fut la célèbre Bourbon Street, au cœur du Vieux Carré Français, où je me suis tout de suite dirigée. Vrai qu’elle est plutôt du genre délabrée et un peu glauque (lors de mon passage, on s’ingéniait à la rénover à tous les coins de rues, carnaval oblige!) mais elle reste très vivante et amusante et tout séjour à NOLA n’est pas complet si on ne s’y arrête pas le temps d’un verre et c’est ce que j’ai rapidement fait (on ne se refait pas!). Si vous êtes du type agoraphobe, vous n’aimerez peut-être pas puisqu’il y a foule sur cette rue envahie par les touristes dès le midi jusqu’à tard dans la nuit (et j’étais hors-saison) qui se promènent, verre de bière à la main (oui, c’est permis ici!). Je n’ose imaginer en plein Mardi Gras! 



Parce que toute bonne visite de la Nouvelle-Orléans commence ici!

Quand on s’y balade le matin (disons avant 11h00), le contraste est frappant. La rue devient curieusement calme pour quelques heures libérée de cette masse de gens entassés aux coins des rues. Mais l’ambiance est à la fête sur Bourbon alors qu’on y entend de la musique partout. J’ai été attirée par une sympathique terrasse qu’on ne peut rater puisqu’elle nous accueille avec, en façade, les statuts de maîtres du jazz qui ont fait la renommée de la ville. Je me suis aperçue peu après que j’étais assise à la succursale de Bourbon Street du Cafe Beignet, à siroter un excellent cocktail coloré en écoutant le groupe jazz de la maison. Un premier contact heureux!

Cafe Beignet at Musical Legends Park : 311 Bourbon Street




Vieux Carré Français

C’est par ce quartier que tout débute à la Nouvelle-Orléans, celui qui a donné sa réputation légendaire à la ville. Ce quartier se découvre en arpentant ses rues à pied, de long en large et je l’ai traversé chaque jour. On découvre chaque fois un nouveau coin de rue, une charmante boutique ou un bar invitant. En longeant la rue Decatur (tout près du fleuve), ne manquez pas de vous promener entre les étals du French Market datant de 1791 (bon, il a été détruit, reconstruit et modernisé depuis quand même!) pour faire quelques achats. C’est aussi à l’une de ses extrémités que vous pourrez tenter l’expérience du Café du Monde et ses immanquables beignets (que j’ai boudé pour préférer les beignets d’un autre endroit dont je vous reparlerez plus loin puisque chaque fois que je m’y présentais la file d’attente était beaucoup trop longue. Quand on parle d’une heure d’attente, c’est trop pour moi!). Ensuite, vous atteindrez Jackson Square, joli parc historique d’où s’élève la Cathédrale St-Louis. Et c’est toujours très animé sur le parvis de l’église!





De chaque côté de la cathédrale, se dresse les anciens bâtiments du Cabildo (siège des anciens gouvernements municipaux devenu musée d’Histoire de la Louisiane, voir ma visite ci-dessous) et du Presbytère (devenu musée du Mardi Gras). J’ai aussi pris un certain plaisir à traverser Pirates Alley, cette petite ruelle située à l’Ouest de la cathédrale qui fut, selon la légende, le repaire du pirate Jean Lafitte qui marque encore aujourd’hui l’Histoire de la ville. Cet accès direct me mena à la rue Royal, plus chic que sa voisine Bourbon (notamment par la présence de nombreuses galeries d’art) mais tout aussi animée. J’aime beaucoup cette rue et j’y ai passé une première soirée très agréable au restaurant-bar du 801 Royal.





Le temple du jazz se trouve aussi dans le quartier. Le Preservation Hall fondé en 1961 offre, paraît-il, les meilleurs concerts en ville. Vous l’aurez deviné, je n’y suis pas entrée puisqu’il n’y avait plus de place lors de mon passage (vaut mieux si prendre quelques heures à l’avance) mais je me suis rabattue sur un petit bar très sympathique au retour vers l’auberge, le BMC (pour Balcony Music Club) où le groupe du moment était excellent.

BMC : 1331 Decatur Street

Hé non, vous ne verrez malheureusement pas de photo du Steamboat Natchez, ce célèbre bateau-vapeur à roue à aubes sillonnant le Mississippi. J’ai bien essayé de croquer son portrait à quelques reprises mais il était toujours absent (oui, vous pouvez ressentir une légère déception ici!). J’aurais pu participer à une croisière à son bord mais les rives du Mississippi qui m’ont semblées plutôt ternes et industrialisées ne m’inspiraient pas cette fois-là. 





Ghost Tour

Au lieu de partir en croisière l’espace de quelques heures, j’ai préféré me joindre à un « Ghost Tour ». La Nouvelle-Orléans regorge d’histoires de fantômes, de pirates et de vaudou et je me disais que ce serait une chouette façon de passer la soirée que de me faire raconter ces légendes anciennes. J’ai utilisé les services de New Orleans Ghost Adventure Tours et j’ai du débourser 27$ US. Et franchement, j’ai bien aimé cette tournée! Le guide ne se déguise pas inutilement pour installer une fausse ambiance, il connaît bien son sujet, il était drôle et intéressant.

J’ai fait la tournée de soir ce qui ajoutait à l’atmosphère lugubre des récits. Plusieurs autres tours sont aussi proposés par l’agence, notamment des tours axés sur le vaudou ou les cimetières de la ville. Une visite de deux heures où j’ai appris certains secrets effrayants de NOLA (hououou!) et qui propose un arrêt à mi-parcours, le temps d’un verre qui était le bienvenu, chez Lafitte’s Blacksmith Shop Bar, ancienne maison du pirate Jean Lafitte reconvertie en bar, une des seules maisons construites sous le régime français à subsister encore de nos jours.

Laffite’s Blacksmith Shop Bar : 941 Bourbon Street

Dès le départ, l'ambiance est installée!

Une histoire de fantôme qui donne des frissons s'est déroulée ici!

Ancienne maison du pirate Jean Lafitte



Musées

Deux musées furent sur mon parcours. D’abord le New Orleans Historic Voodoo Museum, petit musée consacré, vous l’aurez deviné, au vaudou et à la grande prêtresse Marie Laveau, tête d’affiche de l’Histoire mystique de la ville. Bon, oui il s’agit un peu d’un attrape-touriste alors qu’une disciple de ce culte vous y accueille moyennant la somme de 5$ US. Je le savais avant même d'y entrer mais ma curiosité l'a emporté! La visite est rapide, on fait le tour de deux petites salles ornées de poupées vaudous, de masques ou d’offrandes et expliquant sommairement l’histoire de cette religion venue de l’esclavage. À la fin, je me suis esclaffée à la vue du panneau expliquant comment faire un vœu qui, bien évidemment, recommande le dépôt d’une offrande en argent pour qu’il se réalise. Mais que voulez-vous, je me suis prêtée au jeu et je n’ai pu m’empêcher d’enrouler mon petit bout de papier autour d’un billet d’un dollar en suivant scrupuleusement les indications! S’il se réalise un jour, je vous aviserai!

New Orleans Historic Voodoo Museum : 724 Dumaine Street




Le deuxième musée visité était, heureusement, beaucoup plus complet. Le bâtiment du Cabildo (à côté de la cathédrale) retrace l’Histoire de la Louisiane de façon très instructive. Un bon départ pour mieux comprendre l’évolution de la ville à travers les époques. Chaque étage traite d’une période de la Louisiane, notamment l’immigration (curieusement, je n’ai vu aucune mention concernant les Acadiens déportés…), la vie pendant les grandes guerres (celle d’indépendance et celle de Sécession), les plantations et l’esclavage. L’entrée est de 6$ US et vaut bien plus le coup que le précédent!

Cabildo : 701 Chartres Street






Garden District

On se promène dans le quartier pour une importante raison : observer les fabuleuses demeures datant d’avant la guerre de Sécession et bâties par les richissimes anglophones sur une ancienne plantation de canne à sucre défrichée lorsque la Louisiane devint américaine. Leur architecture est carrément magnifique. Pour s’y rendre, on monte à bord du célèbre tramway vert de l’avenue Saint-Charles, l’original, celui-là même au coeur de l’œuvre A streetcar named Desire de Tennessee Williams (haaaa Marlon!). 






Le quartier abrite aussi le cimetière Lafayette No. 1. Je confie ici un petit plaisir macabre : j’aime beaucoup visiter les cimetières connus en voyage et celui-ci méritait amplement le détour. Ouvert en 1833, les tombes d’anciens soldats côtoient celles de vieilles familles africaines. C’est ici que se déroule une partie de l’action de Entretien avec un vampire et l’ancienne maison de son auteur, Anne Rice, se situe tout près. Et, vous le constaterez, les cimetières de la Nouvelle-Orléans sont vraiment fascinants et spéciaux. En effet, les tombes et caveaux y sont érigés en hauteur pour contrer les problèmes que les nombreuses inondations pourraient engendrés. D’ailleurs, un peu partout en ville, on sent franchement la résilience de ses habitants au travers des siècles.

Un autre cimetière célèbre de NOLA est le St. Louis Cemetery No. 1 situé dans le quartier Treme mais puisque l’endroit et le quartier ne sont pas des lieux réputés pour leur sécurité et que je voyageais seule, je ne m’y suis pas aventurée.

Brevard-Clapp House (ancienne demeure d’Anne Rice) : 1239 First Street (mais elle ne se visite pas).




Ancienne maison d'Anne Rice

J’ai complété la visite du quartier en me baladant sur Magazine Street, rue commerciale importante de la ville prisée par les habitants pour leurs soirées au restaurant et où de charmantes boutiques jouxtent les terrasses de cafés.





City Park

Après avoir lu l’enthousiasme de Pauline du blogue Petites évasions grandes aventures pour le City Park, j’ai décidé d’aller y faire un tour et je l’en remercie ici! J’ai eu un énorme coup de cœur pour ce parc traversé par un long canal d’où vous observerez une faune ailée d’exception et où vous pourrez aussi voguer allègrement. Dès mon entrée dans le parc (que j’ai rejoint par la ligne de tramway Canal Streetcar-City Park Museum, dernier arrêt de cette ligne), j’ai été emballée d’apercevoir des cygnes flottant sur l’eau et je me suis mise à courir comme une folle pour ne pas rater la photo (ne riez pas, des cygnes en liberté au Québec, c’est plutôt rare!). En fait, je me suis rapidement aperçue que j’allais les revoir à maintes reprises au cours des quelques heures passées dans le parc, la course était parfaitement inutile! 





C’est aussi dans ce magnifique parc que j’ai enfin pu goûter mes premiers beignets. Puisque la file quasi-éternelle du Café du Monde me rebutait chaque jour un peu plus et en consultant mon guide de voyage (merci Guides Ulysse!), j’ai noté qu’il recommandait le restaurant du parc, le Morning Call Coffee Stand, pour la pause-café. Un endroit charmant doté d’une belle terrasse près de l’eau, parfait pour s’initier à la fameuse pâtisserie qui vient toujours par trois accompagnées d’un pot de sucre en poudre. Si, au début, je n’osais pas y aller trop fort, je me suis rapidement rendue compte que toutes les tables occupées s’en donnaient à cœur joie en versant le sucre! Les tables étaient recouvertes de sucre! J’ai donc saupoudré généreusement mes beignets moi aussi!




Le parc abrite aussi le musée d’art de la Nouvelle-Orléans (le NOMA) et le Sydney and Walda Besthoff Sculpture Garden regroupant des sculptures de grands maîtres disséminées en pleine nature.




Faubourg Marigny

Mon plus grand regret de ce séjour, c’est de ne pas avoir pris le temps de découvrir ce quartier plus tôt (alors que j’y résidais, honte à moi!). Ne faites donc pas la même erreur, allez-y dès vos premiers jours à NOLA! J’y ai trouvé ma place préférée lors de ma dernière soirée, la Brasserie Marigny, sur Frenchmen Street, un endroit beau et accueillant, une excellente cuisine et des cafés Baileys parfaits pour accompagner le groupe jazz qui agrémentèrent mes dernières heures ici! C’est cette rue que les locaux préfèrent à Bourbon pour terminer leur soirée au son des groupes musicaux présents dans tous les établissements.

Marigny Brasserie & Bar : 640 Frenchmen Street


The Spotted Cat Music Club: une boîte de jazz réputée

À la Brasserie Marigny

Ne manquez pas également de déambuler le long de l’avenue Esplanade qui fut, à une certaine époque, le penchant créole de la belle avenue Saint Charles de Garden District.






Autour de la Nouvelle-Orléans

Avant même d’être à la Nouvelle-Orléans, il y avait deux escapades que je tenais absolument à faire. Je vous en reparlerai plus en détails dans de prochains articles qui leur seront consacrés mais je vous donne quand même ici quelques informations.

D’abord, puisque toute visite en Louisiane qui se respecte doit passer par les bayous, je ne pouvais faire autrement que de m’y rendre. J’ai utilisé les services de la compagnie Gray Line New Orleans (50$ US) qui nous amena au Jean Lafitte National Historic Park and Preserve pour une croisière en ponton. Il est aussi possible de faire cette sortie en aéroglisseur (mais je les trouvais trop bruyants et j’avais envie de calme!). Oui, je le répète, habillez-vous chaudement en hiver! Et malgré le fait qu’en janvier, il est plutôt rare d’apercevoir des alligators (ce sont bien des alligators ici et non pas des crocodiles), j’ai eu la chance que j’espérais! Départ de NOLA en fin d’avant-midi pour un retour vers 15h00.


Et oui, il y a bel et bien des alligators dans les bayous en janvier!


Enfin, l’autre excursion reine de la région, c’est la visite des anciennes plantations de canne à sucre. Pour ce faire, j’ai réservé auprès de Louisiana Tour Company (82$ US en profitant d’un rabais de 10$ grâce à un code promo déniché sur internet) et qui offrait la visite guidée de deux plantations au choix. Pour ma part, j’ai opté pour la célèbre Oak Alley Plantation et pour Laura Plantation. Si la première mise surtout sur l’histoire des familles propriétaires de la maison, la deuxième nous raconte l’histoire de l’esclavage. Au retour, notre chauffeuse a aussi fait un court arrêt à Evergreen Plantation, le temps de quelques photos, là même où fut tourné Django Unchained de Tarantino. Je vous le confirme, j’ai complètement adoré cette excursion instructive et si plaisante! Départ à 10h30 (un mini-bus est même venu me prendre directement à l’auberge) pour un retour en fin de journée.




Si vous voyagez en voiture, il vous sera possible de ne payer que le coût d’entrée aux bayous et de pouvoir compléter la route des plantations en optant pour toutes celles qui vous intéressent.



Pour terminer, laissez-moi vous faire un aveu : j’aime bien quand j’ai mes marques dans une nouvelle ville et je commençais tout juste à avoir mes repères. J’y serais bien demeurée un jour ou deux de plus pour parfaire ma connaissance de la ville!

J’ai volontairement omis de vous parler de tous les endroits gourmands que j’ai visités puisqu’ils feront l’objet d’un futur article traitant spécialement de mes bonnes adresses. Cet article-ci est déjà passablement long et j’ai tellement bien mangé à NOLA que j’en aurais encore trop long à raconter!