dimanche 13 janvier 2019

Lanaudière en hiver



Lanaudière en hiver
5 lieux, 4 activités hivernales


Lanaudière, vous le savez déjà fidèles lecteurs, c’est ma région natale et celle où je suis retournée vivre, il y a déjà plus de 20 ans mais que je n’avais jamais vraiment quittée! Belle en toute saison, elle abrite sur son grand territoire des trésors de petits villages. Je vous l’avais déjà annoncé dans mon bilan de fin d’année, je tenterai le plus souvent possible en 2019 de mettre en vedette ces bijoux méconnus d’ici et d’ailleurs, loin du tourisme de masse, où vous serez toujours la bienvenue et qui ont tant à vous offrir.

«Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver» chante le grand Vigneault alors aussi bien s’y faire et en profiter quand même! Je vous propose donc dans ce petit billet, quatre activités hivernales sportives et agréables dans cinq lieux d’exception de Lanaudière. Et, croyez-moi, ici ça existe encore des destinations loin d'être saturées par le tourisme, souvent situées à bien peu d’heures de route de chez-vous!



«Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver»

Petite parenthèse avant d'entrer dans le vif du sujet. Plusieurs endroits du Québec voient se développer des petits parcs régionaux depuis quelques années, prêts à accueillir les amateurs de plein air. Souvent administrés et entretenus de façon bénévole par des gens qui ont à coeur la conservation d'un si bel environnement ouvert à tous, il ne faut pas hésiter à les encourager. Pour que subsiste ces milieux naturels accessibles, prenez donc la résolution en 2019 de les privilégier. En bonus, ils sont beaucoup moins fréquentés que les grands parcs provinciaux ou nationaux mais offrent pourtant des expériences nature tout aussi intéressantes. Je vous en présente d'ailleurs deux dans le présent article...

Oui, oui, promis, je reviens sur ce sujet, plus en profondeur, très bientôt parce que ça existe encore ce genre de petits paradis perdus mais au final, on ne se donne simplement pas la peine d'y aller (fin de la parenthèse)! 


Saint-Gabriel-de-Brandon pour le ski de randonnée

Ici, le ski de fond est ancré dans les traditions populaires depuis les années ’40 à l’époque où le dénommé Jack Rabbit, grand maître de ce sport, participe à la création des Sentiers Brandon. Quinze kilomètres de sentiers de ski bien balisés et entretenus vous attendent, que vous soyez débutants ou experts. Complétez votre boucle par un petit détour sur le sentier panoramique, la vue sur la ville de Saint-Gabriel, son lac et ses montagnes est superbe!





Saint-Didace pour la raquette

Traversée par la rivière Maskinongé, la petite municipalité de Saint-Didace recèle un secret bien gardé des amateurs de plein air : le sentier du Mont Marcil. Un aller-retour de 8 kilomètres accessibles l’hiver en raquettes et traversant champs, ruisseaux et forêt. Je vous y promets une balade des plus paisible avec pour seul dérangement, le chant des oiseaux.




Saint-Jean-de-Matha pour la randonnée pédestre

C’est la première année que le Parc régional des Chutes Monte-à-Peine-et-des-Dalles ouvre pendant l’hiver. Au secteur de Saint-Jean-de-Matha, vous longerez la rivière Noire pour vous retrouver au pied des chutes, dans un décor féerique. Une boucle de 17 kilomètres permet de rejoindre les entrées des municipalités voisines de Sainte-Mélanie et Sainte-Béatrix.




Rawdon pour le patin

Pour profiter des beaux jours de l’hiver en famille, le sentier de patin du Parc des Chutes Dorwin est l’endroit idéal. Un sentier qui serpente entre les arbres du parc, c’est bien moins ennuyant que de tourner en rond sur une patinoire traditionnelle! Les petits adorent et en prime, la glace est belle et il y a un chalet pour se réchauffer et un module de jeux.





Saint-Côme pour la raquette

Blottie au cœur de la forêt laurentienne, le Parc régional de la Chute à Bull est parfaitement aménagé pour les randonneurs. En plus d’y traverser de magnifiques paysages enneigés, on vous y raconte l’histoire de la drave au siècle dernier. Vous pouvez également réserver l’un de leurs refuges en forêt pour y passer la nuit, au chaud près du poêle à bois.





Envie d’autres sorties sportives dans Lanaudière? Suivez les liens ci-dessous!







vendredi 4 janvier 2019

Dans un Panier à Marseille



Dans un Panier à Marseille
Balade insolite et photographique du Panier de Marseille


Les thèmes de En France Aussi me donnent parfois du fil à retordre. Et oui, ce premier article de 2019 participe au rendez-vous mensuel créé par Sylvie du blog Le Coin des Voyageurs qui invite les blogueurs à faire découvrir chaque premier jour du mois les richesses du patrimoine de la France selon un thème donné. Ce mois-ci, le thème « loufoque » a été choisi par mon amie Olivia, du blog La fille de l’encre.


Avouez que le thème «loufoque» n’est pas facile mais c’est Olivia elle-même qui m’a offert le sujet sur un plateau d’argent en suggérant (pour ceux qui, comme moi, étaient un peu dépourvus) des circuits artistiques amusants. Je venais dès lors de trouver mon sujet parce que le Panier de Marseille, en plus d’exposer au monde son Street-Art original, possède aussi une Histoire riche en anecdotes insolites. Et puis, ça commençait bien la nouvelle année que de retourner à Marseille le temps d’un billet! Suivez-moi donc pour une balade photographique et insolite dans les ruelles du plus vieux quartier de France : Le Panier.





«…le Panier de Marseille, en plus d’exposer au monde son Street-Art original, possède aussi une Histoire riche en anecdotes insolites.»


La majorité des anecdotes racontées ici sur Marseille et son Panier, je les ai recueillies auprès d’une gentille Greeter de Marseille. L’association des Greeters de Marseille Provence sont un groupe de bénévoles amoureux de leur ville qui vous proposent gratuitement, selon vos goûts et vos intérêts, une balade ou une excursion dans leur ville. Lors de votre prochain passage à Marseille, je vous recommande fortement de prendre rendez-vous avec eux en visitant leur site web (prévoyez quand même un minimum d’une semaine avant votre arrivée pour les contacter)!



Hôtel de Cabre




Juste avant de plonger dans le Panier, presque en face de l’ancien Hôtel-Dieu (devenu l’hôtel InterContinental), un arrêt tout ce qu’il y a de plus loufoque s’impose devant le numéro 27 de la Grand-Rue. C’est ici que se trouve, au coin de la rue Bonneterie, l’hôtel de Cabre, plus vieille maison encore existante de Marseille. Vous remarquez quelque chose sur la première photo ci-dessus? Regardez encore d’un peu plus près…


  
Mais pourquoi donc est-ce que la rue Bonneterie est-elle indiquée sur deux coins de rue perpendiculaires? Une erreur au moment de l’inscription dans la pierre? Un changement de direction de la rue au cours des siècles? Pas du tout! La maison, datant de 1535, a tout simplement (simplement n’est peut-être pas le mot juste) été déplacée et tournée de 90 degrés! En effet, le quartier ayant du être reconstruit en 1954 suite à son dynamitage par les soldats allemands en 1943, l’immeuble fut alors déplacé pour mieux rentrer dans l’alignement de la Grand-Rue…




Histoire générale du Panier

Lieu d’implantation de la première colonie grecque ayant fondé Marseille il y a 2600 ans, le Panier est toujours demeuré un quartier populaire marqué par des vagues successives d’immigration. Son nom proviendrait d’une auberge dont l’enseigne était un panier. Longtemps perçu comme le secteur malfamé de la ville, évité par les marseillais eux-mêmes, il est réhabilité depuis quelques années pour le plus grand plaisir des touristes qui en ont fait un passage obligé de Marseille mais au grand dam des résidents qui se voient de plus en plus chassés de leurs anciennes installations populaires et abordables…






Histoires insolites du Panier

On pénètre bien souvent dans le célèbre quartier par la Montée des Accoules comme on entre dans un lieu sacré. Votre premier arrêt doit se faire dans la boutique qui se trouvera devant vous, au Bazar de César, où on achète du véritable savon de Marseille à la réputation légendaire mais où l’on peut aussi découvrir la cajole bien fraîche. Si vous n’êtes pas de la région, vous vous demandez sûrement ce qu’est une cajole. Selon l’expression des gens du sud, la cajole est d’abord une fille facile, vulgaire (maintenant, si vous entendez dire «regarde moi cette cajole, elle est tarpin laide», vous saurez de qui on parle). Mais dans cette boutique, la cajole est avant tout une bière blonde qu’on vous servira bien froide. Peut-être pas complètement loufoque mais la visite vous tirera assurément un sourire!






Vous arriverez ensuite devant le clocher de l’église Notre-Dame des Accoules, haut-lieu de perdition du clergé catholique provençal. Oui, oui, vous avez bien lu, il s’agit bien du site d’une ancienne église marquée par les anecdotes infâmantes (qui font, de nos jours, plutôt rire)! Sachez d’abord que vous n’avez pas la berlue si vous apercevez le clocher perché au-dessus d’une tour, semblant avoir perdu son église. C’est que l’ancien lieu de culte fut rasé après la Révolution parce qu’on y soupçonnait en ses murs des attroupements de rebelles insoumis. On a bien tenté de tout détruire mais les marseillais se sont levés pour éviter la destruction du clocher dont le carillon rythmait leur journée. C’est aussi dans cette église que le père Gaufridy, qui y officiait au XVIIe siècle, fit jaser toute la Provence par sa trop grande complicité avec les femmes du diocèse. Son affabilité le perdit lorsqu’une de ses pénitentes l’accusa de sorcellerie!

Crédit photo: Marseille Tourisme




Votre visite (presque) loufoque du Panier se poursuivra en vous rendant sur la Place des Moulins qui domine le quartier à son point culminant. Au XVIe siècle, on retrouvait ici jusqu’à 15 moulins à vent servant principalement à la production de la farine mais qui étaient également des lieux de défense où pouvait se replier la population en cas de siège de la ville. De nos jours, on aperçoit les traces de 3 d’entre eux seulement dont l’une des tours encore bien conservée. Mais surtout, en arpentant la place, dites-vous que sous vos pieds se trouve l’ancienne citerne de la ville, d’une capacité de 12000 m3, qui alimenta en eau le tout Marseille dès le milieu des années 1800.





L’expérience ultime d’une visite insolite du Panier serait de tenter une partie du sport le plus mythique de la région. Je parle, bien évidemment, de la pétanque! Et le quartier possède l’endroit parfait pour ce faire, soit la Maison de la Boule, parce qu’en plus d’être un musée, vous y trouverez également un petit terrain de pétanque où la convivialité provençale vous séduira. Jouer au célèbre jeu de boules au cœur d’un quartier si typique, petit plaisir loufoque et pittoresque assurément!





Le Street-Art du Panier

Mondialement connu pour son Street-Art éclaté, original et éclectique, le quartier du Panier accueille les graffeurs de toute la planète depuis les années ’80 alors que cet art de rue gagne ses lettres de noblesse. Fresques, murales, graffitis, les artistes urbains s’affirment alors sur les murs de l’ancienne cité après avoir été trop longtemps relégués au rang de vandales. Au fil des ans, le Panier est devenu une véritable galerie d’art à ciel ouvert où les œuvres insolites (et loufoques) s’imposent…





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- Loufoque #EnFranceAussi


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